Pour tous ceux qui pourraient penser que la Knesset d’Israël est la demeure de la diplomatie et des bonnes manières, cette vidéo d’une altercation qui a eu lieu à la réunion de à la commission des Lois de la Knesset lundi vous prouvera le contraire.

Les étincelles commencent à voler à environ une minute après le début de la vidéo lorsqu’une discussion sur un projet de loi controversé visant à permettre l’expulsion des législateurs qui se conduisent mal a déraillé et s’est transformée en un concours de cris.

En tant que président de la commission, Nissan Slomiansky tente tant bien que mal à garder le contrôle et commence à expulser des députés.

Plusieurs députés ont commencé à faire valoir leur point de vue, conformément aux règles du désordre.

Parmi ceux expulsés de la réunion, il y a les députés de la Liste arabe unie Dov Khenin et Abdullah Abu Arrouf. Ce dernier a frappé à plusieurs reprises du poing et a déclaré que la loi ne passera pas avant d’être escorté en dehors de la salle.

Quelques heures après l’accrochage, le député de HaBayit HaYehudi, Nissan Slomiansky, a défendu le projet de loi sur la suspension. Il a affirmé que le projet de loi ne cherchait pas à seulement viser les députés arabes mais, a-t-il ajouté, la démocratie « doit avoir des lignes rouges ».

Il a aussi ajouté que les députés qui disent qu’ils sont contre la terreur mais qui « soutiennent le terrorisme » se parjurent.

Assis aux côtés de Slomiansky dans les studios de la Deuxième chaîne, le chef de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, qui a plus tôt menacé de quitter la Knesset si la mesure passait, a affirmé que les législateurs de la coalition incitaient à la haine contre les députés arabes et le peuple arabe et cherchaient à expulser ceux qui veulent vivre dans la coexistence.

Il a également rejeté l’affirmation que la mesure ne cherche pas à viser les Arabes et a accusé le Shin Bet de donner des ordres pour assassiner « les dirigeants palestiniens. »

Lorsque Slomiansky a affirmé que les députés arabes sont les bienvenus à la Knesset, à moins qu’ils ne soutiennent la terreur, Odeh l’a accusé de « soutenir la plus grande terreur, l’occupation. »