Les zones industrielles et construites du Gush Dan sont les plus exposées à la chaleur
Selon une étude, les températures dans la métropole de Tel-Aviv peuvent être supérieures de 4 °C en été et de 9 °C en hiver par rapport aux zones ouvertes
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Dans les zones construites de la région métropolitaine de Tel-Aviv, les températures peuvent être supérieures de 4 °C à celles des zones ouvertes environnantes en été, et jusqu’à 9 °C en hiver, selon une récente étude sur les îlots de chaleur urbaines, un problème croissant pour les urbanistes à l’ère du réchauffement climatique.
L’étude, dirigée par le professeur Oded Potchter de l’Institut de technologie de Holon, avec les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv Moshe Mandelmilch, Amit Goldberg et le professeur Yitzhak Omer, révèle des variations micro-climatiques entre certaines parties de la métropole et l’arrière-pays, plus vert, selon la saison, l’heure de la journée et le type de paysage urbain.
Les différences de température de l’air là où se déplacent les humains — c’est-à-dire l’espace entre le sol et la canopée des arbres — varient davantage en été (jusqu’à 4 °C) qu’en hiver (jusqu’à 2 °C).
Cependant, lorsque l’on examine la chaleur piégée à la surface du sol, on constate l’inverse, à savoir que les variations de température de surface entre la ville et la campagne sont plus importantes en hiver (jusqu’à 9 °C) qu’en été (jusqu’à 4 °C).
Cela s’explique par le fait que le temps hivernal réprime la forte accumulation de chaleur pendant la journée, tandis que les nuits d’hiver claires ou venteuses permettent au sol rural de faire rayonner la chaleur et de se refroidir plus rapidement que la ville.
Les endroits qui retiennent le plus la chaleur sont les zones industrielles, les quartiers résidentiels denses de hauteur moyenne comme ceux du sud de Tel-Aviv, et des villes telles que Bnei Brak, Ramat Gan, Bat Yam, Holon et Rehovot, révèle cette étude. Là-bas, une construction dense et le manque de végétation rafraîchissante se combinent à des surfaces sombres et imperméables qui absorbent et retiennent d’importantes quantités de rayonnement solaire au lieu de les réfléchir.
Les différences sont moins notables lorsque les zones vertes sont comparées à la partie nord de la métropole, caractérisée par une densité de population plus faible et des constructions plus aérées.
Il a également été constaté que l’intensité des îlots de chaleur se déplaçait. Sous l’influence de la brise marine méditerranéenne et des vents, la chaleur se déplace vers l’est durant la journée avant de dériver à nouveau vers l’ouest, en direction de la côte, la nuit, et ce, quelle que soit la saison.
Avec près de 60 % de sa population qui vit dans des zones urbaines, la Méditerranée figure parmi les régions les plus densément urbanisées au monde et Israël est l’un des pays les plus urbanisés du bassin méditerranéen, avec 93 % de sa population installée dans des villes, selon les chiffres 2023 du Groupe Banque mondiale publiés cette année.
L’ONU classe l’Israël comme un point chaud climatique, avec des températures qui augmentent plus vite que la moyenne mondiale en raison du changement climatique.
L’étude, basée sur des données provenant de satellites, de stations météorologiques fixes et de mesures infrarouges, a été publiée ce mois-ci dans la revue Urban Climate.
la Communauté du Times of Israël !







