Deux réservistes tués et 4 autres grièvement blessés dans le sud-Liban
Il s'agit du major Harel Birenstock, 34 ans, commandant de compagnie au sein du 2855e bataillon de la 55e brigade et de l’adjudant-chef Tamir Vaknin, 33 ans, major dans le même bataillon
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.
Deux soldats réservistes israéliens ont été tués et quatre autres ont été grièvement blessés mercredi dans le sud du Liban où Israël affronte le groupe terroriste chiite du Hezbollah, créé et soutenu par l’Iran, a annoncé jeudi matin l’armée israélienne.
L’armée les a identifiés comme étant le major Harel Birenstock, 34 ans, commandant de compagnie au sein du 2855ᵉ bataillon de la 55ᵉ brigade, et l’adjudant-chef Tamir Vaknin, 33 ans, major dans le même bataillon.
Les deux soldats sont les premiers morts israéliens dans le sud du Liban depuis le 28 juin.
Les autres réservistes ont été transportés à l’hôpital et leurs familles ont été prévenues, a précisé l’armée.
L’état des quatre soldats gravement blessés mercredi dans le sud du Liban est désormais stable, a plus tard annoncé le Dr Asaf Miller, directeur du service de soins intensifs de l’hôpital Rambam de Haïfa.
L’un d’entre eux a pu être débranché du respirateur artificiel, a précisé le Dr Miller. Il est conscient et capable de parler avec sa famille, qui se trouve à ses côtés. Les trois autres sont toujours inconscients.
« Nous espérons que l’état des trois autres soldats blessés s’améliorera dans les jours qui viennent, et qu’ils reprendront eux aussi conscience », a-t-il ajouté.
Selon les premières observations de l’armée israélienne, mercredi vers midi, les réservistes ont pénétré dans un bâtiment à Majdal Zoun, dans le cadre d’une opération de démantèlement d’infrastructures du Hezbollah. Une explosion s’est produite alors qu’ils entraient dans le bâtiment, faisant des morts et des blessés parmi les troupes.
Suite à l’explosion, l’armée israélienne a mené des frappes contre des cibles du Hezbollah situées dans la zone.
Cette annonce fait suite aux frappes menées mercredi par Tsahal contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, après une explosion que l’armée a qualifiée de « violation flagrante » du fragile cessez-le-feu.
Peu avant de lancer ces « frappes de précision », les premières depuis le 1ᵉʳ août, Tsahal a émis son premier ordre d’évacuation visant une zone du sud du Liban depuis plusieurs semaines, appelant les habitants de Mansouri à se réfugier au moins un kilomètre au nord du village.
« En raison de la violation de l’accord de cessez-le-feu par l’organisation terroriste Hezbollah, Tsahal se voit contraint d’agir par la force contre elle », a déclaré la lieutenante-colonelle Ella Waweya, porte-parole arabophone de Tsahal.
« Toute personne se trouvant à proximité de membres, d’installations ou d’armes du Hezbollah met sa vie en danger », a-t-elle ajouté.
One person was killed and 11 wounded in an Israeli strike on Tebnine, southern Lebanon, Lebanese media reports. The area is separate from where the IDF issued an evacuation notice earlier. pic.twitter.com/bPIjVK7wiS
— Open Source Intel (@Osint613) August 5, 2026
Le ministère libanais de la Santé a indiqué qu’une personne avait été tuée et douze autres blessées lors de cette frappe, qui, selon lui, visait Tebnine, située à environ 25 kilomètres de Mansouri.
L’Agence nationale d’information, gérée par l’État, a précisé que la frappe avait touché une salle de prière située dans le cimetière de la localité.
Aucune information n’a été communiquée dans l’immédiat sur l’identité de la victime.
Plus tard dans la journée de mercredi, Tsahal a indiqué qu’un missile intercepteur avait été tiré contre une cible dont il s’est avéré par la suite qu’elle avait déjà été prise pour cible par des forces israéliennes opérant dans le sud du Liban. L’armée a ajouté que l’incident, qui fait l’objet d’une enquête approfondie, n’avait fait aucun blessé.
Par ailleurs, une quinzaine d’activistes des implantations, dont la plupart étaient de jeunes femmes, a franchi illégalement la frontière libanaise mercredi après-midi, près du village de Ghajar, selon Tsahal. Elles ont toutes été ramenées en Israël jeudi par l’armée israélienne.
Selon Tsahal, les civiles israéliennes sont arrivées dans la localité frontalière de Ghajar, ont endommagé la barrière frontalière avant de pénétrer au Liban. Les soldats et les membres de la Police des frontières dépêchés sur place les ont recherchées avant de toutes les ramener en Israël, où elles ont été remises à la police.
« Tsahal condamne fermement cet incident, qui constitue un nouveau cas d’ingérence grave dans ses activités opérationnelles et un danger pour la sécurité des troupes opérant dans la région », a déclaré l’armée.
L’armée a ajouté que « les autorités chargées de l’application de la loi sont tenues de traduire les personnes impliquées en justice afin d’empêcher ces civils de se livrer à nouveau à ce type d’actes, qui constituent une infraction pénale ».
Le groupe appartient au mouvement Uri Tzafon, une organisation sioniste religieuse qui milite en faveur de l’établissement d’implantations dans le sud du Liban, dans des secteurs qu’elle considère comme faisant partie de la terre du peuple juif.
Les membres d’Uri Tzafon ont franchi illégalement la frontière libanaise à plusieurs reprises ces derniers mois, avec le soutien de députés de la coalition.
Les autorités israéliennes ont rarement engagé de poursuites contre ces activistes des implantations, malgré leurs incursions illégales répétées au Liban, en Syrie, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Selon Tsahal, des civils libanais étaient revenus à Mansouri, située à environ dix kilomètres au nord de la frontière israélienne, pendant le cessez-le-feu, sous la protection de l’armée libanaise, qui avait également installé un barrage routier dans le secteur en violation des accords.
La municipalité de Mansouri avait annoncé le 22 juin que les habitants pouvaient regagner leurs foyers, tout en leur demandant d’éviter la partie de la localité située dans la « zone de sécurité » instaurée par Israël dans le sud du Liban.
Mansouri a été visée par plusieurs frappes israéliennes et tirs d’artillerie ces dernières semaines, malgré le cessez-le-feu du 26 juin. Selon Tsahal, le village avait été évacué afin d’assurer la sécurité des habitants, les opérations militaires s’y poursuivant.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué mardi que plus de 800 000 personnes déplacées par les combats au Liban avaient commencé à regagner leur domicile à la faveur de la récente accalmie des violences, même si plus de 360 000 d’entre elles restaient déplacées.
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