À Brighton, une mobilisation contre l’antisémitisme émaillée d’échanges tendus avec des passants pro-Hamas
Un passant, qui aurait été identifié comme chercheur postdoctoral dans une prestigieuse université, aurait crié "mort à l'armée israélienne" tout en criant "baisers à Sinwar"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Une mobilisation contre l’antisémitisme organisée dimanche 6 septembre à Brighton, au Royaume-Uni, a donné lieu à des échanges tendus avec plusieurs passants manifestant leur hostilité à l’événement.
Sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux et sur le compte @fighting4novaraversisrael, les participants dansent au son de musiques festives en brandissant des drapeaux israéliens, britanniques et LGBTQ+. On peut également apercevoir des affiches proclamant : « Stop the lies, there is no apartheid » et « Stop the lies, there is no genocide » (« Arrêtez les mensonges, il n’y a pas d’apartheid », « Arrêtez les mensonges, il n’y a pas de génocide »).
Plusieurs passants, en voyant la scène, scandent alors « Free Palestine » (« Libérez la Palestine »). Les participants de la mobilisation leur répliquent notamment par « From Hamas » (« Du Hamas ») et « Come on, dance for peace! » (« Allez, dansez pour la paix ! »).
Parmi les passants ayant manifesté leur opposition à la mobilisation, l’un d’eux, qui aurait été identifié par la suite comme un chercheur postdoctoral en histoire des sciences nommé Patrick Anthony, a alors fièrement montré son t-shirt, sur lequel figurait une image du Dôme du Rocher, accompagnée d’une inscription en arabe : « Palestine ».
La personne qui filme l’échange l’interpelle : « You’ve never been there », « There is no such place » (« Vous n’y êtes jamais allé », « Un tel endroit n’existe pas »).
L’homme, accompagné de sa compagne et de leur bébé installé dans une poussette, aurait alors répondu : « Free Palestine » (« Libérez la Palestine »), avant de lancer : « Death to the IDF » (« Mort à l’armée israélienne »). Il évoque ensuite Yahya Sinwar, l’ancien chef du Hamas tué par l’armée israélienne, en faisant un signe de victoire puis en levant le poing et en disant « Kiss to Sinwar » (« baisers à Sinwar »).
Face à la caméra, on l’entend répondre à l’interpellation « Look at this, responsible parent! » (« Regardez-moi ça, quel parent responsable ! ») en désignant la poussette : « This is my human shield, dude! » (« C’est mon bouclier humain, mec ! »).
Interrogé enfin : « You’re Hamas then, are you? » (« Vous êtes donc du Hamas ? »), il semble répondre : « Yes, f*ck yes, I support Hamas » (« Oui, p*tain oui, je soutiens le Hamas »).
Selon son curriculum vitae disponible en ligne, il semble que Patrick Anthony ait fréquenté certaines des universités les plus prestigieuses, d’abord comme étudiant, puis comme enseignant. Titulaire d’un doctorat en histoire obtenu à l’université Vanderbilt, aux États-Unis, il a occupé des postes dans plusieurs institutions parmi les plus réputées d’Europe, dont les universités de Cambridge et de Munich. Il est aujourd’hui chercheur postdoctoral à l’université d’Uppsala, en Suède, l’une des plus anciennes et prestigieuses institutions académiques du pays.
la Communauté du Times of Israël !







