Rechercher

Le combat d’un homme pour sauver 200 000 bibelots israéliens

Boris Gorbis a passé sa vie à courir les vide-greniers, les friperies et eBay à la recherche de souvenirs des premiers jours de l'État juif. Aujourd'hui, il souhaite s'assurer de leur avenir

Boris Gorbis a amassé l'une des plus importantes collections de souvenirs du sionisme du milieu du siècle dernier. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/JTA)
Boris Gorbis a amassé l'une des plus importantes collections de souvenirs du sionisme du milieu du siècle dernier. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/JTA)

JTA — Boris Gorbis peut parler pendant des heures de ce qui l’a amené à collectionner.

Cet Américain de 74 ans a amassé l’une des plus importantes collections de souvenirs sionistes – menorot produites en série, porte-serviettes, plats de Seder, plaques et autres tchotchkes NDLT : babioles] datant du milieu du siècle et provenant d’Israël. Il fut un temps où ces objets trônaient en bonne place chez les Juifs américains, avant qu’on s’en débarrasse ou qu’on les oublie.

Pour expliquer les racines de son obsession pour Israël, il convoque traditions juives, philosophie et fragments d’auto-psychanalyse. Avant de s’interrompre, dans un grand élan de candeur, et de parvenir à la cause la plus directe et authentique.

On était en plein dans les années 1980 et il rassemblait de vieilles menorot pour une action autour du thème de Hanoukka, à Los Angeles.

C’est alors qu’il est tombé sur une menorah un peu spéciale, dont la couleur vert émeraude, brillante, et la forme le saisissent : les bougies reposent sur des sortes de poings – le symbole de Lehi, l’organisation paramilitaire sioniste datant des années de l’Israël pré-étatique.

« Je ne me souviens pas de mon premier orgasme mais je me rapelle de cette première sensation de pénétration – ce que cela représentait, ce que cela signifiait, ce que c’était sur le plan esthétique », confie Gorbis lors d’une interview. « Rien de plus. Cela a donné le ton de ce qui allait suivre. »

La suite : des centaines de milliers d’objets qui ont envahi le manoir de Gorbis, à Hollywood Hills, (sans compter l’espace de stockage qu’il loue en plus) et lui imposent une mission désormais urgente, à savoir trouver un point de chute pour une collection évocatrice d’un pan de l’histoire juive, en des temps des plus difficiles, dictés par le pouls de la guerre à Gaza.

« Une exposition consacrée à cet attirail sioniste en ce moment ? Je n’y crois pas trop », admet Jenna Weissman Joselit, historienne de la vie juive américaine et de la culture matérielle à l’Université George Washington. « Même si on en organisait une, je n’ose imaginer comment elle serait accueillie. »

Des objets à la fois anciens et modernes

L’émerveillement qu’a ressenti Gorbis en voyant cette menorah vert émeraude a quelque chose de très personnel pour ne pas dire excentrique, ce qui n’empêche pas les spécialistes des arts décoratifs juifs de dire que ces objets relevaient d’un courant esthétique revêtu, à l’époque, d’une puissante signification culturelle.

Dans les décennies qui suivent la création de l’Etat d’Israël, les Juifs américains se mettent à collectionner ces bibelots réalisés en alliage puis peints en vert et recouverts d’une fausse patine pour donner l’illusion du cuivre ou du bronze. Joselit explique que ces objets étaient conçus pour être à la fois anciens et modernes.

« Ces objets évoquent les mines de cuivre du roi Salomon, mais avec un design très moderne », poursuit Joselit. « C’est un symbole parfait de la création de cet Etat d’Israël qui était tout sauf nouveau, à bien des égards. Israël joue alors sur ces courants en se présentant comme une sorte de phénix. Les gens voulaient avoir auprès d’eux un peu de cette histoire romancée. »

Et lorsqu’ils se rendent dans ce pays nouveau, sur cette terre ancienne, les Américains bourrent leurs valises d’un joyeux bric-à-brac : boîtes d’allumettes de restaurants dans lesquels ils dînent, cartes postales de lieux improbables, cendriers ou sous-verres ornés de grappes de raisin, d’olives et de lions – les icônes d’un peuple renaissant.

Serre-livres en métal représentant des personnages soufflant dans des shofars, évoquant l’ancienne tradition cérémonielle juive. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/ JTA)

La collection de Gorbis compte environ 200 000 objets et parmi eux, des documents éphémères comme des photographies anciennes, des papiers ou des disques.

Peu d’articles ont une réelle valeur marchande. Dans l’ensemble, ces reliques ont été produites en série dans des usines israéliennes pour les besoins des touristes juifs américains. Gorbis les a récupérés un par un dans les friperies et vide-greniers et, plus tard, sur eBay. Ces objets mis au rebut depuis longtemps déjà racontent ce que Gorbis estime être une histoire de la plus haute importance, malheureusement oubliée.

