« Conseil de Paix » : Les Émirats arabes unis et Bahreïn acceptent l’invitation de Trump
Les Émirats arabes unis et Bahreïn font partie des principaux alliés de Washington au Moyen-Orient, et sont parmi les seuls pays à avoir normalisé leurs relations avec Israël
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Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont annoncé mardi leur intention de rejoindre le « Conseil de Paix » que Donald Trump souhaite créer pour œuvrer au règlement des conflits dans le monde, en concurrence avec l’ONU.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué mardi que le président émirati, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, « a accepté l’invitation des États-Unis à rejoindre le Conseil de Paix », un organe dont le siège permanent est fixé à un milliard de dollars, selon une « charte » dont l’AFP a obtenu une copie.
Cette décision « reflète l’importance de la mise en œuvre totale du plan de paix en vingt points du président Donald Trump pour Gaza, qui est essentiel pour la mise en œuvre des droits légitimes du peuple palestinien », d’après le ministère.
La ministre d’État à la coopération internationale des Émirats arabes unis, Reem al-Hashimy, devrait également siéger dans un sous-comité de l’organisation.
Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, a également « accepté l’invitation du président Donald Trump », selon le ministère des Affaires étrangères à Manama, qui a salué les efforts américains pour « établir une paix durable dans le monde ».
Le « Conseil de Paix » avait initialement été conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Cependant, le projet de « charte », qui accorde des pouvoirs très étendus à Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de l’enclave – dont il est nullement pention dans le texte – : il s’agit de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.
Il semble ainsi en faire un véritable substitut aux Nations unies, ce qui suscite des critiques de la part de certains alliés des États-Unis, dont la France.
Les Émirats arabes unis et Bahreïn font partie des principaux alliés de Washington au Moyen-Orient, et sont parmi les seuls pays à avoir normalisé leurs relations avec Israël, sous l’impulsion du président Trump durant son premier mandat, en 2020.
Ils ont été vivement critiqués dans la région pour ce rapprochement avec Israël, surtout depuis qu’a éclaté la guerre dans la bande de Gaza par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, où les deux pays ont fourni de l’aide humanitaire.
Cette décision émiratie intervient par ailleurs sur fond de tensions avec l’Arabie saoudite voisine, qui cherche également à gagner les faveurs de Washington et à obtenir des promesses d’investissements ou d’autres accords commerciaux.
De son côté, Ryad n’a pas indiqué s’il comptait rejoindre le « Conseil de Paix ».
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