Le père de Hadar Goldin craint que Ran Gvili ne subisse le même sort que son fils
"Je suis convaincu que la pression exercée sur les médiateurs pour qu'ils obtiennent le retour de Ran Gvili est insuffisante", a déclaré Simcha Goldin
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Simcha Goldin a déclaré samedi craindre que Ran Gvili, le dernier otage dont le corps sans vie est toujours retenu à Gaza, ne subisse le même sort que son fils Hadar, soldat tué au combat dans l’enclave, dont la dépouille n’a été restituée par le Hamas que le mois dernier, – 11 ans après sa mort.
« Je ne veux pas que Ran Gvili soit le prochain Hadar Goldin. C’est cela qui importe », a indiqué le père endeuillé dans une interview accordée à la chaîne d’information N12.
Goldin a indiqué aux journalistes s’être entretenu il y a deux semaines avec les parents de Gvili, leur conseillant de veiller à ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne se rende pas à Washington pour discuter de la poursuite du plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza tant que le corps du sous-officier de police assassiné lors du pogrom n’aura pas été restitué à Israël.
« L’accord signé avec le Hamas stipulait clairement qu’ils [les otages vivants et morts] devaient tous être rentrés. Trump le sait, ses collaborateurs le savent, et les médiateurs le savent également. Je suis convaincu que la pression exercée sur les médiateurs pour qu’ils obtiennent le retour de Ran Gvili est insuffisante », a-t-il dit, faisant référence aux pays arabes qui ont servi de médiateurs entre le Hamas et les négociateurs israéliens durant les pourparlers sur le cessez-le-feu.
Avant le 7-Octobre, a-t-il affirmé, « aucune volonté » de ramener le corps de son fils pour l’enterrer n’existait.
Goldin a reproché au peuple israélien de ne pas exercer suffisamment de pression sur le gouvernement, qui « a délibérément décidé de les effacer, de les faire disparaître ».
« Nous nous sommes lancés dans cette lutte avec la conviction claire que nous devions ramener Hadar, parce qu’il s’agit d’un guerrier qui s’est battu », a-t-il souligné, ajoutant que l’incapacité du gouvernement à assurer le retour de son fils a conduit à une dégradation intrinsèque de la société israélienne qui, selon lui, « mènera à une catastrophe ».
« Dès le début de la guerre, [Israël] a pris conscience de la situation », a expliqué Goldin, qui précise que c’est à cette période que sa famille a retrouvé l’espoir de pouvoir enterrer Hadar, la population ayant commencé à « constater et comprendre » ce qui était arrivé à leur fils.
« Nous étions convaincus que s’il y avait une guerre, ils ramèneraient Hadar — et c’est ce qui est arrivé », a-t-il affirmé.
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