La commission de la Santé de la Knesset a voté en faveur de la nomination du député Yoni Meshriki (Shas) à la présidence, en remplacement de la députée Limor Son Har Melech (Otzma Yehudit). Cette décision marque un apaisement des tensions, le parti ultra-orthodoxe s’étant retiré du gouvernement en juillet en raison du renforcement des sanctions contre les réfractaires à la conscription et de l’absence de projet de loi.
Le porte-parole de Son Har Melech a déclaré au Times of Israel que cette décision était « attendue » et qu’il avait toujours été entendu qu’elle n’était qu’une « solution provisoire jusqu’à ce qu’un accord soit conclu avec Shas ».
Dans un communiqué publié hier soir, Shas a annoncé que Meshriki reprendrait ses fonctions, soulignant que le parti « a le droit de présider une commission de la Knesset même s’il ne fait pas partie de la coalition, comme il est d’usage pour une faction d’opposition de la taille de Shas ».
En octobre, Shas s’était officiellement retiré de toutes les fonctions qu’il occupait au sein de la coalition à la Knesset, y compris la présidence de la commission de la Santé, alors dirigée par Meshriki, en raison de l’échec de la coalition à adopter une loi réglementant le statut des Haredim étudiant en yeshiva. Le poste est resté vacant pendant deux mois jusqu’à ce que Son Har Melech le reprenne en décembre.
Malgré cela, et malgré la déclaration du parti, Shas est en réalité toujours membre de la coalition, mais pas du gouvernement, contrairement à son homologue ultra-orthodoxe, le parti Yahadout HaTorah, qui a quitté à la fois le gouvernement et la coalition l’été dernier.
Alors que le gouvernement s’efforce de faire adopter un projet de loi dont le succès est lié à l’adoption cruciale du budget de l’État, des efforts sont déployés pour améliorer les relations avec le parti et s’assurer ses votes.
Le retour de Meshriki à la tête de la commission de la Santé marque un réchauffement des relations entre le parti ultra-orthodoxe et le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Un projet de loi d’exemption n’a pas encore été adopté, mais son projet actuel est soutenu par Shas, ainsi que par la faction Degel Hatorah de Yahadout HaTorah.