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Le petit-fils de Ben Gurion : la présence d’un ministre « kahaniste » à la cérémonie commémorative est « irrespectueuse »

Yariv Ben-Eliezer a déclaré que le gouvernement n'aurait pas dû envoyer Yitzhak Wasserlauf, élu Otzma Yehudit, à la cérémonie nationale annuelle en l'honneur de son grand-père

Yariv Ben-Eliezer, petit-fils de David Ben Gurion, s'exprimant lors de la cérémonie nationale annuelle en l'honneur de son grand-père, à Sde Boker, le 26 novembre 2025. (Crédit : Capture d'écran/GPO)
Yariv Ben-Eliezer, petit-fils de David Ben Gurion, s'exprimant lors de la cérémonie nationale annuelle en l'honneur de son grand-père, à Sde Boker, le 26 novembre 2025. (Crédit : Capture d'écran/GPO)

L’un des petits-fils de David Ben Gurion a déclaré mercredi à un ministre du parti d’extrême droite Otzma Yehudit qu’il n’était pas le bienvenu à la cérémonie commémorative annuelle organisée en l’honneur du premier Premier ministre d’Israël.

Yariv Ben-Eliezer, fils de Geula, la fille de Ben Gurion, a interpellé Yitzhak Wasserlauf, le ministre du Développement du Néguev et de la Galilée, lors de la cérémonie organisée à Sde Boker pour marquer le 52ᵉ anniversaire de la mort du premier Premier ministre.

« Il est irrespectueux envers mon grand-père que le représentant du gouvernement ici présent soit issu d’un parti kahaniste », a déclaré Ben-Eliezer, s’exprimant spontanément après avoir récité le Kaddish, la prière de deuil, pour son grand-père.

Ben-Eliezer a ajouté que le parti de Wasserlauf nie « les croyances et les valeurs de mon grand-père, et [sa présence] est une provocation pour tous ceux qui aiment Ben Gurion ».

Le parti politique Kach, fondé par le rabbin extrémiste Meir Kahane, a été interdit en Israël dans les années 1980 pour racisme. Le fondateur d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a néanmoins souvent mentionné Kahane comme une source d’inspiration majeure et a été membre du mouvement de jeunesse Kach pendant son adolescence.

Ben Gurion était le fondateur du parti politique Mapaï, prédécesseur idéologique du parti Avoda.

Le ministre du Néguev, de la Galilée et de la Résilience nationale, Yitzhak Wasserlauf, en séance plénière, à la Knesset à Jérusalem, le 30 septembre 2024 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90).

Wasserlauf n’a pas pris la parole lors de la cérémonie commémorative.

S’exprimant à partir d’un discours préparé à la suite des remarques de Ben-Eliezer, le président Isaac Herzog a lancé un appel à la civilité et contre la polarisation.

« Alors que nous nous inquiétons de l’abîme de polarisation que l’année électorale pourrait entraîner, nous devons revenir à l’idée et à l’institution de l’esprit d’État », a déclaré Herzog.

Le président a ajouté que Ben Gurion savait qu’Israël devait « penser comme une nation. Placer ce qui est commun au-dessus des intérêts de son propre camp ».

Le président Isaac Herzog s’exprimant lors d’une cérémonie commémorative en l’honneur de David Ben Gurion, à Sde Boker, le 26 novembre 2025. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Herzog a expliqué que le premier Premier ministre d’Israël avait adopté une approche qui « nous oblige à rester unis et à parvenir à des ententes, des accords et même des décisions, de manière démocratique. À ne pas tourner le dos à nos frères et sœurs comme s’ils étaient nos ennemis ».

Le président a indiqué qu’il faisait une distinction entre l’unité et la fraternité.

« La fraternité est la clé d’une vie politique saine : elle n’efface pas les désaccords, mais reconnaît que, même en cas de profond désaccord sur la direction à prendre, nous restons membres d’une même famille », a-t-il souligné.

Alors qu’Israël entre dans une année électorale – le scrutin national devant se tenir avant octobre 2026 – Herzog a suggéré que la nation devait se rappeler « que chaque élection prend fin le lendemain matin ».

« Après les élections, il y aura des résultats. Certains se réjouiront, d’autres seront déçus. Mais à un niveau plus profond, cela importe moins que la question suivante : serons-nous encore capables de nous regarder dans les yeux, de vivre ensemble, de construire un avenir israélien commun ? »

Les propos tenus mercredi n’étaient pas la première sortie anti-gouvernement de la part de Ben-Eliezer lors de la cérémonie commémorative en l’honneur de son grand-père.

En 2020, le petit-fils de Ben Gurion faisait partie d’un groupe qui avait protesté contre la présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la cérémonie commémorative.

Les manifestants, avait-il déclaré à l’époque, « étaient venus de tout le pays pour exprimer leur protestation et dire : « Fuck Netanyahu, et vive Israël. »

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