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La Jordanie assure Téhéran qu’elle n’autorisera pas l’usage de son territoire pour une attaque contre l’Iran

Téhéran dit qu'un "cadre" de négociations sera finalisé dans les prochains jours avec les États-Unis ; Witkoff attendu demain en Israël pour rencontrer Netanyahu et Zamir ; Point de passage de Rafah : 50 personnes transiteront par jour dans chaque sens – médias

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi s'adressant aux médias à son arrivée au Conseil européen de Bruxelles, le 27 mai 2024. (Crédit : Geert Vanden Wijngaert/AP)
Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi s'adressant aux médias à son arrivée au Conseil européen de Bruxelles, le 27 mai 2024. (Crédit : Geert Vanden Wijngaert/AP)

L’AP accuse Israël d’avoir « lentement exécuté » un prisonnier palestinien décédé une semaine après sa libération

L’agence de l’Autorité palestinienne (AP) chargée des prisonniers accuse Israël d’avoir « exécuté » un homme de 67 ans, décédé plus tôt dans la journée, une semaine après sa libération d’une prison israélienne.

Selon l’AP, Khaled al-Saifi, originaire du camp de réfugiés de Dheisheh, près de Bethléem, en Cisjordanie, a été libéré de la prison d’Ayalon, à Ramleh, « dans un état très critique », après avoir reçu deux vaccins en fin de détention administrative de quatre mois. Cette pratique controversée permet de détenir des personnes soupçonnées de terrorisme sans inculpation pendant des mois.

L’Administration pénitentiaire israélienne (IPS) n’a pas encore répondu à une demande de commentaire.

Selon l’agence, Saifi était initialement détenu à la prison d’Ofer, puis transféré à Ayalon lorsque son état de santé s’est détérioré, après avoir reçu deux vaccins administrés par les autorités pénitentiaires.

Le premier, qui était « censé être un vaccin contre la grippe », aurait provoqué une infection grave et le second n’aurait fait qu’aggraver son état. Les autorités pénitentiaires l’ont alors libéré, selon l’agence.

Elle n’a pas précisé la nature du deuxième vaccin, ni quand les vaccinations ont eu lieu, ni à quel intervalle elles ont été administrées.

Dans un communiqué distinct, l’agence a indiqué que Saifi souffrait d’une affection médicale préexistante. Elle a également indiqué qu’il avait été détenu à deux reprises pour des raisons administratives pendant la guerre à Gaza, « malgré son âge avancé et son besoin de soins médicaux ».

Trump réaffirme qu’une importante flotte américaine se dirige vers l’Iran

Le président américain Donald Trump s'adressant aux journalistes, au complexe de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)
Le président américain Donald Trump s'adressant aux journalistes, au complexe de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

Le président américain, Donald Trump, a réaffirmé qu’une importante flotte de navires militaires américains se dirigeait vers l’Iran.

« Nous sommes en pourparlers avec l’Iran. Nous verrons comment cela évoluera », a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale.

« J’aimerais qu’un accord soit négocié. Je ne sais pas si cela se produira », a-t-il ajouté.

Au moins 3 Palestiniens hospitalisés après une attaque perpétrée par des extrémistes juifs en Cisjordanie

Au moins trois personnes ont été hospitalisées ce soir après que des extrémistes juifs ont attaqué des maisons palestiniennes à Kharaba, près du village de Samu, dans le sud de la Cisjordanie, selon les médias palestiniens et des militants israéliens.

L’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne (AP), WAFA, a affirmé que des résidents d’implantations voisines avaient mené l’attaque en présence de soldats israéliens. Selon le média, un homme a été blessé et un homme ainsi qu’une femme ont perdu connaissance après avoir été aspergés de gaz lacrymogène. Les trois victimes auraient été transportées à l’hôpital de Yatta, situé à proximité.

Des militants israéliens de la localité voisine de Masafer Yatta ont affirmé qu’une dizaine d’extrémistes juifs avaient lancé des pierres et aspergé de gaz lacrymogène les habitants de Kharaba et que quatre d’entre eux avaient dû être hospitalisés.

Les militants ont diffusé des images montrant des secouristes en train de poser un masque à oxygène à une femme âgée et de s’occuper d’hommes allongés sur le dos sur la route.

Aucune arrestation n’a été signalée. L’armée israélienne n’a pas encore répondu à une demande de commentaires, notamment concernant le rapport de l’agence WAFA selon lequel des soldats se trouvaient à Kharaba au moment de l’attaque.

Quelques heures plus tôt, Tsahal avait arrêté trois Palestiniens à Samu, qui auraient agressé des bergers juifs dans la région la veille.

Des soldats de l’armée israélienne arrêtant trois Palestiniens soupçonnés d’avoir agressé des bergers, en Cisjordanie le 2 février 2026. (Crédit : Police israélienne)

Le maire d’une ville du sud soupçonné de corruption aurait été assigné à résidence – média

Illustration : De nouveaux billets en shekels, le 24 septembre 2023. (Crédit : Hadar Youavian/Flash90)
Illustration : De nouveaux billets en shekels, le 24 septembre 2023. (Crédit : Hadar Youavian/Flash90)

Ce matin, la police a libéré le maire d’une ville du sud après l’avoir placé en détention, ainsi que d’autres fonctionnaires municipaux et hommes d’affaires, pour les interroger sur des soupçons de corruption.

Le politicien et ses acolytes sont soupçonnés d’avoir détourné des dizaines de millions de shekels de dons destinés aux affaires sociales des habitants pendant la guerre.

Selon la presse israélienne, le maire a été libéré sous certaines conditions, notamment l’interdiction de se rendre dans les bureaux de sa municipalité ou de contacter d’autres personnes impliquées dans l’affaire pendant une semaine.

