2 Juifs américains arrêtés en Iran pour espionnage au profit d’Israël en pleine guerre
Les hommes rendaient visite à leur famille lorsque "Rising Lion" a été lancée ; des efforts sont en cours pour obtenir leur libération, ainsi que celle de 3 Juifs locaux
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Deux ressortissants américains figurent parmi les quelques 35 Juifs arrêtés en Iran pour espionnage au profit d’Israël, à la suite de la guerre de douze jours qui s’est déroulée le mois dernier, a rapporté dimanche la chaîne publique Kan.
Les deux hommes, qui vivent tous deux aux États-Unis, se trouvaient en Iran pour rendre visite à leur famille lorsque la guerre de douze jours a éclaté, avec les frappes israéliennes sur l’Iran.
« Ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment », a déclaré dimanche une source proche des efforts visant à obtenir leur libération, citée par la chaîne publique Kan et Ynet.
Quelque 35 membres de la communauté juive auraient été arrêtés à la fin de la guerre, soupçonnés d’entretenir des liens avec Israël. Tous, sauf cinq, ont depuis été libérés, selon les informations disponibles.
L’un des citoyens, qui a la double nationalité américaine et iranienne, vit à Los Angeles. Il a été libéré sous caution il y a quelques jours.
L’autre, qui est toujours détenu, vit à New York depuis au moins trente ans, d’après les informations disponibles.
Les trois autres Juifs détenus ont été arrêtés pour avoir publié ou aimé des messages contre le régime sur les réseaux sociaux, selon Ynet.
Homayoun Sameyah Najaf Abadi, le représentant juif au Parlement iranien, a déclaré samedi qu’il avait rencontré le chef du corps judiciaire du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, chargé de ces affaires, et qu’il était parvenu à un accord pour la libération de la plupart des détenus.
Najaf Abadi a déclaré que toutes les accusations d’espionnage portées contre les détenus avaient été rejetées.
« Nous espérons que les problèmes restants seront bientôt résolus grâce à la poursuite de la coopération », a-t-il déclaré, selon Ynet. Le reportage ne précise pas quels détenus seront libérés et lesquels resteront en prison.
Les arrestations de membres de la communauté juive ont eu lieu à Téhéran, à Shiraz et dans la province d’Alborz.
Les autorités iraniennes traquent les collaborateurs présumés d’Israël depuis les frappes israéliennes contre l’Iran et le bombardement des installations nucléaires du pays par les États-Unis.
Un ancien dirigeant de la communauté juive iranienne, qui a souhaité garder l’anonymat par crainte pour ses contacts en Iran, avait précédemment déclaré que les autorités iraniennes vérifiaient les téléphones portables des personnes arrêtées à la recherche d’enregistrements d’appels vers Israël.
Il avait également indiqué que la plupart des Juifs iraniens ont de la famille en Israël.
Bien que tout lien avec Israël soit interdit, les appels téléphoniques aux membres de la famille étaient tolérés par le passé, a-t-il déclaré. À la suite de la guerre avec Israël, les autorités ont considérablement durci leur politique.
Outre les membres de la communauté juive, plus de 700 autres personnes ont été arrêtées par les autorités depuis le 13 juin, date à laquelle Israël a lancé l’Opération « Rising Lion » en Iran.
Israël affirme que son opération de grande envergure contre les principaux dirigeants du CGRI, les scientifiques nucléaires, les sites d’enrichissement d’uranium et le programme de missiles balistiques était nécessaire pour empêcher la République islamique, qui a juré de détruire l’État juif, de se rapprocher de la fabrication d’armes atomiques.
Après douze jours de combats, au cours desquels les États-Unis ont également frappé trois sites nucléaires iraniens, Washington a négocié un cessez-le-feu.
Cette vague d’arrestations survient alors que les autorités israéliennes se félicitent de la profonde pénétration de leurs services de renseignement en Iran pour planifier leur attaque, y compris des images affirmant montrer des agents lançant des drones depuis l’intérieur de l’Iran.
Cependant, Israël n’a jamais recruté d’agents au sein de la communauté juive iranienne, étroitement surveillée, qui compte aujourd’hui environ 10 000 personnes.
Avant la révolution de 1979 qui a porté au pouvoir le régime islamique iranien, cette communauté comptait plus de 80 000 personnes. Ses membres ont généralement conservé la liberté de pratiquer leur religion et de s’organiser en communauté, notamment en gérant leurs propres écoles et institutions sociales.
Ils restent libres d’émigrer, même si le transfert de leurs biens peut poser problème.
Ceux qui restent vivent avec diverses formes de discrimination juridique imposées par la charia, la loi religieuse islamique, à tous les non-musulmans en Iran, ainsi qu’avec une discrimination sociale qui leur interdit d’accéder à certains postes dans l’administration ou l’armée.
la Communauté du Times of Israël !







