Les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset accusent l’armée de ne pas avoir fourni aux réservistes l’équipement qui leur est nécessaire.
« Il y a eu récemment une vague de demandes de renseignements de la part de réservistes qui ont souligné des déficiences. C’est une situation qui ne peut pas durer », a déclaré le président de la commission Yuli Edelstein lors d’une audition.
« Nous, au sein de la commission, avons une responsabilité majeure dans ce dossier. Nous approuvons chaque fois les convocations d’urgence, mais nous ne pouvons pas continuer à le faire tout en recevant des demandes de renseignements sur le manque d’équipement de base », a-t-il déclaré.
Même si l’attaque du 7 octobre a laissé « Tsahal non préparée à équiper correctement les soldats de réserve, un an après le début de la guerre, il n’existe toujours pas de solutions satisfaisantes pour les soldats » qui reçoivent des ordres de convocation d’urgence, déclare le député de Yesh Atid Moshe Tur-Paz. « Le sang des réservistes n’est pas moins rouge » que celui de ceux qui effectuent le service obligatoire, dit-il.
Le général de brigade Moti Mizrahi, qui dirige la division logistique de Tsahal, a déclaré au comité : « Nous apprenons, nous nous améliorons » et l’approche de l’armée sur cette question « évolue constamment ».
« Le dénominateur commun pour nous tous est que nous sommes d’accord sur le fait que les réservistes méritent tout », dit-il. « Lorsqu’il y a un grand nombre de recrues, il y en aura toujours quelques-uns qui ne recevront pas [tout], mais nous répondons à chaque demande que nous recevons. Nous avons également ouvert une hotline que vous pouvez contacter afin d’obtenir une réponse à tout problème. »
Aucun soldat en manœuvre ne partira sans gilet pare-balles en céramique, ajoute un autre représentant de Tsahal.
Témoignant devant le comité, un officier de réserve a déclaré que ses troupes combattaient avec le même équipement de protection que celui utilisé par Tsahal lors de la première guerre du Liban en 1982. « Le confort est considéré comme un privilège, mais lorsque vous portez un casque pendant quatre mois, ce n’est pas un privilège », dit-il.