Les autres suspects, dont quatre hommes d’affaires, deux chefs de département de la municipalité, le chauffeur du maire et deux de ses assistants, ont également été libérés sous conditions restrictives, selon le journal Haaretz.

L’unité des crimes majeurs Lahav 433 de la police a mené une enquête secrète de plusieurs mois sur la corruption présumée et a rendu l’affaire publique ce matin, après avoir perquisitionné les lieux de travail et les domiciles des suspects. Le nom de la ville n’a pas été rendu public.

Un juge prolonge la détention d’un proche du chef du Shin Bet soupçonné dans une affaire de contrebande à Gaza

Illustration : Des Gazaouis se précipitant vers des camions transportant de l'aide humanitaire alors qu'ils traversent Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, le 9 novembre 2025. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP)
Illustration : Des Gazaouis se précipitant vers des camions transportant de l'aide humanitaire alors qu'ils traversent Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, le 9 novembre 2025. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP)

Un juge a prolongé la détention d’un proche du chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, David Zini, qui est détenu parce qu’il est soupçonné d’avoir aidé à faire passer des marchandises à Gaza dans le cadre d’un vaste réseau de contrebande, a rapporté la presse israélienne.

Sa détention a été prolongée d’un jour.

Il fait partie d’un groupe d’une dizaine de personnes soupçonnées d’avoir profité de leur position dans l’armée pour faire passer en contrebande des articles interdits depuis Israël vers l’enclave. Ils auraient fait passer des marchandises d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de shekels.

Outre le proche de Zini, le tribunal d’Ashkelon a également prolongé la détention de deux autres suspects dans cette affaire.

La police a demandé au tribunal de prolonger de deux jours la détention de treize autres suspects, après avoir reporté le dépôt des accusations. Les mises en accusation étaient attendues aujourd’hui, mais elles ont été reportées, selon certaines informations.

La semaine dernière, le tribunal d’Ashkelon avait publié un communiqué révélant qu’un des suspects était un parent de Zini, mais soulignant que le chef du Shin Bet n’avait aucun lien avec le scandale présumé.

Néanmoins, Zini a été écarté de l’affaire à la suite d’une réunion d’urgence sur le sujet, présidée par la procureure générale Gali Baharav-Miara, a rapporté le journal Haaretz.

L’agence de sécurité intérieure a joué un rôle majeur dans cette affaire et est chargée d’interroger tous les suspects impliqués dans ce trafic présumé, à l’exception du proche de Zini, qui a été interrogé par la police.

Lapid après une mise à jour sur la sécurité avec Netanyahu : « Israël est uni contre l’Iran »

Montage photos (de gauche à droite) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un débat dit "des 40 signatures", dans la salle plénière de la Knesset, le 8 décembre 2025 ; le chef de l'opposition et chef du parti Yesh Atid, le député Yaïr Lapid, dirigeant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 1ᵉʳ décembre 2025. (Crédits : Chaïm Goldberg/Flash90 ; Yonatan Sindel/Flash90)
Montage photos (de gauche à droite) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un débat dit "des 40 signatures", dans la salle plénière de la Knesset, le 8 décembre 2025 ; le chef de l'opposition et chef du parti Yesh Atid, le député Yaïr Lapid, dirigeant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 1ᵉʳ décembre 2025. (Crédits : Chaïm Goldberg/Flash90 ; Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, se sont rencontrés pour faire le point sur la situation sécuritaire, une réunion initialement prévue la semaine dernière.

« L’ensemble de l’État d’Israël est uni contre l’Iran », a écrit Lapid sur les réseaux sociaux à l’issue de la réunion, qui s’est déroulée dans un contexte de tensions entre le Premier ministre et le chef de l’opposition à la Knesset et sur le réseau social X.

« Nous sommes tous d’accord sur l’importance de faire face à cette menace », a-t-il ajouté.

« Il est important que Téhéran sache qu’Israël est uni contre le terrorisme du régime. »

Zamir : L’armée est dans une « période d’amélioration de sa préparation à la guerre »

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, s'exprimant lors d'une conférence militaire dans une base militaire, le 2 février 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, s'exprimant lors d'une conférence militaire dans une base militaire, le 2 février 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Dans un contexte de tensions persistantes avec l’Iran, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré que Tsahal était dans une « période d’amélioration de sa préparation à la guerre ».

« Nous devons continuer à tirer les leçons des événements du 7-Octobre, renforcer notre posture de défense et nous préparer à mener des actions offensives sur tous les théâtres d’opérations », a déclaré Zamir lors d’une conférence avec des officiers supérieurs, selon les propos rapportés par Tsahal, faisant référence au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

« Tsahal se prépare à plusieurs scénarios possibles, et nous devons rester vigilants et constamment prêts à remporter une victoire décisive dans une guerre sur plusieurs fronts », a-t-il ajouté.

Les membres du comité technocratique de Gaza devraient rentrer dans l’enclave via Rafah la semaine prochaine – responsables

Ali Shaath, haut responsable du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), signant la déclaration de mission du NCAG, sur une photo publiée sur son compte X le 17 janvier 2026. (Crédit : Ali Shaath/X)
Ali Shaath, haut responsable du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), signant la déclaration de mission du NCAG, sur une photo publiée sur son compte X le 17 janvier 2026. (Crédit : Ali Shaath/X)

Le comité technocratique palestinien, chargé de gérer les affaires courantes de Gaza à la place du groupe terroriste du Hamas, devrait entrer dans l’enclave la semaine prochaine, ont déclaré au Times of Israel un responsable américain et un diplomate arabe.

Le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), composé de douze membres, tient des réunions au Caire depuis sa création le mois dernier.

Tous ses membres sont originaires de Gaza, même s’ils résident en dehors de la bande de Gaza depuis quelques années.

