Le président américain a déclaré qu’il n’avait pas encore examiné le contenu exact de la nouvelle proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre, mais qu’il était peu probable qu’il l’accepte, car les Iraniens n’avaient pas encore « payé un prix suffisamment élevé ».
Les remarques de Trump sur les réseaux sociaux concluent une journée au cours de laquelle il a publiquement évoqué la possibilité de reprendre les frappes aériennes, dernier signal contradictoire en date alors qu’il cherche à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée il y a plus de deux mois.
Les États-Unis et Israël ont suspendu leur campagne de bombardements contre le régime iranien il y a quatre semaines, mais ils ne semblent pas plus proches d’un accord pour mettre fin à un conflit qui a provoqué la perturbation la plus importante jamais vue dans l’approvisionnement énergétique mondial, a secoué les marchés mondiaux et a suscité des inquiétudes quant à la possibilité d’un ralentissement économique mondial plus généralisé.
Dans ses messages publiés sur les réseaux sociaux, Trump a écrit : « Je vais bientôt examiner le plan que l’Iran vient de nous envoyer, mais je ne peux imaginer qu’il soit acceptable dans la mesure où ils n’ont pas encore payé un prix suffisamment élevé pour ce qu’ils ont fait à l’humanité et au monde au cours des 47 dernières années. »
Samedi, un haut responsable iranien a déclaré que la proposition de l’Iran viserait d’abord à rouvrir la navigation dans le détroit d’Ormuz et à mettre fin au blocus américain contre l’Iran, tout en reportant à plus tard les négociations sur le programme nucléaire iranien.
Bien que Trump ait déjà déclaré vendredi qu’il n’était pas satisfait de la proposition iranienne, il a indiqué hier qu’il n’en connaissait pas encore tous les détails.
« Ils m’ont présenté les grandes lignes de l’accord. Ils vont me communiquer le texte exact maintenant », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la possibilité de relancer des frappes sur l’Iran, Trump a répondu : « Je ne veux pas dire cela. Je veux dire, je ne peux pas dire cela à un journaliste. S’ils se comportent mal, s’ils commettent une faute, nous verrons bien. » Mais c’est une possibilité qui pourrait se produire. »