Rechercher

Les doyens d’université doivent s’engager à écarter la politique des campus, dit Kisch

Le ministre de l'Éducation brandit la menace d'un projet de loi accordant au gouvernement le contrôle des budgets des universités si elles ne se conforment pas ; les doyens dénoncent une "manœuvre électoraliste"

Le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, lors de la cérémonie de remise du Prix Israël, le jour du 78e anniversaire de l’indépendance, à Jérusalem, le 22 avril 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, lors de la cérémonie de remise du Prix Israël, le jour du 78e anniversaire de l’indépendance, à Jérusalem, le 22 avril 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mercredi, le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, a exigé que les doyens d’université s’engagent par écrit à interdire toute propagande politique sur les campus. Il a également menacé de faire adopter une loi prévoyant des sanctions financières à l’encontre de leurs établissements en cas de refus de cette mesure.

L’Association des doyens d’université, qui fédère les universités du pays, a annoncé qu’elle s’opposerait à cette demande, qu’elle a qualifiée de manœuvre électoraliste de la part de Kisch.

Des tensions persistent entre le gouvernement et certains responsables universitaires, qui contestent des mesures controversées qui ont été adoptées par la coalition ultra-conservatrice du Premier ministre Benjamin Netanyahu – parmi lesquelles la tentative de destitution de la procureure générale Gali Baharav-Miara et le vaste projet gouvernemental de refonte du système judiciaire.

Aux termes de la proposition défendue par Kisch, les présidents d’université s’engagent à « s’abstenir d’exprimer des opinions politiques ou de prendre des mesures institutionnelles à caractère politique » ainsi qu’à « veiller à ce que les activités des établissements ne soient pas perturbées, interrompues ou paralysées par des grèves motivées par des divisions ou des campagnes politiques ».

Dans une déclaration, Kisch a mis en garde les responsables universitaires : s’ils refusent, le gouvernement « promulguera un projet de loi porté par Avihai Boaron, député du Likud, qui consacrera dans la loi les limites des activités politiques autorisées sur les campus et qui, si nécessaire, annulera leurs budgets ».

Kisch a recommandé aux dirigeants universitaires désireux de promouvoir un programme politique de « donner leur démission et de se présenter aux élections ».

Le député Avihai Boaron avant une audience à la Cour suprême de Jérusalem, le 15 avril 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En réponse, l’Association des doyens d’université a déclaré : « Nous ne permettrons pas au ministre de mêler le monde universitaire à sa lutte pour sa survie politique. »

L’association a souligné que Kisch ne l’avait pas contactée avant de transmettre sa lettre aux médias, ajoutant : « Nous n’accepterons en aucun cas que la liberté d’expression et d’action soit restreinte, ni que l’indépendance de l’enseignement supérieur soit compromise. »

Il est regrettable, a-t-elle poursuivi, « qu’à l’heure où l’enseignement supérieur est victime de boycotts internationaux, le ministre choisisse de le fragiliser de l’intérieur à des fins électorales, dans l’espoir de récolter des voix aux primaires ».

Des élections nationales doivent se tenir en Israël au plus tard en octobre de cette année.

Selon le site Ynet, qui a cité des sources anonymes de l’enseignement supérieur, Kisch aurait, ces derniers mois, tenté de faire échouer le projet de loi, avant de revenir sur sa position – pour des raisons obscures, apparemment liées aux primaires.

Présentée en juillet, la proposition de loi de Boaron permettrait à l’État d’exercer un contrôle accru sur la supervision académique et sur les budgets universitaires. Le gouvernement disposerait d’un contrôle sur le Conseil de l’enseignement supérieur. Le ministre de l’Éducation verrait, quant à lui, ses pouvoirs budgétaires renforcés. Il aurait également la possibilité de remplacer les membres du Conseil de l’enseignement supérieur à l’issue des prochaines élections.

La commission des Lois devait débattre de cette proposition de loi en janvier, mais elle n’a finalement pas donné suite face à la ferme opposition de Kisch, a rapporté le quotidien Haaretz.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.