« C’est la preuve de l’histoire d’amour entre les Américains et l’idée d’un foyer juif », explique Gorbis en regrettant que cette relation ne soit plus aussi enchantée, aujourd’hui, entre Israël et la diaspora.

Gorbis n’est pas le seul à s’en soucier. Un petit groupe de collectionneurs et de spécialistes s’intéresse de près à ces objets, non pas malgré mais grâce à leur côté kitsch.

En sa qualité d’historienne et d’experte, Rachael Goldman recherche depuis des années l’origine et le fabricant de ces souvenirs. Elle a identifié une trentaine d’entreprises, parmi lesquelles Pal Bell, Dayagi-Hen Holon, Fantasia ou encore Hakuli.

« C’est de loin la plus importante collection qu’il m’ait été donné de voir », dit-elle au sujet du trésor de Gorbis.

Figurines artisanales représentant des personnages bibliques de la collection de Boris Gorbis. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/ JTA)

Goldman reconnaît que ce qui a fait le succès de ces articles, à leur époque, est précisément ce qui les éloigne d’une trajectoire muséale.

« Ces pièces n’ont pas été faites pour être exposées dans un musée », souligne-t-elle. « Elles l’ont été pour satisfaire les touristes, à des fins utilitaires. »

Que faire d’un tel legs ?

J’ai rencontré Boris Gorbis l’an dernier après un étrange coup de téléphone, un beau matin. Mon interlocuteur, Micha Keynan, se présente en me disant qu’il est lui aussi écrivain et israélien et qu’il vit à Los Angeles. Ce qu’il me dit ensuite tient de la proposition commerciale un brin énigmatique.

Citant à l’appui de son propos quelques uns de mes textes au sujet de musées juifs, Keynan me dit connaitre quelqu’un de riche qui a besoin d’aide. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler de Boris Gorbis, mais d’après Keynan, c’était quelqu’un de connu au sein de la communauté juive locale, un avocat à la retraite qui vivait dans un manoir de Hollywood Hills et possédait une grande collection de bibelots israéliens.

« Il veut vendre sa collection à un musée », m’annonce Keynan. « Peut-être connaitriez-vous quelqu’un ? »

« Je ne suis pas familier des accords entre collectionneurs et institutions culturelles, lui dis-je alors, mais en tant que journaliste, vous avez éveillé ma curiosité. »

A ce moment précis, je n’ai aucune idée de ce que sont ces tchotchkes ou de ce qu’ils peuvent bien valoir, mais j’ai une petite idée des musées susceptibles de s’y intéresser.

« Pourquoi ne pas aller le voir ? » suggère Keynan.

Une menorah vintage datant des premières années de l’État d’Israël. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/ JTA)

Le souhait de Gorbis, à son âge avancé, est de trouver un point de chute pour sa collection, ce qui nous arrive à tous, à un moment ou à un autre, quand on se demande ce qui va advenir de nos affaires à notre mort. Surtout quand, comme c’est souvent le cas, ces affaires sont à la fois inestimables et sans valeur marchande. La seule évocation de cette question peut suffire à faire monter le niveau d’angoisse, surtout lorsqu’elle se double du réel souci d’estimer la valeur de ce qu’on laissera.

D’emblée, il est clair que je ne peux pas être son agent mais, qu’à tout le moins, je peux utiliser le levier du journalisme – lequel me permet de demander presque n’importe quoi à n’importe qui – pour savoir s’il existe un marché pour les babioles de Gorbis.

Deux jours après mon entretien avec Keynan, je suis sur Sunset Boulevard, à la recherche de la route qui mène en haut de la montagne, jusqu’à la maison de Gorbis. Mes 15 minutes de route sur des routes escarpées et venteuses, avec en prime une collision évitée de justesse avec une camionnette venant en sens contraire, sont récompensées par l’une des vues les plus mythiques de tout Hollywood.

La maison de Gorbis est située sur une colline, ce qui la fait paraître petite depuis la rue, rien à voir avec ce que Keynan m’avait laissé entendre. Je frappe à la porte laissée entrouverte puis entre dans une maison aux allures de grotte, encadrée de gigantesques fenêtres qui donnent directement sur le canyon.

Il y a des œuvres d’art absolument partout; je tente de diriger mon regard sur une seule pièce lorsqu’une femme de ménage m’indique un escalier en colimaçon. Une fois descendu, j’entends quelqu’un m’appeler par mon nom et suis la voix en remontant un couloir sombre, jusqu’à une pièce aux allures de placard mais qui est en fait une chambre.

