Jacob Bardugo, 11e sur la liste du Likud, dope son influence au maximum
Le commentateur pro-Netanyahu a longtemps évolué dans l’entourage du Premier ministre, mais là c'est un tout autre niveau
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Parmi les nombreux hommes politiques de renom figurant en tête de la liste du Likud, le visage – ou la voix – le plus familier est peut-être celui d’une personnalité qui n’a jamais occupé de mandat politique, mais qui n’en exerce pas moins une influence considérable dans les milieux de droite.
Proche confident du Premier ministre Benjamin Netanyahu et commentateur politique de premier plan pour la Quatorzième chaîne pro-gouvernement et la station de radio Galey Israel, Jacob Bardugo, 61 ans, s’est imposé depuis des années comme l’un des plus fervents défenseurs du Premier ministre dans les médias.
Aujourd’hui, après des décennies à s’exprimer sur la politique israélienne sans jamais avoir été élu, Bardugo s’apprête à passer du statut d’analyste à celui de législateur à part entière. Classé 11ᵉ sur la liste du Likud, devant une multitude de législateurs et de ministres chevronnés, Bardugo est pratiquement assuré d’obtenir un siège à la prochaine Knesset, à condition que les prévisions donnant environ 20 sièges au Likud se révèlent ne serait-ce qu’approximativement exactes.
Bardugo a décroché cette place convoitée non pas grâce aux primaires du Likud, mais grâce à Netanyahu, qui s’est vu attribuer des pouvoirs sans précédent pour désigner environ un tiers des 30 premiers candidats du Likud. Alors que les électeurs des primaires du Likud ont rempli leurs bulletins de vote de politiciens chevronnés, Netanyahu a utilisé les places qui lui étaient réservées pour faire entrer de nouveaux visages, notamment Bardugo et Talik Gvili, la mère de Ran Gvili, otage assassiné le 7-Octobre, qui occupera la 9ᵉ place sur la liste générale du Likud.
Ce classement élevé fait de Bardugo non seulement un candidat assuré d’entrer à la Knesset, mais également un ministre potentiel, président de commission ou titulaire d’un poste d’influence équivalent, bien qu’il soit un nouveau venu dans la fonction publique.
« Il est surprenant que Netanyahu ait décidé de le placer si haut dans la hiérarchie du Likud », a déclaré Gayil Talshir, maître de conférences en sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem.
Selon Talshir, l’ascension de Bardugo reflète le déclin de l’importance des primaires, qui constituaient autrefois un tremplin essentiel pour la mobilité politique ascendante.
« Ce n’est pas ainsi que fonctionne Netanyahu », a déclaré Talshir. Elle a fait valoir que le Premier ministre favorisait de plus en plus des personnalités en fonction de leur loyauté personnelle à son égard.
« Au cours de la dernière décennie, Bardugo a été l’une des personnes les plus proches de Netanyahu », a poursuivi Talshir.
L’annonce selon laquelle Netanyahu confiait ce poste influent à un apparatchik a suscité de vives critiques tant à l’extérieur qu’au sein même du Likud.
« Netanyahu a transformé le glorieux Likud en un lieu où les flagorneurs et les porte-parole obtiennent des postes en or », a écrit Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, sur le réseau social X, en accompagnant son message d’une vidéo de campagne compilant certaines des remarques les plus controversées de Bardugo et le présentant comme un proche de Netanyahu opposé à l’unité nationale.
Parmi les extraits compilés, on peut entendre Bardugo critiquer le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, ainsi que l’état-major général, qu’il qualifie de « principaux adversaires du gouvernement ». Dans un autre extrait, le commentateur fait l’éloge de Netanyahu et de sa conduite pendant la guerre, déclarant : « Le Premier ministre est au sommet de sa forme ces jours-ci… il a fière allure et sait se montrer divertissant. »
Plusieurs personnalités du Likud ont également critiqué discrètement ce choix, avertissant que la rhétorique grossière de Bardugo et ses attaques incessantes contre ceux qu’il considère comme les ennemis de Netanyahu, du chef d’état-major de Tsahal au parquet, ne feront qu’éloigner les électeurs modérés du parti.
