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Santé : Plus de 50 % des internes israéliens prévoient de s’installer à l’étranger – étude

Les internes en chirurgie et en anesthésiologie se montrent plus enclins à partir, les conditions de travail ainsi que les préoccupations politiques et de sécurité étant des facteurs déterminants

Illustration : Des internes en médecine manifestant pour de meilleures conditions de travail, à Tel Aviv, le 30 juillet 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Illustration : Des internes en médecine manifestant pour de meilleures conditions de travail, à Tel Aviv, le 30 juillet 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Une nouvelle étude publiée cette semaine par l’université Ben-Gurion du Néguev révèle que plus de la moitié des internes en médecine en Israël prévoient de s’installer à l’étranger pour y travailler dans les prochaines années.

Les résultats de cette étude, menée par le Dr. Ofer Edelstein et le Pr. Yaacov Bachner, s’inscrivent dans la continuité d’une tendance inquiétante déjà mise en évidence par l’université de Tel Aviv dans une étude publiée dimanche. Celle-ci indiquait qu’environ 1 370 médecins avaient quitté Israël pour une durée d’au moins 12 mois entre 2023 et 2025.

L’étude révèle que 53 % des internes prévoient de quitter le pays au cours des cinq prochaines années, et que 28,6 % ont déjà commencé à prendre des mesures concrètes en ce sens.

Seuls 6,6 % des internes en médecine israéliens ont déclaré n’avoir absolument aucune intention de s’expatrier, et 7,4 % supplémentaires ont indiqué qu’ils étaient peu susceptibles de le faire.

L’étude précise que ce chiffre n’inclut pas les personnes prévoyant de partir pour se spécialiser dans un domaine spécifique, mais bien celles qui envisagent de partir travailler après avoir terminé leurs études et leur internat.

Les internes en chirurgie et en anesthésiologie ont manifesté un intérêt plus marqué à quitter Israël à des fins professionnelles que ceux qui se spécialisent en médecine familiale, en médecine interne et en psychiatrie.

Illustration : Des internes en médecine manifestant pour de meilleures conditions de travail, sur la Place Habima, à Tel Aviv, le 21 décembre 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’étude révèle également qu’un plus grand nombre d’internes de sexe masculin envisageaient de quitter Israël que leurs homologues féminines. Les internes non juifs ont également fait part de leur intention de partir dans une proportion plus élevée que leurs homologues juifs, et la même tendance a été observée chez les Juifs laïcs par rapport aux participants religieux à l’étude.

Cette étude s’appuie sur un questionnaire en ligne, rempli anonymement par des internes et des stagiaires en médecine. Au total, 634 personnes ont répondu à l’enquête, dont l’âge moyen était de 33,7 ans. Environ 68 % des personnes interrogées sont juives.

En examinant les raisons qui poussent les internes en médecine à envisager de s’installer à l’étranger, l’étude a révélé que les mauvaises conditions de travail constituaient un facteur déterminant.

Les internes ayant connu de mauvaises conditions de travail, c’est-à-dire un faible salaire, une charge de travail élevée et un mauvais équilibre entre vie professionnelle et vie privée, étaient plus susceptibles d’envisager de partir. L’étude a noté que, de manière générale, de nombreux participants se déclaraient satisfaits d’autres aspects de leur travail, notamment de leurs relations interpersonnelles avec leurs collègues et de la qualité de la formation reçue.

De plus, l’étude révèle que, pour certaines personnes envisageant de s’installer à l’étranger, la sécurité personnelle en dehors du lieu de travail joue également un rôle. Plus précisément, elle souligne que la situation politique en Israël est un facteur clé de cette décision, suivie de la situation sécuritaire et du contexte économique.

Résumant les conclusions à Ynet, les auteurs principaux de l’étude, Edelstein et Bachner, ont déclaré que celles-ci indiquaient que la solution à la fuite des cerveaux du personnel médical israélien ne résidait pas seulement dans une amélioration des salaires ou des horaires, mais dans un sentiment plus profond de sécurité personnelle.

Ils ont averti qu’à moins que la situation ne s’améliore, « le système de santé sombrera dans une crise encore plus grave qui se traduira par une détérioration de la santé publique ».

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