Gorbis y dort entouré d’étagères, d’armoires et de tables remplies de livres et d’objets, avec un tout petit espace pour entrer et sortir. Sa mauvaise santé le limite dans ses déplacements et c’est donc dans la chambre qu’il reçoit ses visiteurs. C’est aussi là qu’il fume, qu’il réalise ses projets artistiques (des figurines assemblées à partir de morceaux de plastique) et qu’il prend ses repas. Un peu plus tard, nous partageons un repas composé de fruits frais et de pain beurré avec du saumon.

Gorbis s’exprime avec ce léger accent du Vieux Monde, vêtu d’un T-shirt tout simple. Mais sa façon de coiffer ses cheveux et sa barbe, d’un blanc éclatant, laissent imaginer une vie autrement plus formaliste.

Gorbis examine la collection de souvenirs israéliens anciens qu’il s’est constituée au gré de vide-greniers et friperies et sur eBay. (Crédit : Asaf Elia-Shalev)

Il revient sur l’histoire de sa collection et celle du Musée Amérique-Israël qu’il avait aménagé dans son cabinet d’avocats, situé dans ce qui était alors le siège de l’éditeur de Hustler, Larry Flynt, une coïncidence dont il s’amuse. Son bail a expiré il y a de cela des années et la majeure partie de sa collection est aujourd’hui entreposée.

Il m’explique alors ce qui l’a amené à m’inviter.

« Je me sentais comme impérativement tenu de protéger ces objets et de les rassembler en un seul et même endroit, convaincu de faire quelque chose qui en valait la peine et dont on me serait reconnaissant », explique-t-il. « Je me suis trompé. »

Il s’avère que je suis sa dernière tentative pour trouver un point de chute à sa collection.

« Pendant la trentaine d’années où j’ai fait cela, pour des raisons que je ne m’explique pas, je n’ai pas réussi à fédérer autour de mon projet », dit-il. « Tous les appels, toutes les lettres que j’ai envoyés à Danny Danon [l’ambassadeur d’Israël à l’ONU] ou à Reuven Rivlin [l’ancien président d’Israël] et à d’autres. Le pire, c’est que je n’ai pas reçu une seule réponse, pas même un accusé de réception. »

Le trésor d’un seul homme

Les collectionneurs passionnés, dotés d’une vision personnelle convaincante, sont essentiels à la préservation de la culture mais cela ne passe pas toujours par une acquisition institutionnelle, explique Josh Perelman, conseiller principal et ancien conservateur en chef du Weitzman National Museum of American Jewish History à Philadelphie.

Tout en me disant qu’il manque singulièrement d’informations pour se prononcer sur la collection de Gorbis, Perelman précise que des collections comme la sienne peuvent avoir une dimension émotionnelle et culturelle, et refléter des aspects de l’identité juive américaine et de la relation avec Israël dignes d’être préservés.

Mais les musées ont des préoccupations pratiques qui se mettent souvent en travers du chemin : espace de stockage limité, peu de personnel et nécessité de s’aligner sur les priorités des conservateurs.

La maison de Boris Gorbis, à Hollywood Hills, est remplie de milliers de tchotchkes israéliens. (Crédit : Asaf Elia-Shalev/ JTA)

« Quand on accepte de nouvelles entrées dans les collections d’un musée, c’est un engagement à perpétuité », poursuit Perelman.

Malgré le manque d’intérêt des institutions culturelles et des décideurs, le fait que quelques universitaire prennent au sérieux ces objets juifs du quotidien a sur Gorbis les effets d’une validation intellectuelle.

« Ce ne sont pas des objets rares », pose d’emblée Laura Arnold Leibman, historienne de la culture matérielle juive et présidente de l’Association des études juives. « Mais c’est justement ça qui fait leur puissance. Ils nous enseignent de quelle manière les Juifs ordinaires exprimaient autrefois leur identité au quotidien, pas à la synagogue, mais à table, autour du petit-déjeuner ou dans une chambre d’amis. Ce que la plupart des archives omettent de raconter. »

Voici l’exemple parfait d’un objet qui, normalement, ne serait pas conservé dans un musée ou y serait difficilement admis : Leibman montre une petite cuillère à café en argent ramenée d’Israël par sa grand-mère, dans les années 1950.

« Un simple petit morceau de ferraille ramené d’Israël », commente-t-elle. « Mais pour moi, c’est bien plus. C’est ma grand-mère qui dit : « Cela fait partie de qui je suis. » La présence de son objet est le signe qu’elle pensait qu’il valait la peine d’être là. »

Les générations suivantes héritent non seulement des objets mais aussi du dilemme entre ce qui vaut la peine d’être conservé et le reste.

« Beaucoup de gens comme moi, lorsque vient le moment de vider la maison des parents ou grands-parents et de faire le tri, sont confrontés à ces questions », rappelle Leibman. « Parmi les innombrables objets de la maison de mes grands-parents, comment décider de ce que je vais garder et transmettre ? »

Gorbis a, une fois pour toutes, décidé de ne pas choisir, un « paradoxe » à ses yeux, compte tenu de sa trajectoire personnelle.

