Sgt-chef Tamir Nimrodi, 18 ans : Ce soldat du COGAT voulait aider les autres
Enlevé de sa base militaire le 7 octobre 2023 et assassiné pendant sa captivité ; son corps a été rendu en octobre 2025
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Le sergent-chef Tamir Nimrodi, 18 ans, sous-officier du Corps de Formation dans l’unité de coordination et de liaison administrative du COGAT, originaire de Nirit, a été enlevé dans sa base militaire le 7 octobre 2023 et assassiné pendant sa captivité. Son corps a été rendu à Israël en octobre 2025.
Le travail de Tamir consistait à faciliter l’aide et les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de Gaza. Il était en poste à sa base, près du passage Erez, ce samedi matin-là.
Des terroristes ont pris d’assaut la base, tuant les camarades de Tamir : le sergent-chef Or Malka, le sergent Emil Samoylov et le caporal Lidor Mekayes. Une vidéo a ensuite été diffusée montrant Tamir, le sergent Ron Sherman et le caporal Nik Beizer, enlevés vivants, marchant pieds nus et en pyjama vers le portail de la base.
Sa famille a également découvert une vidéo de Tamir, prise le jour même, sur laquelle on le voit être traîné à travers une brèche dans le mur frontalier vers Gaza. Depuis son enlèvement, sa famille n’a jamais reçu de signe de vie de sa part et son sort n’a été confirmé que lorsque son corps a été rapatrié en Israël, plus de deux ans plus tard.
Mi-octobre 2023, le Hamas avait affirmé que Tamir avait été tué lors d’une frappe aérienne israélienne, une information qui n’a jamais été vérifiée par Israël et qui n’a pas été rapportée par les médias à l’époque. Ron et Nik ont perdu la vie lors d’une frappe aérienne israélienne en novembre 2023 et leurs corps ont été récupérés par les troupes de Tsahal un mois plus tard.
L’armée a ensuite estimé que Tamir avait probablement été tué lors d’un raid aérien le 9 octobre 2023.
Il laisse derrière lui ses parents, Alon et Herut, ainsi que ses jeunes sœurs, Mika et Amit. Il a été enterré à Kfar Saba le 16 octobre 2025, soit plus de deux ans après sa mort.
Tamir a grandi à Nirit, une petite communauté du centre d’Israël. Sa famille a déclaré qu’il avait rencontré des difficultés scolaires dès son plus jeune âge et qu’il avait été diagnostiqué comme souffrant de TDAH et de troubles sensoriels. En cinquième, il a commencé à étudier à l’école Beit Ekstein, près de Kfar Malal, qui accueille des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers.
Selon sa famille, il aimait l’astronomie et la géologie, et avait passé des années à établir un arbre généalogique détaillé. Ils ont également ajouté qu’il aimait collectionner des objets et que sa chambre était remplie de pierres, de cristaux et de dents de dinosaures.
Lors de son enrôlement dans Tsahal, Tamir a été classé « profil bas » en raison de son TDAH, mais il s’est battu pour gravir les échelons et se voir attribuer un rôle qui ait du sens. Selon sa famille, il s’était épanoui pendant son service militaire, avait trouvé un sens à sa mission et une paix intérieure. Une semaine avant sa mort, il avait passé un entretien pour intégrer une formation d’officier.
Après son enlèvement, sa famille a trouvé dans ses affaires une note sur laquelle il avait inscrit ses objectifs : « Aider autant de personnes que possible, se construire un cercle social proche et ne pas faire de mal aux autres. »
Dans une interview accordée au journal Haaretz en février 2025, sa mère, Herut, a expliqué que dans l’armée, Tamir « avait enfin trouvé sa raison d’être, son sens ».
« Il s’occupait de tous les soldats de la base, se voyait évoluer dans le Corps de Formation, avait même passé des entretiens pour suivre une formation d’officier », a-t-elle ajouté.
« Il n’y a pas de plus beau cadeau pour une mère que de voir son enfant devenir un homme, de le voir se transformer, comme une chenille en papillon, et de sentir enfin qu’elle peut le laisser partir. »
Herut a également expliqué que Tamir aimait monter à cheval et qu’il envisageait de poursuivre sa carrière d’éducateur.
Lors de ses funérailles, sa jeune sœur, Amit, a déclaré : « Tu me manques, nos nuits blanches où nous parlions de tout me manquent ; tes câlins quand tu rentrais de l’armée me manquent, et les nuits où je dormais dans ta chambre avec toi me manquent. Maintenant, je dors seule là-bas tous les soirs. »
Elle a ajouté que Tamir « remplissait parfaitement son rôle de grand frère. Tu t’occupais toujours de moi dans les moindres détails, tu me préparais à manger au milieu de la nuit et tu m’as appris tout ce que je sais. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
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