Un haut responsable du Likud a déclaré au site d’information Ynet qu’il était « assez clair » que Bardugo serait nommé à un poste ministériel de haut rang si Netanyahu formait le prochain gouvernement, une perspective qui « ne passe pas très bien » au sein du parti. Plusieurs députés du Likud seraient impatients de régler leurs comptes avec Bardugo après des années de tensions et de vives critiques publiques de la part du commentateur.
Selon Ynet, Netanyahu a fini par se ranger du côté des membres de sa famille qui faisaient valoir que, compte tenu du résultat serré attendu aux élections, il avait besoin de fidèles inconditionnels issus du cœur de sa base politique.
L’homme de Netanyahu pour ce poste
Selon Raviv Drucker, commentateur politique de la Treizième chaîne, Netanyahu a nommé son homme de confiance sur la liste à l’issue de négociations qui se sont prolongées jusqu’à la veille de la date limite de dépôt de la liste du Likud, Bardugo faisant pression pour obtenir une place en tête de liste et un poste au gouvernement.
Netanyahu a finalement estimé qu’il « n’avait pas d’autre choix » que de satisfaire un homme qui avait « fait tout ce qu’il voulait et même plus », a déclaré Drucker à la radio 103FM, ajoutant que Bardugo s’était mis en tête de devenir soit ministre de la Justice, soit ministre des Communications.
יעקב ברדוגו – ברוך הבא לליכוד! pic.twitter.com/qLxZG5VgBJ
— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) September 8, 2026
« Si Netanyahu forme un gouvernement, Bardugo sera sans aucun doute ministre », a-t-il prédit.
« Je pense que c’est une véritable erreur », a commenté Drucker à propos de la décision d’accorder la première place à Bardugo.
Le cabinet du Premier ministre a renvoyé les questions concernant Bardugo au Likud. Un porte-parole du parti n’a pas répondu aux demandes de commentaires. Bardugo n’a pas non plus répondu lorsque le Times of Israel l’a contacté.
La perspective de voir Bardugo devenir ministre est toutefois loin d’être assurée, les récents sondages montrant que le bloc de Netanyahu est bien loin des 61 sièges à la Knesset nécessaires pour former un gouvernement majoritaire.
Bardugo a ouvertement manifesté son intérêt pour le ministère de la Justice, mais des articles parus récemment dans les médias israéliens indiquent que le poste de ministre des Communications semble plus probable.
Des sources au sein du Likud ont déclaré à Haaretz la semaine dernière que Netanyahu envisageait de confier ce portefeuille à Bardugo s’il formait le prochain gouvernement.
Lors d’une réunion à huis clos, Netanyahu aurait déclaré qu’il souhaitait un ministre assertif, capable de remodeler le paysage médiatique israélien, laissant entendre son insatisfaction à l’égard de l’actuel ministre des Communications, Shlomo Karhi.
Une telle nomination placerait Bardugo – jusqu’à présent l’un des animateurs les plus influents politiquement, mais aussi les plus clivants, du pays – à la tête d’un ministère doté de pouvoirs étendus sur le secteur des médias.
Bardugo est loin d’être la première personnalité politique israélienne à passer des médias à la Knesset ; les Israéliens n’ont guère de scrupules quant au flou qui peut exister entre journalisme et politique.
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, était présentateur d’un journal télévisé très en vue avant de fonder Yesh Atid. Boaz Bismuth, député (Likud), était rédacteur en chef d’Israel Hayom, le journal le plus diffusé du pays ; la députée Merav Michaeli, qui dirigeait le parti Avoda avant sa fusion avec HaDemocratim, était auparavant présentatrice de télévision et chroniqueuse pour Haaretz.
Ce qui distingue toutefois Bardugo, c’est sa loyauté indéfectible envers Netanyahu et son influence au sein du cercle restreint du Premier ministre : il le défend devant les caméras et aide le chef du Likud à négocier des accords dans les coulisses de la Knesset.
