La Grèce condamne la manifestation qui a empêché un paquebot israélien d’accoster
Le porte-parole du gouvernement grec a déclaré que "ni l'antisémitisme, ni aucune autre forme de fascisme ou de racisme ne seront tolérés en Grèce"
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Au lendemain d’une grande manifestation anti-Israël qui a empêché un paquebot de croisière appartenant à un Israélien d’accoster sur l’île grecque de Syros, obligeant ses 1 600 passagers à se dérouter vers Chypre, le porte-parole du gouvernement grec, Pavlos Marinakis, a condamné cet acte « scandaleux ».
« Aucune forme d’antisémitisme ne sera tolérée », a-t-il déclaré.
« Ni l’antisémitisme, ni aucune autre forme de fascisme ou de racisme ne seront tolérés en Grèce », a déclaré Marinakis dans une interview accordée mercredi à Parapolitika Radio 90.1 au sujet de cet incident, selon l’agence de presse AMNA.
« Je considère que ce qui s’est passé à Syros est scandaleux. Il n’y a pas de mots pour décrire cela. Il s’agit d’un incident qui, je dois le dire au nom du gouvernement grec, est isolé. Et les autorités doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que cela ne se reproduise plus jamais », a-t-il poursuivi.
« Toutes les mesures nécessaires doivent être prises pour garantir que les citoyens soient protégés lors de tels incidents, quelle que soit leur provenance, leur origine, leur religion ou toute autre caractéristique », a-t-il ajouté.
« Il n’est pas interdit de manifester… Si les citoyens doivent être transférés vers un endroit où ils peuvent parfaitement mener leur manifestation, alors cela doit être fait. »
« Il faut faire preuve de prudence quant à la frontière très mince qui sépare une manifestation d’un acte dirigé contre un individu, quelle que soit son origine ou sa religion », a-t-il souligné.
« Si certaines personnes, dont le comportement relève des dispositions de la loi antiracisme, doivent être arrêtées, alors elles doivent l’être. »
Marinakis a insisté sur le fait que cet incident n’avait causé « aucun problème » dans les relations entre la Grèce et Israël.
Avant que la décision de rediriger le navire vers Chypre ne soit prise, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait contacté son homologue grec, Giorgos Gerapetritis, pour lui demander « d’intervenir » afin de résoudre le problème.
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