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Les Etats-Unis n’ont pas garanti à l’AP qu’ils ne déplaceraient pas l’ambassade

Un quotidien panarabe avait cité un responsable de Ramallah affirmant que l’administration Trump avait juré de ne pas tenir sa promesse électorale

L'ambassade des Etats-Unis à Tel Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)
L'ambassade des Etats-Unis à Tel Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)

Des sources palestiniennes ont démenti mercredi une information annonçant que Ramallah avait reçu des garanties de l’administration Trump, promettant que le déplacement de l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem ne se ferait pas de manière unilatérale.

L’article publié mercredi matin dans le quotidien londonien arabophone Asharq Al-Awsat citait une source palestinienne anonyme affirmant que les responsables de l’Autorité palestinienne (AP) à Ramallah étaient « soulagés » par ces garanties.

Le président américain Donald Trump a promis à plusieurs reprises pendant sa campagne de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem. Ces derniers jours, bien qu’ayant confirmé que cette mesure était étudiée, son administration a cependant signalé que le déplacement ne serait pas immédiat. Certains responsables politiques israéliens de droite ont néanmoins parlé du sujet comme d’un fait accompli, ce qui a été perçu comme une tentative de faire pression sur l’administration.

Interrogées sur l’article de mercredi, plusieurs sources palestiniennes l’ont catégoriquement démenti, affirmant que les Etats-Unis n’avaient donné aucune garantie.

L’article d’Asharq Al-Awsat a été précédé par un autre, publié mardi dans le quotidien palestinien Al-Quds, qui citait des sources dites proches de Trump déclarant qu’il n’était pas impatient de déplacer l’ambassade. Al-Quds annonçait également que le gouvernement britannique tentait de convaincre Trump de revenir sur sa promesse électorale.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Beit Sahur, en Cisjordanie, près de Bethléem, le 6 janvier 2017. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Beit Sahur, en Cisjordanie, près de Bethléem, le 6 janvier 2017. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Mardi, le consul américain à Jérusalem, David Blum, a rencontré le président de l’AP Mahmoud Abbas, et le négociateur palestinien en chef, Saeb Erekat, a annoncé la radio publique israélienne.

Ahmad Majdalani, un responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) considéré comme proche d’Abbas, a déclaré mercredi que les responsables palestiniens pensaient, d’après les déclarations publiques de l’administration Trump, que le sujet, s’il n’était pas gelé, n’était cependant pas une priorité pour Washington.

Le roi Abdallah II de Jordanie doit commencer mercredi des visites officielles à Moscou et Washington, où il devrait aborder les objections palestiniennes au déplacement de l’ambassade. Amman a dirigé les efforts des états arabes pour s’opposer à la mesure. Le roi a rencontré Abbas ces derniers jours pour discuter du sujet.

Répondant à l’article de mercredi, un ministre israélien proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que le gouvernement était « assis dans les gradins » sur le débat de l’ambassade.

« Je suppose que ce sujet sera débattu aux Etats-Unis pendant un certain temps. Nous savons que le sujet a toujours fait l’objet d’un désaccord interne entre le Congrès, qui a demandé dans une loi que le département d’Etat déplace l’ambassade, et les différentes administrations qui ont promis ce qu’elles ont promis puis sont revenues dessus », a déclaré à la radio publique israélienne Tzahi Hanegbi, ministre de la Coopération régionale.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzahi Hanegbi en 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzahi Hanegbi en 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Pourtant, a déclaré Hanegbi, « je n’ai aucun doute, la décision finale ne sera pas la même que celle des administrations précédentes. Cela pourra être créatif, peut-être un [déplacement] petit à petit. »

Il a ajouté que même sans déplacer l’ambassade, un geste de Washington pour reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël pourrait être très important.

Lundi, l’attaché de presse de la Maison Blanche, Sean Spicer, avait déclaré qu’ « aucune décision » n’avait encore été prise à ce sujet.

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