Des officiers de l’armée du Maroc arrivent en Israël pour rejoindre la future force internationale à Gaza
Selon un responsable du Conseil de Paix, le groupe contribuera à la mise en place de l'ISF et apportera son expertise, bien que peu de progrès aient été réalisés concernant son déploiement et la mise en œuvre du plan Trump
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Des officiers de l’armée marocaine, dont le déploiement avait été annoncé en février, sont arrivés en Israël pour rejoindre une force internationale naissante destinée à la bande de Gaza, a déclaré mardi le Conseil de Paix du président américain Donald Trump.
Un responsable du Conseil de Paix a par ailleurs déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que le contingent était arrivé le 18 juin au quartier général de la Force internationale de stabilisation (ISF), dans le sud d’Israël.
Ce contingent devrait contribuer à la mise en place de la structure globale de la force et apporter son expertise dans plusieurs domaines, notamment le maintien de l’ordre, a précisé ce responsable.
Il a confirmé la présence de quatre officiers marocains, sans toutefois préciser si le contingent en comptait d’autres.
« Leur arrivée renforce l’effort international visant à soutenir la population de Gaza », a déclaré le Conseil de Paix sur le réseau social X.
En février, le Maroc s’était engagé à déployer des policiers et du personnel militaire dans la bande de Gaza, devenant ainsi le premier pays arabe à le faire publiquement.
Mi-janvier, Washington avait annoncé le lancement de la deuxième phase du plan Trump pour Gaza, visant à mettre fin à la guerre déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël.
Dans les faits, peu de progrès concrets ont toutefois été réalisés dans la mise en œuvre de cette phase et dans le déploiement de l’ISF à Gaza.
Le plan Trump, approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, a conduit à l’instauration d’un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre.
Sa deuxième phase prévoit un retrait progressif d’Israël de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement de l’ISF, un projet qui a fait l’objet d’annonces et de discussions répétées mais qui ne s’est pas encore concrétisé.
Fin février, le Hamas s’est déclaré ouvert à la présence d’une telle force dans la bande de Gaza, à condition qu’elle ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’enclave.
En 2007, le Hamas avait pris le contrôle de Gaza à l’issue d’un coup d’État sanglant, chassant – sauvagement – le parti du dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), le Fatah. Les deux factions sont restées en conflit depuis lors, malgré de nombreuses tentatives de réconciliation.
Israël affirme désormais contrôler au moins 60 % de la bande de Gaza, contre un peu plus de la moitié lors de son retrait, le premier jour du cessez-le-feu. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué le mois dernier qu’il avait ordonné à l’armée de s’emparer de 70 % du territoire.
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement, presque quotidiennement, de violer le cessez-le-feu, alors que les efforts pour mettre fin définitivement à la guerre sont au point mort.
Selon le ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas, au moins 1 027 personnes seraient mortes depuis le début du cessez-le-feu. Ces chiffres, publiés par le groupe terroriste, sont invérifiables et ne font pas la distinction entre civils et terroristes. Israël affirme réagir aux violations du cessez-le-feu, notamment en déjouant les plans de terroristes visant à attaquer ses troupes.
L’armée israélienne indique avoir perdu cinq de ses soldats au cours de la même période.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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