Trump : Herzog deviendrait un « héros national » s’il graciait Netanyahu
Le président américain affirme que le Premier ministre israélien s'est plaint à lui des audiences au tribunal dans le cadre de l'Affaire 4 000
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Le président américain Donald Trump continue de faire pression sur le président Isaac Herzog pour qu’il accorde une grâce au Premier ministre Benjamin Netanyahu, actuellement jugé pour corruption. Il a critiqué les efforts de son homologue israélien pour que Netanyahu conclue un accord de négociation de peine lors d’une interview accordée mercredi à la chaîne N12.
Au cours de cet entretien, Trump a révélé que Netanyahu lui avait téléphoné pour se plaindre de devoir comparaître devant le tribunal ce jour-là et le lendemain.
« En pleine guerre ? Arrêtez un peu. Netanyahu ne peut pas accepter une négociation de peine, il a besoin d’une grâce », aurait déclaré le président américain.
« C’est un dirigeant en temps de guerre, il ne peut pas continuer avec ce procès qui pèse sur lui. »
Après avoir qualifié Herzog de « faible » et de « pathétique » pour ne pas avoir accordé de grâce au Premier ministre, Trump a semblé changer de ton à l’égard du président israélien.
« J’apprécie beaucoup Herzog. Dites-lui que j’apprécierais vraiment qu’il accorde une grâce à Netanyahu. S’il accorde une grâce à Netanyahu, il deviendra un héros national. »
Mardi, la conseillère juridique de Herzog a invité la procureure générale et l’avocat du Premier ministre à la résidence présidentielle pour entamer des discussions visant à parvenir à des « accords » concernant le procès pénal en cours contre Netanyahu.
Elle leur a demandé de répondre à cette invitation avant le 3 mai.
En début de semaine, Herzog a écarté la possibilité d’accéder à la demande de grâce de Netanyahu à ce stade, la presse israélienne rapportant que le président était peu enclin à aller à l’encontre de l’avis du département des grâces du ministère de la Justice, qui estime que la demande du Premier ministre ne répond pas aux critères requis pour une grâce.
Les soutiens de Netanyahu se sont fait l’écho de cette demande, insistant sur son innocence et affirmant que le procès divise le pays.
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Les opposants au Premier ministre, eux, ont exhorté le président à ne pas accorder de grâce à Netanyahu tant qu’il n’aura pas reconnu sa culpabilité et démissionné de la vie politique.
Netanyahu est le premier Premier ministre israélien en exercice à être jugé. Il a toujours nié toute malversation et affirmé que les poursuites engagées contre lui, pour des faits présumés d’échange de faveurs politiques contre des cadeaux et une couverture médiatique favorable, constituaient une chasse aux sorcières et une tentative de coup d’État politique orchestrée par ses adversaires.
Le Premier ministre a officiellement demandé la grâce en novembre, arguant que le procès déchirait le pays et l’empêchait d’accomplir ses fonctions. Cependant, il n’a reconnu aucune culpabilité, ce qui soulève la question de savoir s’il peut bénéficier d’une grâce alors que son procès est toujours en cours.
Mardi, Netanyahu a témoigné pour la première fois depuis plus de deux mois, après une pause due à la guerre en Iran.
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