Le pèlerinage à Oman en péril suite à la rupture des négociations entre Israël et la Moldavie
Israël prévoit d'affréter des vols vers la Roumanie et la Pologne après l'échec du terminal ad hoc près de l'aéroport de Chisinau, la Moldavie ayant exigé de garder le matériel financé par Israël
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Les négociations entre Israël et la Moldavie concernant l’afflux prévu de dizaines de milliers de Juifs en pèlerinage vers la ville ukrainienne d’Oman ont échoué, ont rapporté lundi les médias israéliens, mettant en péril le pèlerinage annuel de Rosh HaShana.
Selon la chaîne N12, les deux pays étaient en négociation pour établir un terminal temporaire à proximité de l’aéroport de Chisinau, en Moldavie, pour les voyageurs en provenance d’Israël et à destination de l’Ukraine, l’espace aérien de ce pays restant fermé aux vols civils en raison de la guerre en cours. Cependant, les discussions ont échoué lorsque la Moldavie a exigé de conserver les équipements temporaires une fois le pèlerinage terminé.
Israël examine actuellement la possibilité d’affréter des vols vers la Roumanie, d’où les pèlerins se rendront en voiture à Oman, selon la chaîne N12 et Ynet.
Cette impasse avec la Moldavie survient deux semaines avant que des dizaines de milliers de Juifs, principalement hassidiques, se rendent à Oman pour visiter la tombe du rabbin Nachman de Breslev, un sage hassidique, à l’occasion du Nouvel an juif, célébré cette année les 23 et 24 septembre.
Comme il est toujours impossible de se rendre directement en Ukraine par avion, il a été décidé d’affréter des vols à destination et en provenance de Chisinau. Les pèlerins se rendraient ensuite en voiture dans ce pays en proie à des conflits, et ce depuis la capitale moldave.
Pour faciliter le passage d’un grand nombre de voyageurs, la Moldavie a demandé à Israël de financer un terminal temporaire à proximité de l’aéroport de Chisinau, dont le coût aurait été d’environ 10 millions de shekels. La construction du terminal aurait coûté 8 millions de shekels et celui-ci aurait été doté de 90 agents de sécurité aéroportuaire, 24 policiers et 50 traducteurs.
Israël aurait également dû fournir des tentes, des panneaux de signalisation, des caméras de sécurité, du matériel de lutte contre les incendies, des climatiseurs et des toilettes, que la Moldavie aurait exigé de conserver à l’issue du pèlerinage.
Compte tenu de l’échec des négociations avec la Moldavie, les vols devraient être répartis entre plusieurs aéroports roumains, tous situés plus loin d’Oman que de Chisinau.
La Roumanie n’a pas exigé qu’Israël finance un terminal pour les voyageurs, mais demande seulement que des interprètes soient mis à disposition pour assister les passagers israéliens.
Selon Ynet, 81 vols sont à destination de la Roumanie, tandis que 17 autres atterriront à Rzeszów, une ville polonaise située près de la frontière avec l’Ukraine. Certains vols réguliers (hors charters) devraient également décoller à destination de la Moldavie.
Les Israéliens qui se rendent en Roumanie par avion devront parcourir un long trajet en voiture jusqu’à Oman, et devront probablement tout de même passer par la Moldavie pour atteindre la ville ukrainienne.
Le gouvernement avait précédemment envisagé d’imposer une taxe de 330 shekels aux voyageurs se rendant à Oman afin de compenser le coût exorbitant de l’opération, mais cette idée a été rejetée par le chef du parti Shas, Aryeh Deri, qui a convaincu le Premier ministre Benjamin Netanyahu de s’opposer à ce projet, avait rapporté Haaretz la semaine dernière.
Le pèlerinage à Oman est devenu une priorité de plus en plus urgente pour les dirigeants ultra-orthodoxes, qui ont tenté de faire pression sur le Premier ministre et sur l’armée israélienne pour que les étudiants en yeshiva qui refusent de faire leur service militaire puissent participer au pèlerinage sans risquer d’être arrêtés à l’aéroport.
Ces efforts semblent toutefois avoir été vains jusqu’à présent, car des informations publiées fin août indiquaient que Tsahal prévoyait de déployer de la police militaire aux points d’entrée du pays, y compris à l’aéroport Ben Gurion, afin d’arrêter les réfractaires à la conscription qui tenteraient de quitter le pays pour les fêtes du Nouvel an juif.
la Communauté du Times of Israël !