Les membres du NCAG entreront de nouveau dans l’enclave par le poste-frontière de Rafah, qui a rouvert aujourd’hui pour la première fois depuis un an aux piétons, ont déclaré le responsable américain et le diplomate arabe.

Une troisième source proche du dossier a indiqué que le NCAG serait basé à l’ouest de la « Ligne jaune », la ligne de démarcation du cessez-le-feu, dans une zone qui n’est pas encore sous le contrôle de l’armée israélienne.

Netanyahu : « Quiconque attaquera Israël devra faire face à des conséquences insupportables »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant lors d'une session plénière à l'occasion du 77ᵉ anniversaire de la Knesset, le 2 février 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant lors d'une session plénière à l'occasion du 77ᵉ anniversaire de la Knesset, le 2 février 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Nous sommes prêts à faire face à tous les scénarii », a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, dans un discours prononcé devant la Knesset, alors que les tensions sont vives en raison d’une possible attaque américaine contre l’Iran, à la suite de la répression sanglante des manifestants anti-régime.

L’Iran a menacé de frapper des cibles israéliennes et américaines en représailles.

« Quiconque nous attaquera devra faire face à des conséquences insupportables », a ajouté le Premier ministre.

Un destroyer américain mène un « exercice maritime de routine » avec la marine israélienne en mer Rouge

Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Delbert D. Black menant un exercice maritime de routine avec la corvette de classe Saar 5 INS Eilat de la marine israélienne en mer Rouge, après une escale prévue, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Delbert D. Black menant un exercice maritime de routine avec la corvette de classe Saar 5 INS Eilat de la marine israélienne en mer Rouge, après une escale prévue, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Après avoir quitté le port d’Eilat, en Israël, le destroyer américain USS Delbert D. Black a mené un « exercice maritime de routine » avec la corvette INS Eilat de classe Saar 5 de la marine israélienne, en mer Rouge, a indiqué la marine américaine.

« Cet entraînement conjoint a démontré le solide partenariat militaire entre la 5ᵉ flotte américaine et la marine israélienne », a déclaré le Commandement du Centre des forces navales américaines (NAVCENT), la composante navale du Commandement du Centre américain (CENTCOM).

Dans son propre communiqué, l’armée israélienne a déclaré que cet exercice « s’inscrivait dans le cadre de la coopération continue entre la marine israélienne et la 5ᵉ flotte américaine dans la région de la mer Rouge ».

Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke, l’USS Delbert D. Black, a jeté l’ancre vendredi dans le port d’Eilat pour une « escale prévue », avant de repartir hier, selon le NAVCENT.

« L’arrivée du destroyer dans ce port souligne l’étroite coopération entre les deux marines et les armées respectives », a déclaré Tsahal.

Cette arrivée s’est produite dans un contexte de tensions régionales, suite aux menaces du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran pour sa répression sanglante des manifestants anti-régime, et aux menaces de l’Iran de frapper des cibles israéliennes et américaines en représailles.

Selon l’armée israélienne, cette arrivée était une « visite de routine prévue à l’avance et s’inscrivant dans le cadre de la coopération stratégique » entre Tsahal et l’armée américaine.

Tsahal a éliminé 4 terroristes qui s’étaient approchés de ses troupes dans le nord de Gaza

Illustration : Des soldats de la Brigade Golani en opération à Rafah, près de la « Ligne jaune » à Gaza, sur cette photo diffusée le 15 décembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)
Illustration : Des soldats de la Brigade Golani en opération à Rafah, près de la « Ligne jaune » à Gaza, sur cette photo diffusée le 15 décembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a déclaré avoir éliminé quatre terroristes palestiniens qui s’étaient approchés de ses troupes, près de la ligne de cessez-le-feu, au nord de la bande de Gaza, plus tôt dans la journée.

Selon Tsahal, les quatre terroristes « opéraient près de la Ligne jaune », qui sépare les zones de Gaza contrôlées par Israël de celles contrôlées par le groupe terroriste palestinien du Hamas, et s’approchaient des réservistes de la Brigade Alexandroni « d’une manière qui constituait une menace immédiate ».

« Immédiatement après les avoir identifiés, les soldats ont éliminé les terroristes afin d’écarter la menace », a déclaré l’armée.

La Jordanie assure Téhéran qu’elle n’autorisera pas l’usage de son territoire pour une attaque contre l’Iran

Le ministre Jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi s'adressant aux journalistes, aux Nations unies, à New York, le 27 septembre 2024. (Crédit : Capture d'écran/X)
Le ministre Jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi s'adressant aux journalistes, aux Nations unies, à New York, le 27 septembre 2024. (Crédit : Capture d'écran/X)

Le chef de la diplomatie jordanienne a assuré lundi son homologue iranien, Abbas Araghchi, qu’Amman n’autoriserait pas l’usage de son territoire pour une possible attaque contre l’Iran, a indiqué son ministère.

« La Jordanie ne sera pas un champ de bataille dans un conflit régional ni une rampe de lancement pour une action militaire contre l’Iran », a affirmé Ayman Safadi lors d’une conversation téléphonique avec Araghchi, selon un communiqué de son ministère.

Il a aussi souligné la nécessité d’un règlement par « la diplomatie » du dossier nucléaire iranien, sur lequel l’Iran a appelé lundi à l’ouverture de discussions avec Washington, après une série de menaces d’intervention américaine.

L’ouverture de Rafah est une « fenêtre d’espoir », selon le chef du comité palestinien de gestion de Gaza

Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), présentant ses condoléances à une famille palestinienne, au Caire, le 15 janvier 2026. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), présentant ses condoléances à une famille palestinienne, au Caire, le 15 janvier 2026. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

La réouverture du passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte constitue une « fenêtre d’espoir » pour les habitants du territoire, a estimé lundi le chef du comité palestinien chargé de l’administration provisoire de Gaza, créé aux termes du plan de Donald Trump.