Cette loyauté ne s’étend toutefois pas au reste du parti. Bardugo a en effet critiqué Karhi, qui a mené une vague de modifications réglementaires radicales dans le secteur, notamment des changements qui, selon ses détracteurs, politiseraient le financement de l’audiovisuel public et favoriseraient les médias pro-gouvernement, dont la Quatorzième chaîne de Bardugo.
La Knesset a adopté une partie de cette réforme controversée peu avant sa dissolution en juillet, mais la Haute Cour de justice a depuis gelé la législation, examinant actuellement des recours affirmant que la loi porterait gravement atteinte à la neutralité politique des médias d’information audiovisuels.
Plus tôt cette année, Karhi s’en est pris à Bardugo pour s’être opposé à cette mesure, l’accusant de n’être « ni de droite, ni fiable ». Selon lui, cette personnalité des médias s’était alliée au député David Bitan (Likud), qui avait empêché le projet de loi sur les médias d’avancer au sein de la commission des Affaires économiques de la Knesset.
Mais bien qu’il se soit imposé comme l’un des détracteurs les plus virulents de la droite à l’égard du projet de réforme des médias, l’opposition de Bardugo se limitait à « des aspects très spécifiques du plan de Karhi », selon Ayala Panievsky, chercheuse spécialisée dans les médias à l’université City St. George’s de Londres.
« Ce n’est pas comme s’il se souciait de la liberté de la presse », a-t-elle expliqué.
« Ce qu’il n’appréciait pas et ce sur quoi il s’est vivement exprimé, ce sont les aspects du plan de Karhi qui auraient pu affecter la Quatorzième chaîne. »
Dans une tribune publiée en décembre 2025 sur la Quatorzième chaîne, Bardugo a fait valoir que la loi, bien que les détracteurs la présentent comme une aubaine pour les médias conservateurs, allait en réalité « aggraver la situation des médias de droite ». Il s’était toutefois abstenu de préciser quelles dispositions, selon lui, causeraient ce préjudice.
Dans le même temps, Bardugo a reproché à Karhi de ne pas aller assez loin sur d’autres points. Il a accusé le ministre des Communications de ne pas avoir réussi à rassembler une majorité à la Knesset pour fermer la chaîne publique Kan, que Karhi avait cherché à fermer ou à privatiser.
« Karhi n’était pas toujours en phase à 100 % avec la vision de Netanyahu, car il entretient également des liens avec la communauté juive orthodoxe », a expliqué Panievsky, faisant référence aux considérations politiques et réglementaires impliquant les partis haredim et les médias, qui ont parfois compliqué les efforts de Karhi pour faire avancer la réforme.
« Ce n’est pas quelque chose que l’on devrait s’attendre à voir de la part de Bardugo s’il venait à occuper ce poste. Il est à 100 % en phase avec Netanyahu. »
Talshir interprète de la même manière la nomination éventuelle de Bardugo comme une tentative de confier directement à un confident de longue date de Netanyahu la responsabilité d’un projet que le gouvernement a jusqu’à présent eu du mal à mener à bien.
« Bardugo est là pour faire le travail lui-même », a affirmé Talshir.
« Netanyahu et Bardugo pensaient pouvoir y parvenir par l’intermédiaire de [Karhi en tant que] proxy », a-t-elle ajouté.
« De leur point de vue, cela a complètement échoué… Ils veulent mener à bien la prise de contrôle des médias publics en Israël. »
Un homme de l’ombre
Bien qu’il n’ait jamais occupé de mandat électif, Bardugo n’est pas un novice en politique. Originaire de Lod et avocat de formation, il a d’abord fait ses débuts dans l’entourage de David Levy, ancien poids lourd du Likud et rival de Netanyahu, en rejoignant le parti Gesher de Levy et en se présentant sans succès à la Knesset sur la liste commune Likud-Gesher-Tzomet en 1996. Il a ensuite occupé les fonctions d’émissaire de Levy lors des négociations avec les Palestiniens et de PDG de Mifal HaPais, la loterie nationale israélienne, avant de se tourner vers le commentaire politique.
