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La Finlande annonce la fin de son financement à l’UNRWA

Helsinki ne prolongera pas l'accord conclu sous le précédent gouvernement, mais assure maintenir son niveau d'aide aux Palestiniens par d'autres voies

Illustration : Le drapeau de la Finlande flotte à bord du brise-glace finlandais MSV Nordica lors de son arrivée à Nuuk, au Groenland, le 29 juillet 2017. (Crédit : AP Photo/David Goldman)
Illustration : Le drapeau de la Finlande flotte à bord du brise-glace finlandais MSV Nordica lors de son arrivée à Nuuk, au Groenland, le 29 juillet 2017. (Crédit : AP Photo/David Goldman)

La Finlande a annoncé fin août mettre fin à son financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), l’agence controversée de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.

Le ministre finlandais du Commerce extérieur et du Développement, Ville Tavio, a fait savoir le jeudi 27 août sur X : « L’accord de soutien pluriannuel conclu entre la Finlande et l’UNRWA, du temps du précédent gouvernement, arrive à son terme, et je n’ai pas accordé sa prolongation. »

Il a toutefois précisé que « le financement destiné aux territoires palestiniens sera poursuivi par d’autres voies », ajoutant : « Le niveau du financement ne baissera pas, mais il sera accordé par d’autres canaux, comme le Programme alimentaire mondial (PAM). »

L’accord en question engageait la Finlande à verser au total 20 millions d’euros à l’UNRWA, soit 5 millions d’euros par an, de 2023 à 2026 — une continuité du précédent accord, qui couvrait déjà la période 2019-2022 pour le même montant.

La Finlande avait par ailleurs temporairement suspendu ses versements à l’UNRWA de janvier à mars 2024, après qu’Israël eut accusé 12 des quelque 13 000 employés de l’agence onusienne à Gaza d’être impliqués dans l’attaque meurtrière perpétrée par le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.

L’UNRWA nie ces accusations, mais a néanmoins licencié plusieurs dizaines d’employés depuis.

Fin 2024, Israël a adopté une loi interdisant la présence de l’UNRWA sur son territoire, y compris à Jérusalem-Est. Plusieurs de ses bâtiments ont depuis été démolis, dont le siège de l’agence en janvier 2026, ainsi qu’un centre de formation professionnelle plus récemment, en août 2026. Douze pays, dont huit membres de l’Union européenne, ont fermement condamné cette dernière opération.

Au mois de février 2024, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, avait affirmé que sur les 13 000 employés de l’UNRWA, au moins 12 % appartenaient au Hamas ou au Jihad islamique palestinien, un autre groupe terroriste, avec 1 468 salariés qui étaient des membres actifs des deux organisations. Parmi ces membres actifs, 185 se battaient ainsi dans l’aile armée du Hamas et 51 dans celle du Jihad islamique palestinien, avait-il déclaré.

Gallant avait aussi affirmé qu’au moins douze salariés de l’UNRWA avaient directement pris part au massacre du 7-Octobre et qu’au moins trente avaient apporté leur aide, notamment lors des prises d’otages ou lors des pillages qui avaient eu lieu dans les communautés qui avaient été prises d’assaut par les terroristes.

L’armée, qui a lancé une offensive contre le Hamas après le 7-Octobre, a aussi découvert des tunnels qui avaient été creusés sous des bâtiments appartenant à l’UNRWA à Gaza, et elle a trouvé des preuves attestant du fait que des terroristes se réfugient dans les structures de l’agence. Un centre de données du Hamas a aussi été localisé sous le siège de l’agence, à Gaza City.

De nombreuses informations et autres signalements ont fait état d’un enseignement continu de la haine antisémite et de la glorification du terrorisme dans les établissements scolaires placés sous la tutelle de l’agence.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi sur X dès le lendemain, saluant la décision d’Helsinki : « Israël se félicite de la décision de la Finlande de mettre fin à son financement pluriannuel de l’UNRWA. Il est réjouissant de voir davantage de pays reconnaître la vérité indéniable à la lumière des preuves accablantes de l’implication d’employés de l’UNRWA dans le massacre du 7 octobre, ainsi que les liens indissociables de l’agence avec le Hamas. L’UNRWA est un foyer de terrorisme. Elle fait partie du problème, pas de la solution. »

L’agence de l’ONU continue de recevoir des fonds de l’Union européenne et de plusieurs pays européens, ainsi que d’autres pays comme le Japon, le Canada ou l’Australie. Les États-Unis, eux, ont suspendu leur financement.

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