Les US incluent le plan en 20 points de Trump dans la résolution de l’ONU créant une force de sécurité à Gaza
Le plan en 20 points a été ajouté à la résolution en annexe, un procédé qui permettrait de consacrer la proposition de Trump, l'inscrivant dans le droit international.
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Ainsi que le révèle une copie obtenue et vérifiée par le Times of Israel, les États-Unis ont ajouté l’intégralité du texte du plan en 20 points du président américain Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre à Gaza à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qu’ils cherchent à faire adopter afin de mettre en place une force internationale de stabilisation à Gaza.
Le plan en 20 points a été ajouté à la résolution en annexe, un procédé qui permettrait de consacrer et d’inscrire la proposition de Trump dans le droit international.
Un diplomate européen a confié au Times of Israel que cet ajout avait été effectué au cours des dernières 48 heures.
Si les États-Unis ont, cette semaine, organisé des consultations sur cette résolution avec d’autres membres du Conseil de sécurité ainsi qu’avec des délégations de l’Égypte, du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Organisation de libération de la Palestine, ils ne semblent toutefois pas disposés à apporter des modifications significatives, a rapporté le diplomate, confirmant ainsi les informations parus dans le New York Times.
L’un des rares changements effectués ces derniers jours concerne le transfert de l’administration de Gaza du Conseil de paix imaginé par les États-Unis à l’Autorité palestinienne.
Selon les premières versions de la résolution parrainée par les États-Unis, ce transfert ne pourrait avoir lieu tant que l’Autorité palestinienne « n’aurait pas mené à bien son programme de réforme, dont l’appréciation reviendrait au [Conseil de paix] ».
Mais la dernière version obtenue par le Times of Israel stipule que le transfert aura lieu lorsque l’Autorité palestinienne « aura mené à bien son programme de réforme tel que décrit » dans le plan en 20 points de Trump.
Or le plan en 20 points ne donne que peu de détails sur le programme de réforme, se référant à « diverses propositions, notamment le plan de paix du président Trump en 2020, et la proposition franco-saoudienne formulée au début de cette année ».
Le plan de 2020 n’inclut pas de programme de réforme explicite. Il dresse une longue liste de tâches que l’Autorité palestinienne doit accomplir pour obtenir un État. Parmi ces tâches, la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif – une mesure que Ramallah refuse depuis longtemps, arguant que sa reconnaissance d’Israël en 1993 dans le cadre des accords d’Oslo est suffisante.
Le plan franco-saoudien énumère les critères de réforme à satisfaire. Il s’agit de l’abolition du programme controversé de l’Autorité palestinienne de rémunération des coupables de meurtres de Juifs, de la suppression de tout contenu incitant à la violence dans les manuels et programmes scolaires de Ramallah, ainsi que de la tenue d’élections.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a signé en février une loi supprimant l’ancien programme social de Ramallah qui prévoyait le versement d’une aide financière aux prisonniers en fonction de la durée de leur peine. Il s’est également engagé à organiser des élections dans l’année suivant la fin de la guerre. Il a en outre annoncé en septembre que l’Autorité palestinienne était en train d’élaborer des programmes scolaires conformes aux normes de l’UNESCO, et que la réforme serait achevée dans un délai de deux ans.
la Communauté du Times of Israël !







