L’Ouganda approuve l’envoi de troupes au sein de la force internationale à Gaza
Le député Hassan Kirumira estime que ce déploiement risque de susciter des « interrogations diplomatiques » pour un pays membre de l’Organisation de la coopération islamique
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Les autorités ougandaises ont obtenu l’accord du Parlement pour déployer des forces à Gaza dans le cadre de la force internationale proposée par le Conseil de paix du président américain Donald Trump, laquelle sera chargée de sécuriser le territoire suite à la guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas.
Cette motion, portée par le ministre de la Défense, marque la première manifestation publique de la volonté de l’Ouganda de rejoindre la Force internationale de stabilisation (ISF) pour Gaza. Le Maroc s’est également engagé à fournir des effectifs pour cette mission.
Le député Hassan Kirumira estime que ce déploiement risque de susciter des « interrogations diplomatiques » pour un pays membre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
La « grande question » que les partisans de ce déploiement devront clarifier est la suivante : « De quel côté notre armée va-t-elle se battre ? », a-t-il déclaré au Parlement.
Le ministre de la Défense, Kiryowa Kiwanuka, cherchant à obtenir le soutien des députés, a pour sa part souligné les capacités militaires de l’Ouganda, acquises lors de ses missions de maintien de la paix dans des pays tels que la Somalie.
Samedi, une statue à l’effigie de Yonatan Netanyahu, le frère du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été dévoilée dans l’ancien terminal de l’aéroport d’Entebbe, où il a trouvé la mort en 1976 alors qu’il dirigeait une unité d’élite de l’armée israélienne lors d’une opération de sauvetage d’otages.
« L’amitié entre l’Ouganda et Israël va bien au-delà des événements de 1976. Nos deux pays entretiennent depuis longtemps de bonnes relations, fondées sur le respect mutuel et la coopération concrète », a déclaré le chef d’état-major ougandais, le général Muhoozi Kainerugaba, lors de la cérémonie, selon The Kampala Post..
Cette force, proposée en février par le Conseil de paix de Trump, serait dirigée par le général américain Jasper Jeffers. Ce dernier a déclaré en mai que cette force, dont l’effectif est estimé à 20 000 hommes, garantirait « une prospérité future et une paix durable ». Un chiffre qui n’est pas encore du tout définitif.
La semaine dernière, Trump a annoncé un accord prévoyant le désarmement du Hamas et le retrait de l’armée israélienne de Gaza. Aux termes de cet accord, la Force internationale de stabilisation (ISF) serait déployée à Gaza une fois achevé le retrait progressif des soldats israéliens.
Après la publication du texte de l’accord, Israël a fait part de ses « profondes inquiétudes » sur le plan de la sécurité concernant cet accord.
Le Conseil de paix envisage en outre la création d’une zone humanitaire pilote dans la région de Rafah, au sud de Gaza, d’où les soldats israéliens se retireraient pour être remplacés par des membres de l’ISF. Cet arrangement permettrait à un premier groupe de Gazaouis préalablement sélectionnés de quitter le territoire contrôlé par le Hamas.
Alors que trois autres pays (l’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo) ont également accepté de fournir des hommes à l’ISF, c’est le Maroc qui devrait être le premier à déployer ses troupes à Gaza, ont déclaré au Times of Israel des responsables proches des projets du Conseil de paix.
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