La fille du couple Garrido-Corbière condamnée à 3 mois avec sursis pour des propos antisémites
Inès Corbière conteste les faits ; absente à l'audience, elle a en revanche été relaxée du délit d'apologie du terrorisme pour lequel elle était également poursuivie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi Inès Corbière, une des filles du couple Alexis Corbière et Raquel Garrido, à trois mois de prison avec sursis pour des propos antisémites que la jeune femme conteste avoir tenus.
La jeune femme de 22 ans, absente à l’audience, a été en revanche relaxée du délit d’apologie du terrorisme pour lequel elle était également poursuivie.
Son avocat, Me Xavier Sauvignet, a fait part à l’AFP de son intention de faire appel.
Des plaintes contre Inès Corbière avaient été déposées par plusieurs associations dont l’Organisation juive européenne (OJE) et la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), après la mise en ligne le 20 octobre 2023, par un proche d’Eric Zemmour, d’une vidéo montrant les images insoutenables d’une famille israélienne, dont deux jeunes enfants littéralement terrorisés, prise en otages par des terroristes palestiniens du Hamas lors du pogrom perpétré par ce dernier le 7 octobre 2023.
La vidéo était accompagnée de captures d’écran de messages attribués à Inès Corbière, selon l’accusation.
« Alors j’ai peut-être pas d’âme mais ils me font du tout de peine, je les trouve même plutôt chiants surtout les gosses. »
Âgée de 22 ans, la fille des députés LFI Alexis Corbières et Raquel Garrido a été placée en garde à vue, hier.
En octobre, elle a posté plusieurs messages à caractère pro-Hamas sur X avant qu’une vidéo d’elle, revendiquant son antisémitisme, ne circule sur les réseaux sociaux. pic.twitter.com/mMzOQjyulq
— Maxime Trédan (@MaxTredan) January 17, 2024
Son compte X a depuis été désactivé, puis réactivé et verrouillé.
Elle avait notamment écrit sur le réseau social X à propos de la marche contre l’antisémitisme organisée en novembre à Paris : « Bon qui se chauffe (pour) aller casser du sioniste là. » « Je suis antisémite, je m’en bats les couilles. J’assume… », dit-elle aussi dans une vidéo.
À l’audience, Inès Corbière avait catégoriquement contesté être l’auteure de ces messages.
Le tribunal a relevé cependant que « ces images ne comportent pas d’éléments permettant de conclure à un montage ».
Selon le tribunal, les propos attribués à Inès Corbière « constituent bien une provocation directe à commettre des atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes visées ».
« Il ne fait pas de doute que ces propos s’adressent à un public déterminé […] dont l’objectif est d’inciter à la violence », a indiqué le tribunal.
Ces propos constituent « une provocation directe à commettre des atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes visées », a jugé le tribunal.
La jeune femme devra en outre verser 1 000 euros à chaque association ayant été reconnue partie civile, soit cinq au total.
Sa condamnation figurera sur son casier judiciaire, a également décidé le tribunal.
Lors de l’audience, le 21 mai, le père d’Inès Corbière, le député ex-LFI Alexis Corbière avait estimé que sa fille « est la victime collatérale d’une affaire qui la dépasse » et dénoncé « une machination » le visant lui et sa compagne Raquel Garrido, elle-même ex-députée LFI.
Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis à l’encontre de la prévenue.
la Communauté du Times of Israël !