« Cette étape n’est pas seulement une mesure administrative, elle marque plutôt le début d’un long processus visant à renouer avec ce qui a été rompu et à ouvrir une véritable fenêtre d’espoir pour notre peuple dans la bande de Gaza », a déclaré Ali Shaath dans un communiqué.

Tsahal : Les frappes dans le sud-Liban visaient des dépôts d’armes du Hezbollah, dont un « au cœur de la population civile »

Illustration : Les secouristes et les pompiers sur place après les frappes israéliennes à Kfar Tebnit, dans le sud du Liban, le 18 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Illustration : Les secouristes et les pompiers sur place après les frappes israéliennes à Kfar Tebnit, dans le sud du Liban, le 18 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Plusieurs dépôts d’armes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah ont été frappés il y a peu dans le sud du Liban par l’armée israélienne.

Des avertissements d’évacuation ont été lancés par Tsahal avant les frappes visant les villes de Kfar Tebnit et Ain Qana.

L’armée a indiqué que l’un des dépôts d’armes était « situé au cœur d’une population civile », ce qui, selon elle, constitue « un autre exemple de l’utilisation cynique par le Hezbollah des civils libanais comme boucliers humains ».

Tsahal a ajouté que les activités du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah sur les sites visés « constituent une violation des accords entre Israël et le Liban et une menace pour l’État d’Israël ».

150 personnes autorisées à sortir lundi et 50 à entrer via Rafah – responsables égyptiens

Cent cinquante personnes pourront quitter lundi la bande de Gaza par le point de passage de Rafah, soit 50 patients avec deux accompagnateurs chacun, ont déclaré à l’AFP trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Ces mêmes sources ont indiqué que 50 autres personnes seraient autorisées à entrer dans le territoire palestinien via le poste-frontière, dont la fermeture est prévue à 13H00 GMT (15H00 heure locale).

Tsahal : Un haut responsable de la défense aérienne du Hezbollah et un terroriste tués par frappes au Liban

Des soldats de l'armée libanaise sécurisant le site d'une attaque de drone qui, selon Israël, visait un terroriste du Hezbollah sur la route du village d'Ansariyeh, dans le sud du Liban, le 2 février 2026. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Des soldats de l'armée libanaise sécurisant le site d'une attaque de drone qui, selon Israël, visait un terroriste du Hezbollah sur la route du village d'Ansariyeh, dans le sud du Liban, le 2 février 2026. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

L’armée israélienne a déclaré qu’une frappe aérienne menée hier dans le sud du Liban avait éliminé un haut responsable de la défense aérienne du Hezbollah, et qu’une autre frappe menée ce matin avait éliminé un autre membre du groupe terroriste chiite libanais.

La frappe menée hier dans la ville de Harouf a permis d’éliminer Ali al-Hadi Mustafa al-Haqqani, que Tsahal a identifié comme un « haut responsable » de l’unité de défense aérienne du Hezbollah.

« Au cours des derniers mois, Haqqani avait participé à des tentatives de remise en état des infrastructures militaires appartenant au réseau de défense aérienne du Hezbollah », a déclaré l’armée.

Par ailleurs, une frappe menée ce matin à Ansariyeh a permis d’éliminer un terroriste du Hezbollah qui, selon Tsahal, participait également aux efforts visant à restaurer les infrastructures du groupe terroriste.

« Les activités de ces terroristes constituaient une violation des accords conclus entre Israël et le Liban », a précisé l’armée.

Des incitations financières et des subventions à l’innovation pour les enseignants d’Otef Azza

Un nouveau quartier en construction dans le  kibboutz Beeri, près de la frontière de Gaza, dans le sud d'Israël. (Crédit : Autorité de Tekuma)
Un nouveau quartier en construction dans le kibboutz Beeri, près de la frontière de Gaza, dans le sud d'Israël. (Crédit : Autorité de Tekuma)

L’Autorité de Tekuma, créée pour superviser la réhabilitation de « l’enveloppe de Gaza » – la région connue en hébreu sous le nom d’Otef Azza – après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a annoncé un budget de 24 millions de shekels sur trois ans pour encourager l’innovation pédagogique et le leadership local parmi le personnel enseignant.

Les enseignants, les directeurs d’école et les éducateurs de la petite enfance pourront demander une subvention mensuelle de 1 000 shekels pendant toute la durée de l’année scolaire pour mener un projet pédagogique ou social innovant autorisé par le ministère de l’Éducation et les autorités locales.

Des avantages financiers seront également accordés aux éducateurs qui souhaitent s’installer dans la région et s’engager à y travailler pendant un à trois ans.

Selon un communiqué, ces paiements constituent des « incitations spéciales » et ne sont pas pris en compte dans le calcul du salaire de base des enseignants pour le calcul des pensions ou d’autres prestations sociales.

Le Royaume-Uni salue la réouverture de Rafah à Gaza, mais estime qu’il reste encore beaucoup à faire

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s'adressant aux médias à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, au siège de l'organisation, à Bruxelles, le 3 décembre 2025. (Crédit : Virginia Mayo/AP Photo)
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, s'adressant aux médias à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, au siège de l'organisation, à Bruxelles, le 3 décembre 2025. (Crédit : Virginia Mayo/AP Photo)

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a salué la réouverture du principal poste-frontière de la bande de Gaza à Rafah, qui permettra à un nombre limité de Palestiniens de passer dans les deux sens. Elle a toutefois souligné qu’il restait encore beaucoup à faire.

