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Israël rejette « catégoriquement » l’accusation de « génocide » à Gaza d’une commission mandatée par l’ONU

Le ministère israélien des Affaires étrangères a accusé les auteurs du rapport de "servir de relais au Hamas", ajoutant qu'ils sont "connus pour leurs positions ouvertement antisémites"

La présidente de la commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur les Territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, la Sud-Africaine Navi Pillay, s'exprimant lors d'un briefing aux États membres de l'ONU sur les enquêtes en cours de la commission dans les bureaux de l'ONU, à Genève, le 16 avril 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
La présidente de la commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur les Territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, la Sud-Africaine Navi Pillay, s'exprimant lors d'un briefing aux États membres de l'ONU sur les enquêtes en cours de la commission dans les bureaux de l'ONU, à Genève, le 16 avril 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Israël a « rejeté catégoriquement » mardi le rapport d’une commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies qui l’accuse de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.

« Israël rejette catégoriquement ce rapport biaisé et mensonger et appelle à la dissolution immédiate de cette commission d’enquête », a indiqué le ministère israéliendes Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministère a accusé les auteurs du rapport de « servir de relais au Hamas », affirmant qu’ils étaient « connus pour leurs positions ouvertement antisémites — et dont les déclarations horribles à l’égard des Juifs ont été condamnées dans le monde entier. »

La commission d’enquête a accusé mardi Israël de commettre un « génocide » à Gaza depuis octobre 2023 avec l’intention de « détruire » les Palestiniens, mettant en cause le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres responsables israéliens.

La commission, qui ne s’exprime pas au nom de l’ONU et qui est vivement critiquée par Israël, est arrivée « à la conclusion qu’un génocide se produit à Gaza et continue de [s’y] produire », a déclaré à l’AFP sa présidente, Navi Pillay.

Elle a conclu que les autorités et les forces de sécurité israéliennes avaient commis « quatre des cinq actes génocidaires » définis par la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime du génocide.

À savoir : « meurtre de membres du groupe ; atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle; et mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ».

Cette commission a conclu que le président israélien, Isaac Herzog, Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, avaient « incité à commettre un génocide et que les autorités israéliennes [n’avaient] pas pris de mesures » pour les en empêcher.

Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.

Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, affirme que plus de 64 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

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