Le Premier ministre fidjien et Netanyahu inaugurent l’ambassade des Fidji à Jérusalem
Sitiveni Rabuka salue le renforcement des liens bilatéraux à Jérusalem ; Gideon Saar le remercie "pour sa décision audacieuse, morale et historique"
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar ont célébré mercredi l’inauguration de l’ambassade des Fidji à Jérusalem aux côtés du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères fidjien Sitiveni Rabuka, a indiqué le bureau de Saar dans un communiqué.
L’événement a été qualifié « d’historique » par les autorités israéliennes, au regard du très petit nombre d’États disposant d’une représentation permanente dans la Ville sainte.
« Je souhaite reconnaître le lien spécial ainsi que l’amitié et la relation durables qui existent entre Fidji et l’État d’Israël, fondés sur nos intérêts communs, nos aspirations mutuelles [et] notre respect réciproque », a déclaré le Premier ministre fidjien, Sitiveni Rabuka, à l’occasion d’une cérémonie au ministère des Affaires étrangères israélien à Jérusalem après l’inauguration.
Saar a remercié Rabuka « pour sa décision audacieuse, morale et historique d’ouvrir une ambassade ici, dans notre capitale ancienne et éternelle ».
« Je continuerai à renforcer la position de Jérusalem en tant que capitale d’Israël et à œuvrer pour l’ouverture et le transfert d’autres ambassades à Jérusalem », a ajouté le ministre.
Les trois hommes ont posé pour une photo, Netanyahu et Rabuka arborant des salusalu, les guirlandes traditionnelles fidjiennes.
La quasi-totalité des pays entretenant une présence diplomatique formelle auprès des autorités israéliennes ont leur ambassade à Tel-Aviv.
Hormis les Fidji, seuls les Etats-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Paraguay disposent d’une ambassade à Jérusalem, en rupture avec le consensus international.
Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus âprement débattues du conflit israélo-palestinien. Après la guerre des Six Jours (1967), Israël a étendu sa souveraineté à Jérusalem-Est ; cette annexion n’a toutefois jamais été reconnue par l’ONU, qui, par la résolution 478 (1980), a demandé aux États de retirer leurs missions de la ville.
L’Autorité palestinienne (AP), dirigée par Mahmoud Abbas, souhaite faire de Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien pleinement souverain.
La querelle sur le statut de Jérusalem et la présence des ambassades étrangères a été ranimée quand le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël et a ordonné le transfert de l’ambassade américaine, inaugurée le 14 mai 2018. Ce geste a rompu des décennies de consensus diplomatique et suscité de vives condamnations internationales.
Le président argentin, Javier Milei, a annoncé en juin 2025 dans un discours devant le Parlement israélien que l’ambassade de son pays en Israël serait transférée à Jérusalem en 2026.
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