« Je me réjouis de la réouverture de Rafah, qui permettra aux personnes de traverser à pied dans les deux sens, permettant ainsi à certaines personnes dans le besoin d’accéder à des soins médicaux en Égypte », a déclaré Cooper sur le réseau social X.

« Mais il reste encore beaucoup à faire. L’aide doit affluer, les restrictions sur les fournitures essentielles doivent être assouplies et les travailleurs humanitaires doivent être autorisés à intervenir. »

FINUL : Tsahal a largué une « substance chimique inconnue » au-dessus de la Ligne bleue, retardant ainsi ses activités

Une vue sur un poste de l'ONU et la Ligne bleue marquant la frontière avec le sud du Liban depuis le village alaouite de Ghajar, dans le nord d'Israël, le 23 mars 2025. (Crédit : Nava Freiberg/Times of Israel)
Une vue sur un poste de l'ONU et la Ligne bleue marquant la frontière avec le sud du Liban depuis le village alaouite de Ghajar, dans le nord d'Israël, le 23 mars 2025. (Crédit : Nava Freiberg/Times of Israel)

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a déclaré que l’armée israélienne avait largué hier une « substance chimique inconnue » au-dessus de zones situées près de la Ligne bleue, retardant ainsi les activités des observateurs pendant neuf heures.

Selon la FINUL, l’armée israélienne l’aurait informée de son intention de « mener une opération aérienne consistant à larguer une substance chimique non toxique au-dessus de zones situées près de la Ligne bleue ».

« Tsahal a déclaré que les Casques bleus devaient rester à l’écart et se mettre à l’abri, les obligeant à annuler plus d’une douzaine d’activités », a ajouté la force d’observation.

« Les Casques bleus n’ont pas pu mener leurs opérations habituelles près de la Ligne bleue sur environ un tiers de sa longueur et n’ont pu reprendre leurs activités normales qu’après plus de neuf heures », a déclaré la FINUL, ajoutant que ses observateurs avaient également aidé l’armée libanaise à « prélever des échantillons afin de tester leur toxicité ».

« Cette activité était inacceptable et contraire à la résolution 1701. Les actions délibérées et planifiées de Tsahal ont non seulement limité la capacité des Casques bleus à mener à bien les activités qui leur ont été confiées, mais elles ont également potentiellement mis en danger leur santé et celle des civils. Elles ont également suscité des inquiétudes quant aux effets de ce produit chimique inconnu sur les terres agricoles locales et à son impact potentiel à long-terme sur le retour des civils dans leurs foyers et à la reprise de leurs activités », a poursuivi la FINUL.

Tsahal n’a pas encore fait de commentaire à ce sujet.

Ces derniers mois, la FINUL a multiplié les plaintes à l’encontre de l’armée israélienne.

Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L’armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu’elle allait frapper des « infrastructures » militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

« L’armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l’organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région », a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

Le Kremlin réitère son offre de traiter ou de stocker l’uranium enrichi de l’Iran

Illustration : Des centrifugeuses alignées dans un hall de l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran, dans une image fixe tirée d'une vidéo diffusée par la société de radiodiffusion de la République islamique d'Iran le 17 avril 2021, six jours après que le hall a été endommagé lors d'une mystérieuse attaque. (Crédit : IRIB via AP)
Illustration : Des centrifugeuses alignées dans un hall de l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran, dans une image fixe tirée d'une vidéo diffusée par la société de radiodiffusion de la République islamique d'Iran le 17 avril 2021, six jours après que le hall a été endommagé lors d'une mystérieuse attaque. (Crédit : IRIB via AP)

Le Kremlin a déclaré que la Russie continuait d’essayer d’apaiser les tensions autour de l’Iran et qu’elle proposait depuis longtemps de traiter ou de stocker l’uranium enrichi iranien.

Interrogé pour savoir si la Russie discutait avec l’Iran et les États-Unis de la possibilité de prendre en charge cet uranium, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu : « Ce sujet est à l’ordre du jour depuis longtemps. »

« La Russie propose depuis longtemps ses services comme une option possible qui permettrait d’éliminer certains facteurs de tension pour un certain nombre de pays », a-t-il ajouté.

« À l’heure actuelle, la Russie poursuit ses efforts, entretient des contacts avec toutes les parties intéressées et reste disposée à apaiser les tensions autour de l’Iran dans la mesure de ses moyens. »

Pourparlers USA–Iran annoncés, Witkoff attendu demain en Israël pour rencontrer Netanyahu et Zamir

L'envoyé spécial américain Steve Witkoff assistant à une réunion du cabinet à la Maison Blanche, à Washington, le 29 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff assistant à une réunion du cabinet à la Maison Blanche, à Washington, le 29 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)

Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain Donald Trump, devrait se rendre en Israël pour y rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, ainsi que le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, ont déclaré deux hauts responsables israéliens.

Selon ces sources, la visite de Witkoff devrait débuter demain.

Ce week-end, Zamir était à Washington pour une série de discussions avec des responsables américains de la défense concernant l’Iran.

Par ailleurs, l’agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim a déclaré que des pourparlers directs entre Washington et Téhéran pourraient avoir lieu dans les prochains jours, citant « une source bien informée ».

Les pourparlers seraient probablement menés par Witkoff et le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a déclaré la source, mais la date et le lieu n’ont pas encore été fixés.

Ces réunions interviennent alors que Trump continue de menacer l’Iran d’une action militaire dans le contexte des meurtres de manifestants par le régime, et que Téhéran s’efforce de reconstruire ses programmes nucléaires et balistiques après la guerre de juin 2025 avec Israël.

Trump a confirmé que les deux parties étaient en pourparlers, tout en maintenant la menace d’une attaque au premier plan.

