L’armée israélienne a commencé à bâtir un mur de terre le long de la frontière avec le Liban pour entraver les potentielles attaques du groupe terroriste chiite Hezbollah.

La barrière de 11 kilomètres de long est construite sur une falaise au nord-ouest de la Galilée pour contrer l’infiltration de terroristes du Hezbollah dans les communautés israéliennes situées à la frontière, a rapporté la Deuxième chaîne mardi.

La barrière devrait encore être prolongée à l’avenir, selon le rapport.

« Nous entreprenons une importante initiative d’ingénierie, créons des obstacles sur le terrain pour notre défense, » a déclaré le colonel Alon Mednes, commandant de la brigade Baram en charge de la partie occidentale de la frontière Nord à la station de télévision. « Si et quand l’ennemi décide d’attaquer, il devra nous affronter nous, mais également le terrain. »

« La crête est également une bonne base d’offensive [israélienne] », a ajouté Mednes.

L’armée israélienne, contactée par le Times of Israel, n’a fait aucun commentaire immédiat sur le rapport.

Les craintes israéliennes devant les capacités de missiles à longue portée du Hezbollah ont été récemment renforcées par des inquiétudes sur des invasions terrestres, après des plaintes d’habitants de communautés frontalières sur des bruits souterrains, peut-être des tunnels creusés par le Hezbollah.

L’armée israélienne a foré dans le village frontalier de Zarit en janvier, mais n’a mis au jour aucune activité clandestine.

Le Hezbollah a perpétré un certain nombre d’attaques transfrontalières au cours des dernières années.

En janvier, deux soldats ont été tués lorsque des missiles antitanks ont frappé leurs véhicules circulant près de la frontière.

Le 7 octobre 2000, le groupe terroriste a attaqué une patrouille israélienne près du mont Dov dans la région du Hermon, tuant les soldats de Tsahal Benny Avraham, Adi Avitan et Omar Sawaed et emportant leurs corps au Liban.

Une attaque similaire près du moshav Zarit en juillet 2006, dans laquelle Ehud Goldwasser et Elad Regev ont été tués et leurs corps enlevés, a incité Israël à lancer la deuxième guerre du Liban.