Bardugo s’est fait connaître sur la radio de l’armée, Galei Tsahal, où il est devenu l’une des voix de droite les plus en vue de la station, avant d’être écarté de son journal télévisé quotidien de 17 h en 2022. Netanyahu avait dénoncé cette éviction comme une tentative de faire taire la droite, et Bardugo est ensuite devenu l’un des principaux commentateurs de la Quatorzième chaîne et de Galei Israel.
« Bardugo a joué un rôle déterminant dans l’essor de la Quatorzième chaîne », a déclaré Panievsky à propos de cette chaîne conservatrice et pro-Netanyahu qui, aujourd’hui, est la deuxième chaîne d’information la plus regardée en Israël après la chaîne N12.
L’observatoire des médias « The Seventh Eye » est allé jusqu’à la qualifier de « chaîne de propagande explicite au service d’un seul homme politique : le Premier ministre Benjamin Netanyahu ».
Une étude publiée en août et co-rédigée par Panievsky a révélé que la Quatorzième chaîne ne répondait à aucun des quatre critères utilisés par les chercheurs pour évaluer le respect des normes journalistiques. Après avoir analysé 275 reportages diffusés en 2024, ils ont constaté que 40,4 % d’entre eux reprenaient les messages du cabinet du Premier ministre sans examen critique ni mise en perspective journalistique, qu’un tiers contenait des allégations fausses et réfutables, et qu’aucun reportage ne critiquait Netanyahu.
Bardugo était déjà un fervent défenseur de Netanyahu lorsqu’il travaillait à Galei Tsahal. Sur la Quatorzième chaîne, il a pu amplifier ces arguments, sans rencontrer pratiquement aucune opposition.
Bardugo s’est servi de sa tribune pour critiquer ouvertement des personnalités considérées comme des menaces pour le gouvernement Netanyahu, l’une des plus en vue étant la procureure générale, Gali Baharav-Miara.
Dans une tribune publiée en février sur la Quatorzième chaîne, Bardugo a accusé Baharav-Miara de mener une « guerre totale contre le gouvernement dûment élu », affirmant que son refus « d’aider le gouvernement à mettre en œuvre ses politiques » « sapait les fondements de la démocratie ». Baharav-Miara s’est opposée à plusieurs initiatives législatives phares du gouvernement, notamment à son projet très controversé de refonte judiciaire, et a refusé de défendre le gouvernement lors de procédures devant la Haute Cour de justice concernant certaines de ses politiques et lois.
Ses commentaires ont une réelle influence dans la sphère politique, ce qui lui confère une combinaison rare : un poids considérable et une tribune d’une grande portée.
« Même lorsqu’il était une personnalité des médias, il était déjà un acteur politique de premier plan », a déclaré Panievsky.
Selon Kan, Bardugo a passé des heures dans le bureau de Netanyahu au lendemain du 7-Octobre et a joué un rôle clé dans l’entrée du parti Tikva Hadasha de Gideon Saar au gouvernement en 2024, en transmettant des messages entre Saar et Netanyahu et en rencontrant les deux hommes. Depuis le plateau, il est resté discret sur son rôle, tout en qualifiant Saar de « courageux et patriote ».
La même année, il aurait également utilisé ses relations pour bloquer un projet de loi présenté par Karhi visant à autoriser les stations de radio à diffuser à l’échelle nationale. Kan a rapporté que Bardugo avait organisé des réunions à la Knesset concernant ce projet de loi pour le compte de Tzvika Shalom, propriétaire à la fois de Galey Israel et de Radio Darom, dans le sud du pays, qui aurait dû faire face à une concurrence accrue si la mesure avait été adoptée.
La mesure avait finalement été adoptée à la mi-juillet, mais seulement après l’insertion discrète d’une formulation atténuant les protections accordées à Kan et à Galei Tsahal, selon le quotidien financier Calcalist.
Au sein du Likud, tous n’ont pas vu d’un bon œil ses efforts pour faire valoir son poids politique en coulisses.
