Raphaël Enthoven finalement invité à un festival littéraire à Besançon après avoir été déprogrammé
Le philosophe avait été retiré du programme du festival Livres dans la Boucle après avoir fait des "déclarations polémiques" sur la guerre à Gaza
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le philosophe Raphaël Enthoven, dont la participation à un festival littéraire à Besançon avait été déprogrammée après des propos polémiques sur Gaza, y sera finalement le bienvenu, mais avec une « sécurisation adaptée », a annoncé lundi la maire, qui se défend d’avoir voulu « censurer » l’essayiste.
« Les positions tenues par Raphaël Enthoven cet été m’ont amenée à proposer (…) de déprogrammer sa venue au festival Livres dans la Boucle », prévu du 19 au 21 septembre, « pour éviter que la sérénité de cet événement soit remise en cause avec des risques de troubles à l’ordre public », a expliqué l’édile écologiste, Anne Vignot, dans un communiqué.
« Aujourd’hui, le monde littéraire traduit cela comme de la censure, ce qui n’a jamais été mon intention et ne le sera jamais », a ajouté la maire. « C’est pourquoi j’ai posé la question de la reprogrammation de M. Enthoven aux élus du bureau exécutif du Grand Besançon, qui s’est prononcé pour. La sécurisation sera adaptée », a poursuivi Mme Vignot.
Dans le quotidien régional L’Est Républicain, David Foenkinos, président d’honneur du Festival, a salué ce « signe d’apaisement ». Selon France Inter, l’écrivain avait un temps envisagé d’annuler sa propre participation.
À l’origine de l’imbroglio, des propos tenus le 15 août sur le réseau social X par Raphaël Enthoven – qui vient de publier L’Albatros en cette rentrée littéraire. « Il n’y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse », avait-il affirmé.
L’agglomération de Besançon, dirigée par la gauche, avait annoncé la semaine dernière qu’elle avait annulé la participation de M. Enthoven à cet événement littéraire en raison de « déclarations polémiques » de l’auteur dont elle considérait qu’elles pouvaient « remettre en cause la sérénité du déroulement » de ce festival.
Après l’annonce de son éviction, l’écrivain avait accusé la maire de « rétablir le délit d’opinion ». Cette décision avait par ailleurs provoqué un certain émoi dans le milieu littéraire, certains écrivains et éditeurs annonçant qu’ils ne viendraient pas à Besançon tandis que d’autres réservaient leur décision dans l’attente d’une nouvelle communication de la mairie.
Après le revirement de la maire, M. Enthoven a réagi en soulignant sur X que Mme Vignot « a sûrement l’intention de ne jamais censurer, mais elle vient de le faire, et c’est la raison pour laquelle elle rétropédale ». « Il va de soi que je me rendrai à son invitation chaleureuse, et que j’aurai le plaisir de parler LITTERATURE avec les Bisontins », a-t-il conclu.
Dans un communiqué, le Centre national du livre (CNL) s’est « réjoui » de cette décision, affirmant « son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation ».
la Communauté du Times of Israël !