Né dans la ville ukrainienne d’Odessa, Gorbis fait partie de ces Juifs qui, en nombre, quittent l’Union soviétique au début des années 1970 lorsque le pays lève l’interdiction qui pesait jusqu’alors sur l’émigration juive. Il fait halte à Vienne où on lui donne le choix entre Israël et les États-Unis.

« Je n’avais vraiment pas envie d’aller dans un autre paradis collectiviste et de me battre pour m’y faire une place », explique-t-il en faisant allusion au cynisme que lui évoquait alors l’éthos utopique de cet Israël naissant, mâtiné de sionisme ouvrier et du mouvement des kibboutzim. Raison pour laquelle il porte son choix sur les États-Unis.

En Ukraine, Gorbis avait étudié l’ingénierie nucléaire et la linguistique avant de se spécialiser dans l’histoire et la littérature des langues romanes et germaniques. Une fois installé aux États-Unis, il devient avocat et commence à exercer en 1980, l’année de sa naturalisation. Il se fait une spécialité des affaires de droit des consommateurs et de dommages corporels.

À Los Angeles, il rencontre celle qui allait devenir sa femme, Eda, venue elle de Tbilissi, en Géorgie, alors partie de l’Union soviétique. Avec celle qui est une psychologue clinicienne réputée pour le traitement des troubles anxieux, et en particulier des troubles obsessionnels-compulsifs et du trouble dysmorphique corporel, il a deux fils.

Avec son accent américain, sa BMW et son cabinet d’avocats à Beverly Hills, Gorbis est l’archétype de l’immigrant soviétique assimilé, ce dont se font l’écho plusieurs articles de la presse des années 1980. Il donne de la voix contre les stéréotypes liant les immigrants russophones au crime organisé et défend les immigrants juifs venus d’Union soviétique, travaillant bénévolement à des demandes d’asile.

En 1980, il créé, avec d’autres, un réseau câblé pour les Juifs. Plus tard, il contribue à fonder la synagogue russe Habad de West Hollywood, à propos de laquelle il dira un jour à un journaliste que c’est sa réponse à la croyance soviétique selon laquelle « la religion est un poison ». Il siégera ensuite au conseil d’administration du Conseil des relations de la communauté juive de Los Angeles et au conseil national de l’American Jewish Committee.

Objectif atteint

Au moment de prendre ses habitudes dans son pays d’adoption, Gorbis remarque quelque chose : les Juifs américains ont tendance à se débarrasser des bibelots que leurs parents ou grands-parents avaient acquis dans les premiers temps de l’Etat d’Israël. Il tente alors de s’expliquer le phénomène et s’invente une histoire plus sombre que celle qu’il raconte aujourd’hui sur l’histoire d’amour oubliée entre les Juifs américains et Israël.

Cette histoire s’enracine dans une réaction à la Shoah : « A cette époque, il me semblait que ces bibelots étaient une façon pour les Juifs américains de s’entourer, même tardivement, de preuves symboliques et tangibles de l’existence de l’État juif afin de faire face à la honte et à la culpabilité d’avoir trahi leurs frères européens. »

Du point de vue de Gorbis, les enfants ont hérité des reliques, pas du fardeau.

« Ces tchotchkes ont fait leur travail en éteignant la culpabilité et la honte d’une génération », estime-t-il. « Pour la génération suivante, ce n’était plus un sujet : les gens n’avaient pas besoin de ce genre de dispositifs de communication symboliques. »

Inge Auerbacher, survivante du camp de concentration de Theresienstadt, évoque son enfance lors de la Journée fédérale inter-agences de commémoration de la Shoah 2013, au Lincoln Theater, le 17 avril 2013, à Washington, DC. (Photo de Lance Cheung / Domaine public)

Si les héritiers de ces objets ont pensé qu’ils ne valaient la peine d’être conservés, pour quelle raison Gorbis a-t-il vu les choses autrement ?

Ou comme il le dit lui-même : « Après avoir refusé d’aller en Israël, pour quelle raison ai-je consacré autant de temps, d’énergie, d’argent, de ressources et pourquoi cela m’a-t-il fait autant plaisir ? »

La réponse à ce questionnement est arrivée sur le tard, après le pogrom commis en Israël par le Hamas, le 7 octobre 2023, et la guerre qui s’en est suivie, lesquels ont remis en question sa perception d’Israël et les idéaux au coeur de sa collection.

« Je ne l’ai admis que récemment », conclut-il. « Je crois que j’ai collectionné toutes ces choses mû par la peur qu’Israël soit anéanti et disparaisse, avec le désir qu’il en reste des souvenirs, des choses tangibles. »

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.