En mai 2025, le ministre de la Justice, Yariv Levin, a accusé Bardugo de l’avoir menacé s’il ne satisfaisait pas à des exigences personnelles non précisées « auxquelles aucune personne honnête n’accepterait de se plier ».
Levin a reçu le soutien de Karhi et du ministre de la Culture, Miki Zohar, qui a déclaré avoir lui aussi « été confronté aux menaces de Jacob Bardugo, qui poursuit des intérêts personnels, et qui a intimidé de manière ignoble des élus de droite ».
Bardugo a nié toute malversation, affirmant que ses démêlés avec les ministres découlaient de divergences idéologiques.
Son accès inhabituel a refait surface cette année. En mars, Bardugo a tenu une réunion secrète de deux heures et demie avec le président Isaac Herzog dans un appartement privé à Shoham, dans le cadre de sa campagne publique visant à faire pression sur le président pour qu’il accorde sa grâce à Netanyahu dans le cadre de son procès pour corruption.
Sur la Quatorzième chaîne, Bardugo a qualifié le procès de Netanyahu de « politique » et a accusé Herzog d’agir « en tant qu’agent de Kaplan », en référence au mouvement de protestation anti-gouvernement qui a organisé ces dernières années des manifestations de masse dans la rue Kaplan à Tel Aviv pour s’opposer à la refonte du système judiciaire annoncée par le gouvernement en janvier 2023.
Selon la chaîne N12, Bardugo a interpellé Herzog à ce sujet lors de leur rencontre, le traitant de « lâche » pour ne pas avoir gracié le Premier ministre.
Herzog, qui est souvent la cible des attaques de Bardugo à l’antenne, lui aurait répondu : « Tout le monde me déteste maintenant, et c’est en partie à cause de vous. »
La présidence a confirmé cette rencontre, mais l’a qualifiée de « conversation informelle » de routine, du genre de celles que Herzog a l’habitude d’avoir avec des journalistes, et a nié qu’un accord, une promesse ou une discussion concrète concernant une grâce ait eu lieu.
Quelques mois plus tard, Bardugo a révélé qu’il avait rencontré en privé un autre des responsables les plus puissants d’Israël : le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, David Zini.
En juillet, Bardugo a déclaré qu’il avait exhorté Zini à enquêter pour savoir si la chaîne rivale N12 avait été informée à l’avance des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, à l’origine de la guerre en février. Le Shin Bet a confirmé la rencontre, mais a nié que Bardugo ait influencé son processus décisionnel, affirmant que la demande de Zini d’examiner la fuite présumée reposait uniquement sur des considérations professionnelles.
Par la suite, N12 a mis en évidence des cas où des personnalités de la Quatorzième chaîne semblaient avoir eu connaissance à l’avance d’opérations militaires sensibles, notamment des commentaires de Bardugo laissant entrevoir une opération imminente peu avant la campagne israélienne de juin 2025 contre l’Iran. Des responsables de la sécurité cités par la chaîne ont déclaré que de telles remarques risquaient de compromettre la sécurité opérationnelle.
Pour Talshir, ces épisodes montrent que Bardugo est bien plus qu’un simple messager de Netanyahu parmi tant d’autres.
Bien avant que Netanyahu ne lui attribue une place sur la liste du Likud, a-t-elle noté, Bardugo faisait déjà partie du « cercle restreint du pouvoir » du Premier ministre et était « aux commandes » de la prise de décision politique en coulisses – jouant même un rôle dans le choix des personnalités du Likud que Netanyahu a nommées ministres au sein de son dernier gouvernement.
Son arrivée à la Knesset n’est pas tant une transition des médias vers la politique qu’une officialisation d’un rôle que Bardugo joue déjà depuis des années.
« Bardugo a toujours contribué à influencer le Likud et, à travers le règne de Netanyahu, à influencer Israël », a-t-elle déclaré.
« Tout au long de la dernière décennie, Bardugo a été l’une des personnes les plus proches de Netanyahu. »
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