Selon le Qatar, les pays du Golfe ne peuvent pas compter uniquement sur les États-Unis
Les pays de la région, alliés de Washington, abritent de nombreuses bases américaines, la plus grande d'entre elles, la base aérienne d'Al-Udeid, se trouvant au Qatar
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Les pays du Golfe ne peuvent pas miser uniquement sur les États-Unis pour assurer leur sécurité et doivent renforcer leur autonomie, a estimé lundi le Qatar après six mois de guerre et les difficultés de Washington à porter un coup décisif à la République islamique d’Iran.
« Nous devons prendre conscience, dans le Golfe, qu’avoir des forces internationales dans la région, une alliance stratégique avec les États-Unis, c’est très important, mais que ce n’est pas suffisant », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, en marge du Forum Hili, plateforme régionale de dialogue stratégique.
« En matière de sécurité, l’autonomie est la seule façon d’avancer. Oui, nous avons besoin de nos partenaires. Oui, nous avons besoin de nos alliés. Mais nous ne pouvons pas nous appuyer uniquement sur eux pour notre sécurité », a-t-il poursuivi.
Le riche émirat gazier joue un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington, tout en ayant lui-même subi des attaques en provenance de l’Iran, ciblant les installations américaines et les infrastructures énergétiques du Golfe.
Les pays de la région, alliés de Washington, abritent de nombreuses bases américaines, la plus grande d’entre elles, la base aérienne d’Al-Udeid, se trouvant au Qatar.
Après six mois de conflit, les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans une impasse. Sur le terrain, les hostilités ont repris fin août tandis que l’Iran verrouille toujours le très stratégique détroit d’Ormuz et que les États-Unis imposent en retour un blocus aux ports iraniens.
En août, le Premier ministre qatari, cheikh Mohammed ben Abdulrahman al-Thani, s’est rendu à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation, après des discussions entre l’Iran et Oman, les deux pays qui bordent le détroit d’Ormuz, pour mettre en place un couloir maritime temporaire et procéder à des opérations de déminage.
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