Nucléaire : le président iranien « ordonne » d’entamer des pourparlers avec les Etats-Unis

Le président iranien Massoud Pezeshkian a demandé l’ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis, a rapporté lundi l’agence de presse Fars, dans un contexte de tensions avec Washington qui n’écarte pas le recours à la force militaire.

« Le président Massoud Pezeshkian a ordonné l’ouverture de pourparlers avec les Etats-Unis », a écrit Fars, citant une source au gouvernement.

« L’Iran et les Etats-Unis tiendront des discussions sur la question du nucléaire », a ajouté Fars, sans préciser de date. Cette information est reprise par le journal gouvernemental Iran et le quotidien réformiste Shargh.

Iran : arrestation de 4 ressortissants étrangers pour « participation aux émeutes »

Quatre ressortissants étrangers, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont été arrêtés en Iran pour « participation aux émeutes », a indiqué lundi la télévision d’Etat, alors que l’Iran a été secoué en janvier par un mouvement de contestation meurtrier.

« Ces individus ont été interpellés lors d’un raid » dans la province de Téhéran, a souligné la chaîne sans préciser la date de ces arrestations.

« Lors de la fouille du sac de l’un des suspects, quatre grenades assourdissantes artisanales, utilisées lors des émeutes et des troubles dans la zone, ont été découvertes », selon la même source.

Les autorités iraniennes accusent Israël et les Etats-Unis d’avoir été impliqués dans ces émeutes.

Lipstadt remporte le prix Jonathan Sacks de l’université Bar-Ilan pour sa lutte contre l’antisémitisme

L'envoyée spéciale chargée de surveiller et de combattre l'antisémitisme, l'ambassadrice Deborah Lipstadt, s'exprimant lors d'un événement au Capitole, à Washington, le 14 février 2024. (Credit : Susan Walsh/AP Photo)
L'envoyée spéciale chargée de surveiller et de combattre l'antisémitisme, l'ambassadrice Deborah Lipstadt, s'exprimant lors d'un événement au Capitole, à Washington, le 14 février 2024. (Credit : Susan Walsh/AP Photo)

L’historienne Deborah Lipstadt a été nommée par l’université Bar-Ilan lauréate 2026 du prix Jonathan Sacks Institute pour ses réalisations exceptionnelles en tant qu’intellectuelle publique, a annoncé l’université.

Professeure à l’université Emory depuis de nombreuses années, Lipstadt est l’une des plus grandes autorités mondiales en matière d’histoire de la Shoah. Elle est récompensée pour son travail de plusieurs décennies dans la lutte contre l’antisémitisme et la « défense de la vérité historique », a déclaré Bar-Ilan.

Depuis plus de trente ans, Lipstadt est à l’avant-garde de la lutte contre l’antisémitisme et touche un large public grâce à ses livres. Elle a également été envoyée spéciale des États-Unis pour surveiller et combattre l’antisémitisme, et est notamment connue pour avoir mené avec succès sa défense contre le négationniste David Irving.

« Lipstadt incarne la combinaison rare de rigueur intellectuelle, de courage moral et d’engagement public que le rabbin [Jonathan] Sacks admirait tant », a déclaré Jonathan Rynhold, directeur académique du Jonathan Sacks Institute.

« Son travail a façonné le discours mondial sur l’antisémitisme, la vérité et la résilience démocratique à un moment où ces questions sont plus urgentes que jamais. »

D’une valeur de 100 000 shekels, le prix sera remis lors d’une cérémonie à l’université Bar-Ilan en mai.

La réouverture de Rafah est une « étape positive et concrète »

La Haute représentante et vice-présidente de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, donne une conférence de presse à Bruxelles, le 28 mai 2025. (Crédit : Nicolas TUCAT / AFP)
La Haute représentante et vice-présidente de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, donne une conférence de presse à Bruxelles, le 28 mai 2025. (Crédit : Nicolas TUCAT / AFP)

La réouverture du point de passage de Rafah à Gaza est une « étape positive et concrète » du plan de paix, a affirmé lundi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.

« Pour les malades et les blessés de Gaza, la réouverture est une bouée de sauvetage », a-t-elle souligné sur X, ajoutant que la mission civile de l’UE à ce poste-frontière était en place « pour surveiller les opérations de passage ».

L’Iran convoque les envoyés européens, après la désignation des CGRI comme groupe « terroriste »

Des membres du Parlement iranien vêtus d'uniformes du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, scandant « Mort à l'Amérique, mort à Israël » lors d'une session, à Téhéran le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : ICANA NEWS AGENCY/AFP)
Des membres du Parlement iranien vêtus d'uniformes du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, scandant « Mort à l'Amérique, mort à Israël » lors d'une session, à Téhéran le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : ICANA NEWS AGENCY/AFP)

L’Iran a annoncé lundi avoir convoqué les ambassadeurs européens en poste à Téhéran après la décision de l’Union européenne (UE) de désigner les Gardiens de la Révolution comme « organisation terroriste ».

« Hier (dimanche) et aujourd’hui (lundi), les représentants de tous les Etats membres de l’UE ayant une ambassade à Téhéran ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

« Il s’agit là d’une mesure minimale », avant l’annonce prochaine d’autres représailles, a ajouté M. Baghaï, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté l’AFP.

Téhéran dit qu’un « cadre » de négociations sera finalisé dans les prochains jours avec les États-Unis

Le président américain Donald Trump (à gauche) prend la parole au moment de la signature de décrets, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 6 mars 2025, à Washington, DC. (Alex Wong/Getty Images/AFP) ; A droite, le guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei, assiste à une réunion avec des officiels de la défense à Téhéran, le 12 février 2025. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)
Le président américain Donald Trump (à gauche) prend la parole au moment de la signature de décrets, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 6 mars 2025, à Washington, DC. (Alex Wong/Getty Images/AFP) ; A droite, le guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei, assiste à une réunion avec des officiels de la défense à Téhéran, le 12 février 2025. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

L’Iran a indiqué lundi s’attendre à ce qu’un « cadre » pour des négociations avec les Etats-Unis soit finalisé « dans les prochains jours », au moment où le président américain Donald Trump menace d’intervenir militairement contre Téhéran.

