Liberman convaincu que le bloc sioniste anti-Netanyahu sera majoritaire au scrutin 2026
Evoquant la polémique au sujet de la conscription des ultra-orthodoxes, le chef d'Yisrael Beytenu a aussi indiqué que ceux qui ne font pas leur service ne doivent pas être autorisés à voter
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Le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a exclu lundi toute fusion avec un autre parti avant les élections à la Knesset de 2026, déclarant aux journalistes qu’il « prendra la tête d’Yisrael Beytenu, et que toute personne qui le souhaitera sera la bienvenue. Point final ».
S’exprimant avant la réunion hebdomadaire de son parti à la Knesset, Liberman a noté qu’il était déterminant pour le bloc anti-Netanyahu de mettre en place une stratégie coordonnée, car, a-t-il ajouté, c’est l’absence d’une telle « stratégie de bloc » qui a entraîné l’échec de l’opposition lors des derniers scrutins.
« Je suis sûr que le bloc sioniste d’opposition obtiendra plus de 63 sièges », a-t-il poursuivi, excluant toute alliance avec des « partis antisionistes » tels que les partis arabes et les factions ultra-orthodoxes.
Abordant la controverse sur le sujet de la conscription des ultra-orthodoxes, Liberman a indiqué que ceux qui ne font pas leur service dans l’armée ne devaient pas être autorisés à voter, citant le précédent établi par les criminels condamnés aux États-Unis.
« Nous n’avons pas assez de place dans les prisons. Il suffit donc qu’ils aient un casier judiciaire pour qu’ils ne puissent pas voter », a-t-il dit.
Liberman a également accusé les partis ultra-orthodoxes – Shas et Yahadout HaTorah – d’être des « partis racistes » qui ne permettent pas aux femmes de se présenter sur leurs listes électorales, établissant une comparaison avec les talibans en Afghanistan.
Interrogé par le Times of Israel sur le projet de loi d’Avichai Boaron, le député du Likud, une législation visant à empêcher l’ancien Premier ministre Naftali Bennett de se présenter aux prochaines élections en raison des dettes impayées de ses anciens partis, Liberman a expliqué qu’il soutenait l’idée dans le principe, mais que la manière dont elle est mise en œuvre actuellement était manifestement politique.
Le projet de loi proposerait que toute nouvelle formation politique créée par un président dont le parti précédent a été dissous au cours des sept dernières années soit tenu de rembourser les dettes impayées de ce parti avant de pouvoir utiliser les fonds de campagne collectés pour sa nouvelle faction à des fins de financement de campagne électorale.
« Tout d’abord, il faut rembourser les dettes. C’est une règle de vie, quel que soit le parti. Mais on ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Si cette loi avait été proposée il y a deux ou trois ans, nous l’aurions peut-être soutenue. Mais aujourd’hui, en cette année électorale, ils en font une loi personnelle. Nous sommes contre les lois personnelles, quel que soit leur bénéficiaire », a indiqué Liberman.
Bennett a déclaré que le Likud avait actuellement une dette bien plus importante en matière de financement de campagne et qu’il n’avait pas été le dernier chef de ses formations politiques – HaBayit HaYehudi ou Yamina – qui avaient été respectivement dirigés par Rafi Peretz et Ayelet Shaked après son départ. Il a donc affirmé ne pas être responsable de ces dettes.
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