Un Irano-américain juif condamné à la prison à Téhéran pour une visite en Israël
Hekmati, qui a immigré aux États-Unis à l'âge de 13 ans, a été condamné fin août à une peine de quatre ans de prison, réduite de moitié en septembre
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JTA — Un homme juif, à la double nationalité irano-américaine, a été condamné à une peine de prison en Iran pour s’être rendu en Israël il y a 13 ans afin d’assister à la bar-mitsva de son fils, ont révélé les membres de sa famille.
Kamran Hekmati, 70 ans, originaire de Great Neck, Long Island, où vit une importante communauté juive persane, s’était rendu en Iran au mois de mai pour ce qui devait être une brève visite.
Mais au mois de juillet, il avait été arrêté et envoyé à la prison d’Evin à Téhéran, ont déclaré ses proches au New York Times, qui a rapporté pour la première fois jeudi l’emprisonnement de Hekmati.
Cette prison tristement célèbre avait été fortement endommagée pendant la guerre de 12 jours qui avait opposé Israël à l’Iran, au mois de juin dernier. Immédiatement après la guerre, l’Iran avait arrêté 35 membres des communautés juives de Téhéran et de Shiraz, les accusant d’avoir eu des contacts avec Israël.
Il est difficile de dire si Hekmati a figuré parmi eux. Mais les autorités iraniennes ont réalisé qu’il détenait un passeport iranien, même s’il avait émigré aux États-Unis lorsqu’il était enfant et qu’il avait enfreint une loi interdisant aux Iraniens de se rendre en Israël. (L’Iran ne reconnaît pas la double nationalité.)
Au mois d’août, il a été condamné à quatre ans de prison par le tribunal révolutionnaire islamique iranien. Sa peine a été réduite à deux ans au mois de septembre, et l’avocat de sa famille a déposé un recours en appel pour obtenir sa libération pour raisons humanitaires, car il est atteint d’un cancer, selon le journal.
« Kamran était celui qui maintenait la cohésion de la famille. Il était toujours là pour tout le monde, son épouse, ses enfants, tous ses proches, tous ceux qu’il rencontrait en Iran », a dit Shohreh Nowfar, la cousine de Hekmati, au New York Times. « Il est tellement ironique que le pays qu’il aimait tant et qu’il essayait d’aider l’ait maintenant emprisonné. »
La famille de Kamran Hekmati était arrivée aux États-Unis plusieurs années avant la révolution iranienne de 1979, qui avait poussé des dizaines de milliers de Juifs iraniens à fuir vers les États-Unis et Israël. Aujourd’hui, l’Iran compte environ 8 000 Juifs qui sont autorisés à pratiquer leur religion, mais qui n’ont pas le droit d’avoir des contacts avec Israël ni de manifester leur soutien à ce pays.
Hekmati est actuellement l’un des quatre citoyens américains détenus dans une prison iranienne, mais il semble être le premier cas d’arrestation d’un Juif américain par le pays ces dernières années. L’Agence de presse des militants des droits de l’homme en Iran, affiliée à l’ONG Human Rights in Iran, a rapporté au mois de juillet qu’un deuxième Juif américain avait également été emprisonné puis libéré sous caution.
« Le régime iranien a de lourds antécédents de détentions injustes et abusives de citoyens d’autres pays », a noté le département d’État américain dans un communiqué au Times. « L’Iran doit libérer ces personnes immédiatement ».
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