« Les pays de la région servent de médiateurs pour l’échange de messages », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, alors que l’Iran et les Etats-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis quatre décennies.

« Divers points ont été abordés et nous examinons et finalisons les détails de chaque étape du processus diplomatique, que nous espérons conclure dans les prochains jours. Cela concerne la méthode et le cadre de travail », a ajouté le porte-parole, sans préciser les sujets qui seraient abordés.

Point de passage de Rafah : 50 personnes transiteront par jour dans chaque sens – médias

Des Gazaouis et des bi-nationaux quittant Gaza arrivant du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 5 décembre 2023, alors que les combats entre Israël et le Hamas se poursuivent. (Crédit: AFP)
Des Gazaouis et des bi-nationaux quittant Gaza arrivant du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 5 décembre 2023, alors que les combats entre Israël et le Hamas se poursuivent. (Crédit: AFP)

Cinquante personnes pourront traverser le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte dans chaque sens lors des premiers jours de la réouverture, ont rapporté lundi des médias égyptiens proches de l’Etat.

« Cinquante personnes quitteront l’Egypte pour Gaza et 50 personnes viendront de Gaza », a rapporté AlQahera News, un média lié aux services de renseignement, citant une source anonyme.

Une source à la frontière a indiqué à l’AFP que quelques dizaines de personnes étaient arrivées lundi du côté égyptien de la frontière en vue d’entrer à Gaza.

Le passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte rouvre dans les deux sens pour les habitants

Des ambulances attendent du côté égyptien du point de passage frontalier de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de l'Égypte, le 1er février 2026 (Crédit : AFP).
Des ambulances attendent du côté égyptien du point de passage frontalier de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de l'Égypte, le 1er février 2026 (Crédit : AFP).

Le passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte, fermé depuis mai 2024, a rouvert lundi dans les deux sens pour les habitants, après une réouverture très limitée la veille, a annoncé un responsable israélien.

« A partir de maintenant, et à la suite de l’arrivée de la mission européenne EUBAM, le passage de Rafah est ouvert pour les habitants, pour les entrées et les sorties », a déclaré ce responsable à l’AFP.

Rafah ouvre pour la première fois depuis près d’un an au passage limité des piétons gazaouis

Des ambulanciers égyptiens attendant à côté d'ambulances du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de l'Égypte, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : AFP)
Des ambulanciers égyptiens attendant à côté d'ambulances du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de l'Égypte, le 1ᵉʳ février 2026. (Crédit : AFP)

Le poste-frontière de Rafah, qui relie la bande de Gaza à l’Égypte, a officiellement rouvert ses portes pour la première fois depuis près d’un an, a déclaré un responsable israélien de la sécurité.

Le passage avait été fermé en mars dernier après l’échec du cessez-le-feu signé en janvier 2025.

Hier, des vérifications et des tests des systèmes ont été effectués sur le site, où une équipe composée de représentants de l’Autorité palestinienne (AP) et d’observateurs de l’Union européenne (UE) est stationnée.

Le point de passage est actuellement ouvert uniquement aux piétons palestiniens de Gaza, et non aux camions d’aide humanitaire.

On ignore pour l’instant combien de Palestiniens ont jusqu’à présent traversé la bande de Gaza, mais leur nombre devrait être limité dans les premiers jours suivant la réouverture du point de passage.

Tous les Gazaouis souhaitant entrer ou sortir de la bande de Gaza devront obtenir l’autorisation de l’Égypte, qui transmettra les noms à l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet pour validation.

Israël supervisera à distance la sortie des Gazaouis vers l’Égypte. Depuis une salle de contrôle, des officiers israéliens vérifieront, à l’aide d’un logiciel de reconnaissance faciale, que les personnes quittant la bande de Gaza figurent sur la liste des noms approuvés, puis ouvriront une porte au point de passage pour les laisser passer.

L’entrée à Gaza depuis l’Égypte fera toutefois l’objet d’un contrôle de sécurité israélien de la part de l’armée israélienne. Ces Palestiniens arriveront à un poste de contrôle de Tsahal après avoir passé le point de passage de Rafah. Ce n’est qu’ensuite qu’ils seront autorisés à poursuivre leur route vers les zones de Gaza contrôlées par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Malgré la réouverture du point de passage, Israël refuse toujours d’autoriser l’entrée de journalistes étrangers à Gaza sans surveillance.

Des Palestiniens commencent à arriver à Rafah avant la réouverture du poste-frontière

Des Palestiniens commencent à arriver du côté égyptien du poste-frontière de Rafah pour entrer dans la bande de Gaza, alors que celui-ci est rouvert pour la première fois depuis plus d’un an, selon les médias palestiniens.

La veille, des vérifications et des tests des systèmes ont été effectués au poste-frontière, les autorités israéliennes ayant annoncé qu’il serait ouvert aujourd’hui pour le passage des piétons.

Une fois qu’ils auront franchi le poste-frontière de Rafah, où une équipe composée de représentants de l’Autorité palestinienne (AP) et d’observateurs de l’Union européenne (UE) est stationnée, les Palestiniens qui retournent à Gaza seront soumis à un contrôle de sécurité de l’armée israélienne.

Israël ne supervisera que la sortie des Gazaouis vers l’Égypte à distance.

