Tucker Carlson en visite en Israël pour interviewer Mike Huckabee
Le célèbre conservateur, critique de l'État juif, a néanmoins décliné l'invitation de l'ambassadeur américain de prolonger son séjour en Israël, et aurait même déjà quitté le pays

Le chroniqueur conservateur controversé Tucker Carlson est arrivé mercredi en Israël où il doit interviewer l’ambassadeur des États-Unis Mike Huckabee.
Carlson a posté une photo prise à l’aéroport Ben Gurion, accompagnée de la légende « Salutations d’Israël ».
Si Huckabee, qui connaît Carlson depuis plus de 30 ans, l’avait invité à rester quelques jours en Israël, le chroniqueur a décliné l’invitation, selon les informations recueillies par le Times of Israel.
Selon certaines sources, Carlson a déjà quitté le pays.
Greetings from Israel. pic.twitter.com/1uBWvqBNST
— Tucker Carlson (@TuckerCarlson) February 18, 2026
Dans un épisode diffusé la semaine dernière de son podcast, « The Tucker Carlson Show » — dans lequel Carlson s’en prend régulièrement à Israël en utilisant des termes que beaucoup qualifient de tropes antisémites classiques —, l’animateur a accusé Huckabee de ne pas en faire assez pour assurer un traitement digne aux chrétiens en Israël, incitant Huckabee à répondre sur X : « Au lieu de parler de moi, pourquoi ne pas venir parler avec moi ? »
Carlson a finalement accepté l’invitation. Les deux personnalités ont fait savoir qu’elles s’efforçaient d’organiser une interview.
Le mois dernier, lors d’un autre affrontement, Huckabee a vivement critiqué Carlson sur X pour des commentaires qu’il avait faits l’année dernière, dans lesquels il niait que le Hamas était un groupe terroriste et affirmait qu’il « s’apparentait davantage à une organisation politique ».
Israël a dans un premier temps envisagé d’interdire à Carlson d’entrer dans le pays pour cette visite prévue, avant de renoncer à cette mesure pour ne pas provoquer un « incident diplomatique », selon une information de la Treizième chaîne.
Lors d’un récent discours prononcé lors de la 51ᵉ mission annuelle de leadership de la Conférence des présidents en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’influenceur de droite de « Père Coughlin de notre époque », en référence à Charles Coughlin, un prêtre populaire à la radio dans l’Amérique d’avant la Seconde Guerre mondiale et connu pour ses émissions antisémites.
À la suite du discours de Netanyahu, William Daroff, dirigeant de la Conférence des présidents, avait ajouté : « Ce qui a arrêté le père Coughlin, c’est lorsque l’Église catholique, qui le soutenait, s’est levée pour le dénoncer. Aujourd’hui, le mouvement conservateur américain devrait faire exactement la même chose que ce qui a été fait au père Coughlin, c’est-à-dire dénoncer et condamner la politique publique. »







