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Le bureau de Herzog invite l’avocat de Netanyahu et Baharav-Miara à conclure une négociation de peine

La conseillère juridique du président estime qu'il serait dans l'intérêt national de trouver un "arrangement" pour mettre fin au procès du Premier ministre, qui a demandé une grâce

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Montage photos (de gauche à droite) : Le président Isaac Herzog assistant à une cérémonie en l'honneur de soldats méritants, à Jérusalem, le 20 avril 2026 ; le Premier ministre Benjamin Netanyahu assistant à une cérémonie commémorative officielle, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026 ; la procureure générale, Gali Baharav-Miara, à la Knesset, à Jérusalem, le 30 septembre 2025. (Crédits : Chaïm Goldberg/Flash90 ; Dor Pazuelo/Flash90 ; Oren Ben Hakoon/Flash90)
Montage photos (de gauche à droite) : Le président Isaac Herzog assistant à une cérémonie en l'honneur de soldats méritants, à Jérusalem, le 20 avril 2026 ; le Premier ministre Benjamin Netanyahu assistant à une cérémonie commémorative officielle, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026 ; la procureure générale, Gali Baharav-Miara, à la Knesset, à Jérusalem, le 30 septembre 2025. (Crédits : Chaïm Goldberg/Flash90 ; Dor Pazuelo/Flash90 ; Oren Ben Hakoon/Flash90)

Mardi, la conseillère juridique du président Isaac Herzog a invité la procureure générale et l’avocat du Premier ministre à la résidence présidentielle pour entamer des discussions visant à parvenir à des « accords » concernant le procès pénal en cours contre Benjamin Netanyahu. Il s’agirait d’une négociation de peine.

En début de semaine, Herzog a écarté la possibilité d’accéder à la demande de grâce de Netanyahu à ce stade, la presse israélienne rapportant que le président était peu enclin à aller à l’encontre de l’avis du département des grâces du ministère de la Justice, qui estime que la demande du Premier ministre ne répond pas aux critères requis pour une grâce.

Michal Tzuk, la conseillère juridique de Herzog, a écrit dans une lettre adressée à la procureure générale Gali Baharav-Miara, à la tête du parquet israélien, et à l’avocat de Netanyahu, Me Amit Hadad, qu’un « accord » serait dans l’intérêt du pays, précisant que le président avait exprimé publiquement cette position à maintes reprises.

« Vous êtes donc invités à vous rendre à la résidence présidentielle dès que possible afin de mettre en place le processus nécessaire pour mener ces discussions en toute bonne foi et avec des intentions louables et appropriées, les deux parties entrant dans la salle sans engagements ni conditions », a écrit Tzuk à Baharav-Miara et à Me Hadad.

Elle leur a demandé de répondre à cette invitation avant le 3 mai.

Malgré l’immense pression exercée par le président américain Donald Trump, qui s’en est pris personnellement à son homologue israélien à plusieurs reprises, le qualifiant de « faible et pathétique » et exigeant qu’il gracie immédiatement le Premier ministre, Herzog a refusé d’accorder une grâce à Netanyahu.

Des militants manifestant en soutien au Premier ministre Benjamin Netanyahu, devant le tribunal de Tel Aviv, pendant son procès, le 20 janvier 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Les soutiens de Netanyahu se sont fait l’écho de cette demande, insistant sur son innocence et affirmant que le procès divise le pays.

Les opposants au Premier ministre, eux, ont exhorté le président à ne pas accorder de grâce à Netanyahu tant qu’il n’aura pas reconnu sa culpabilité et démissionné de la vie politique.

Netanyahu est le premier Premier ministre israélien en exercice à être jugé. Il a toujours nié toute malversation et affirmé que les poursuites engagées contre lui, pour des faits présumés d’échange de faveurs politiques contre des cadeaux et une couverture médiatique favorable, constituaient une chasse aux sorcières et une tentative de coup d’État politique orchestrée par ses adversaires.

Le Premier ministre a officiellement demandé la grâce en novembre, arguant que le procès déchirait le pays et l’empêchait d’accomplir ses fonctions. Cependant, il n’a reconnu aucune culpabilité, ce qui soulève la question de savoir s’il peut bénéficier d’une grâce alors que son procès est toujours en cours.

À LIRE – État d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Mardi, Netanyahu a témoigné pour la première fois depuis plus de deux mois, après une pause due à la guerre en Iran.

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