Les 4 soldates libérées se sont délibérément montrées fortes lors de leur libération
Elles ont déclaré à leur famille attendre le retour de leur camarade, Agam Berger, toujours retenue à Gaza
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Les quatre otages libérées samedi ont dit à leurs familles qu’elles avaient résolument montré au Hamas, lors de la mise en scène organisée par le groupe terroriste palestinien pour leur remise en liberté, qu’elles ne s’étaient pas laissées humilier, selon les comptes-rendus de leurs premières conversations sur les chaînes d’information de samedi.
Calmes et déterminées, les quatre femmes se sont dirigées vers la scène installée sur une place de la ville de Gaza avec assurance, et ont souri et salué la foule de terroristes du Hamas et de Gazaouis.
« Nous leur avons montré sur scène que nous n’étions pas effrayées par l’humiliation prévue », a déclaré l’une d’entre elles à sa famille et à ses amis, selon la chaîne publique Kann.
« Cela n’a eu aucun impact sur nous. Nous sommes plus forts qu’eux. »
La chaîne N12 avait précédemment rapporté, sans citer de source, que les chefs de la sécurité israélienne, observant la libération des otages, étaient extrêmement préoccupés par le fait que le Hamas avait planifié un événement de propagande grandiloquent qui pourrait échapper à tout contrôle, et que le comportement confiant des soldates avait « transformé l’humiliation en victoire ».
Les quatre femmes ont déclaré avoir été détenues avec une cinquième soldate de surveillance, Agam Berger, jusqu’à quelques jours avant leur libération et qu’elles avaient eu beaucoup de mal à accepter qu’Agam ne serait pas libérée en même temps qu’elles. Elles ont hâte de la revoir la semaine prochaine, ont-elles déclaré, selon la chaîne N12.
Kann a indiqué qu’elle avait demandé samedi aux soldats de Tsahal de s’assurer que l’accord ne s’arrêterait pas tant que tous les otages n’auraient pas été libérés.
Kann a rapporté que Liri Albag était à la tête de leur groupe et qu’elle parlait aux terroristes en leur nom.
Naama Levy, une triathlète, a été détenue pendant un certain temps avec Doron Streinbrecher, qui a été libérée dimanche, et elles ont fait de l’exercice ensemble, « pour le corps et l’âme ».
Certaines d’entre elles ont appris l’arabe pendant qu’elles étaient retenues en otage. Kann a rapporté que, lorsqu’elles se trouvaient dans l’hélicoptère de Tsahal après leur libération et qu’on leur a dit de s’asseoir, elles ont plaisanté en disant qu’elles ne comprenaient pas et que les soldats devaient leur parler en arabe.
Kann a ajouté qu’une d’entre elles avait été détenue seule dans un tunnel pendant une longue période, dans l’obscurité et dans des conditions telles qu’elle avait du mal à respirer.
Elles ont été déplacées dans la bande de Gaza pendant leurs 477 jours de captivité, y compris dans la ville de Gaza, ont-elles déclaré. Certaines d’entre elles ont rencontré des « personnes très haut placées du Hamas ».
La chaîne N12 a également rapporté que des périodes de jeûne ont eu lieu. À certains moments, certaines d’entre elles ont dû cuisiner et nettoyer les toilettes pour les terroristes, et ne pouvaient pas se nourrir elles-mêmes.
Lorsque l’armée israélienne opérait à proximité, c’était effrayant, ont-elles raconté. Mais elles s’entraidaient et se soutenaient mutuellement.
En captivité, elles écoutaient beaucoup la radio et étaient au courant des luttes menées par leurs familles et d’autres Israéliens en leur faveur. L’une d’entre elles a entendu sa famille lui souhaiter un bon anniversaire.
Elles ont également vu la télévision, notamment des reportages sur des manifestations en leur faveur, et ont déclaré que cela leur avait donné de la force. Elles ont même plaisanté entre elles sur les photos que leurs familles avaient choisies pour figurer sur des affiches demandant leur libération, d’après les reportages télévisés.
Certaines d’entre elles ont été détenues dans les maisons de civils de Gaza, a rapporté la chaîne N12. D’autres ont joué avec les enfants de leurs geôliers.
Certaines ont déclaré que leurs ravisseurs les traitaient de manière
« choquante ». D’autres n’ont pas reçu de traitement médical approprié, même pour des blessures subies lors de leur enlèvement. Certaines ont passé de longues périodes sans pouvoir se doucher et dans des conditions hygiéniques insatisfaisantes. Certaines n’ont pas été autorisées à se tenir la main ou à pleurer ensemble.
Selon Kann, leurs geôliers les appelaient continuellement par dérision « les soldates ».
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