Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux funérailles du major (Rés.) Harel Birenstock, âgé de 34 ans, commandant de compagnie de l’armée israélienne, tué hier dans l’explosion d’un engin explosif improvisé dans le sud du Liban.
Un deuxième soldat a perdu la vie dans cette explosion ; quatre autres ont été grièvement blessés.
« Mon fils aîné. Mon merveilleux garçon. Je n’arrive pas à croire que ce soit arrivé. Je ne m’y ferai jamais », a déclaré Yonat, la mère de Birenstock. « Tu as fait de moi une mère, puis une grand-mère. Tu as fondé la plus belle famille qui soit. »
Contrairement aux missions de combat précédentes, cette fois-ci, elle ne s’était pas particulièrement inquiétée pour la sécurité de son fils, a-t-elle expliqué. « Cette fois, je me suis interdit de m’inquiéter. Et la mort est venue sans même que je m’en aperçoive », a-t-elle ajouté. « Nous découvrons maintenant ce qu’est vraiment la douleur… Mon Dieu, tiens-nous la main et apprends-nous à vivre avec cette douleur qui déchire l’âme. »
Son père, Shmuel, décrit Harel comme « plein de joie, plein d’espièglerie, mais aussi extrêmement sérieux… Je tiens à te remercier pour toutes ces années où j’ai eu la chance de t’avoir à mes côtés. Tu nous as rendus plus heureux que nous n’aurions jamais pu l’imaginer, en tant que parents. Cette épreuve est un terrible test de foi pour moi. J’ai l’impression qu’un couteau me transperce le cœur. »
« La dernière fois que je t’ai conduit quelque part, c’était vers la houppa, à ton mariage. Regarde maintenant où nous t’emmenons. »
Elia, l’épouse de Birenstock, a également pris la parole : « Mon Harel, lorsque tu es parti le jour de Simchat Torah [le 7 octobre 2023], en emportant seulement quelques sous-vêtements, tu m’as serrée dans tes bras et tu m’as dit : ‘Sois forte.’ Depuis lors, j’ai essayé d’assumer ce rôle : être forte pour les enfants, être l’épouse du commandant. Mais cette fois, je ne peux plus être forte. Je n’ai plus aucune force. »