Le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, a déclaré dans un communiqué que les Gazaouis souhaitant quitter l’enclave pour se faire soigner à l’étranger devront passer par le poste-frontière de Kerem Shalom avec Israël, un mécanisme qui a été utilisé tout au long de la guerre.

« En ce qui concerne le passage des patients par le poste-frontière de Rafah, il n’y a pas de nouvelles informations pour le moment », a déclaré le ministère de la Santé du Hamas.

Seuls les Palestiniens ayant quitté Gaza pendant la guerre sont autorisés à y retourner. Selon les données du Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens (COGAT), quelque 42 000 Gazaouis ont quitté l’enclave pendant la guerre, la grande majorité d’entre eux étant des patients souhaitant se faire soigner à l’étranger ou des personnes détenant une double nationalité.

Tsahal démolit la maison de l’un des terroristes de l’attentat du Gush Etzion de juillet

Shalev Zvuluny, tué dans un attentat terroriste au carrefour de Gush Etzion, en Cisjordanie, le 10 juillet 2025. (Crédit : Autorisation)
Shalev Zvuluny, tué dans un attentat terroriste au carrefour de Gush Etzion, en Cisjordanie, le 10 juillet 2025. (Crédit : Autorisation)

L’armée israélienne a déclaré avoir démoli la maison de l’un des terroristes palestiniens auteurs d’une attaque meurtrière à l’arme blanche et à l’arme à feu en Cisjordanie, en juillet 2025.

Le 10 juillet 2025, Mahmoud Abed et Malik Salem ont mortellement poignardé Shalev Zvuluny, un agent de sécurité de 22 ans, à l’extérieur d’un supermarché, au carrefour du Gush Etzion.

Les terroristes ont ensuite pris l’arme de poing de Zvuluny et ont échangé des coups de feu avec un soldat et un civil armé, avant d’être abattus.

L’armée a déclaré avoir mené une opération dans la ville cisjordanienne de Halhul, dans la nuit, et avoir démoli la maison d’Abed.

Les soldats de l’armée israélienne démolissant la maison d’un terroriste palestinien, dans la ville de Halul, en Cisjordanie le 2 février 2026. (Crédit : Armée israélienne)

La maison de Salem dans le village de Bazariya avait été démolie en décembre.

Conformément à sa politique, Israël démolit les maisons des Palestiniens accusés d’avoir perpétré des attentats terroristes meurtriers.

Israël défend cette pratique comme un moyen de dissuasion contre de futures attaques. Au fil des ans, plusieurs responsables de la défense israéliens ont remis en question l’efficacité de cette pratique, tandis que les militants des droits de l’homme la dénoncent comme une punition collective injuste.

Un maire et des fonctionnaires du sud du pays arrêtés, soupçonnés d’avoir détourné des millions de dollars donnés de dons destinés à aider les habitants pendant la guerre

Vue générale du quartier général de l'unité Lahav 433 de la police israélienne chargée des crimes majeurs, à Lod, le 2 avril 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Vue générale du quartier général de l'unité Lahav 433 de la police israélienne chargée des crimes majeurs, à Lod, le 2 avril 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La police a arrêté le maire d’une ville du sud d’Israël pour l’interroger. Il est soupçonné d’avoir détourné, à son profit et à celui de ses associés, des dons destinés à aider les habitants pendant la guerre.

Il a été arrêté en même temps que des responsables locaux et des hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire de corruption présumée.

Selon la police, des millions de shekels donnés à la municipalité pour venir en aide aux habitants pendant la guerre de deux ans contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, puis pendant la guerre de douze jours avec l’Iran, auraient été transférés vers un fonds communautaire, puis « auraient fini dans les poches du maire et de ses associés ».

Les enquêteurs de l’unité des crimes majeurs Lahav 433 de la police enquêtaient sur cette affaire de corruption présumée depuis des mois avant de perquisitionner les domiciles et les bureaux des suspects ce matin.

La police a déclaré que les suspects étaient actuellement interrogés dans les locaux de l’unité nationale d’enquête sur les fraudes, une unité relevant de Lahav 433.

Philadelphie : Des groupes juifs condamnent le soutien au terrorisme lors d’une manifestation anti-Israël

Des groupes juifs de Philadelphie ont affirmé qu’une manifestation anti-Israël organisée dimanche a compris des appels à soutenir le terrorisme, des incitations à la violence et des propos antisémites.

C’est un groupe, la Philly Palestine Coalition, qui a été à l’origine de ce rassemblement qui a eu lieu à Rittenhouse Square, à Philadelphie. Dans les annonces du rassemblement, le slogan « Abu Obeida lives » (Abu Obeida vit), une référence faite à l’ancien porte-parole du groupe terroriste du Hamas, a noté un communiqué commun qui a été établi par la Fédération juive du Grand Philadelphie et par les branches locales de l’Anti-Defamation League et de l’American Jewish Committee.

Et les manifestants ont scandé des slogans appelant à « l’intifada », a ajouté le communiqué, notant que les particpants ont « brandi des drapeaux du Hamas et brandi des effigies de soldats israéliens pendus à une corde ». Un intervenant a également exhorté la foule à « conserver l’ennemi sioniste dans sa peur ».

« Le martyre est un engagement, un principe. Il donne vie au mouvement et il le fait avancer », a commenté l’un des intervenants, ont fait remarquer les organisations juives. « Notre tâche consiste à identifier des moyens concrets et précis d’attaquer l’ennemi sioniste génocidaire et de passer à l’action ».

« Ici, pas de métaphore ou de discours politique abstrait. Il s’agit d’incitations explicites à la violence. Un tel langage et de telles images sont dangereux, antisémites et inacceptables », a affirmé le communiqué. « Ce type d’activité met directement en danger la communauté juive et compromet la sécurité de tous les habitants de Philadelphie, créant un climat de peur dans notre ville ».

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