Les groupes kurdes refusent de se retirer d’Alep après la trêve
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Les groupes kurdes d’Alep se sont engagés à défendre leurs quartiers contre les forces gouvernementales, rejetant les conditions du cessez-le-feu déclarées par Damas qui exigent le retrait des combattants kurdes de la ville syrienne où des affrontements ont fait rage cette semaine.
Les violences, à Alep, ont mis en évidence une profonde fracture entre le gouvernement islamiste du président Ahmed al-Sharaa et les forces kurdes, qui ont résisté à ses efforts visant à placer leurs combattants sous une autorité centralisée.
Au moins neuf civils ont été tués et plus de 140 000 ont fui leurs habitations. Ni le gouvernement ni les forces kurdes n’ont annoncé le nombre de victimes parmi leurs combattants.
Le cessez-le-feu annoncé dans la nuit par le ministère de la Défense exigeait le retrait des forces kurdes vers le nord-est, contrôlé par les Kurdes. Ce qui mettrait effectivement fin au contrôle kurde sur les poches d’Alep tenues par les forces kurdes depuis le début de la guerre civile syrienne, une guerre qui avait éclaté en 2011.
Mais dans un communiqué, les conseils kurdes qui dirigent les quartiers de Sheikh Maksoud et Ashrafiyah à Alep ont affirmé que les appels au départ s’apparentaient à « un appel à la reddition » et que les forces kurdes vont au contraire « défendre leurs quartier ». Ils ont accusé les forces gouvernementales de procéder à des bombardements intensifs.
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