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Des otages ont marqué chaque fête juive pendant leur captivité à Gaza

L'ex-otage Liri Albag a raconté comment "le Hamas a essayé de nous empêcher de célébrer les fêtes juives ; nous l'avons fait quand même"

L'ex-otage Liri Albag, rentrant chez elle dans le moshav Yarhiv après être sortie de l'hôpital, le 5 février 2025. (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)
L'ex-otage Liri Albag, rentrant chez elle dans le moshav Yarhiv après être sortie de l'hôpital, le 5 février 2025. (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)

L’ex-otage du Hamas, Liri Albag, a raconté comment elle, aux côtés de sa camarade Agam Berger, avait célébré chaque fête juive tout au long des quinze mois de captivité à Gaza, malgré les tentatives du groupe terroriste palestinien pour les en empêcher.

Lors d’une rencontre avec Shaï Graucher, responsable du groupe Standing Together qui vient en aide aux anciens familles des victimes de la guerre et aux otages, qui a été retransmise mercredi soir par la chaîne N12, Albag a expliqué qu’elle et Berger, avaient tenté de célébrer autant de fêtes juives que possible, malgré les tentatives de leurs geôliers pour les en empêcher.

« Nous nous sommes même disputées avec eux parce qu’ils n’acceptaient pas d’éteindre la lumière le jour de Kippour » (jour où les Juifs pratiquants ne consomment pas d’électricité, y compris pour allumer ou éteindre les lumières).

« Nous leur avons donc dit : ‘Très bien, tant pis pour vous si l’électricité est gaspillée, laissez-la allumée.’ Et, c’est finalement ce qu’ils ont fait. Nous leur avons dit qu’ils se plaignaient tout le temps du manque d’eau et d’électricité, mais que nous n’allions pas éteindre la lumière. Ne voulant pas participer aux traditions juives, ils l’ont laissé allumée. »

Albag a déclaré que ces deux otages avaient fabriqué des décorations pour la fête de Souccot, qu’elles avaient demandé du miel et une carotte pour Rosh HaShana, et qu’elles avaient jeûné le 9 du mois de Av.

Pour Hanoukka, elles ont demandé des bougies, mais ont reçu des bâtons de colle chaude à la place. Lorsqu’elles ont fait remarquer que ce n’était pas des bougies, leurs bourreaux leur ont donné une bougie électrique à pile, qu’elles ont utilisée, se disant : « Au moins, nous avons allumé quelque chose. »

Avant Pessah, Albag a caché aux terroristes qu’elle préparait une Haggadah pour le Seder : « Et la veille de la fête, nous nous sommes assises à table et j’ai apporté la Haggadah que j’avais confectionnée, et Agam et moi avons célébré la fête. »

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