L’armée libanaise se prépare à saisir les armes du Hezbollah au nord du Litani – Source
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Une source militaire libanaise de haut rang, citée par Al Jazeera, a indiqué que l’armée inspectait actuellement la zone située entre les fleuves Litani et Awali, en préparation de la deuxième phase d’une opération visant à instaurer le monopole de l’État sur les armes.
La première phase de l’opération portait sur la zone comprise entre le Litani et la frontière avec Israël, tandis que la seconde concerne les régions situées au nord du Litani. Le Litani coule à environ 20 kilomètres au nord de la frontière israélienne, tandis que l’Awali se situe entre 60 et 90 kilomètres plus au nord.
« Nous avons renforcé les postes de contrôle dans toutes les zones afin d’empêcher les transferts d’armes au nord du Litani », a déclaré cette source militaire anonyme, citée par Al Jazeera.
La source a également exprimé ses inquiétudes concernant le retrait prévu de la FINUL du sud du Liban. Le mandat de la force internationale de maintien de la paix doit expirer à la fin de l’année.
Selon cette source, l’armée libanaise aura besoin d’environ 4 000 soldats supplémentaires pour combler le vide laissé par la FINUL. « En l’absence d’alternative à la FINUL, nous pourrions assister à des affrontements entre les armées israélienne et libanaise », a-t-elle averti.
La source a ajouté que, depuis le début de l’année 2026, le Liban aurait arrêté environ 160 membres de l’État islamique (EI) et d’autres organisations terroristes.
En vertu d’un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, qui a mis fin à plus d’un an d’hostilités – au cours desquelles Israël est entré au Liban afin de permettre le retour en toute sécurité d’environ 60 000 habitants du nord d’Israël déplacés par les attaques quasi quotidiennes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, l’armée libanaise et la FINUL ont été chargées de démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah au sud du Litani.
Israël était tenu de se retirer du sud du Liban, mais a maintenu cinq positions le long de la frontière, accusant l’armée libanaise de ne pas avoir entièrement démantelé les infrastructures du Hezbollah.
Le gouvernement libanais entré en fonction au début de l’année dernière s’est engagé à préserver le monopole de l’État sur les armes, une menace à peine voilée à l’encontre de l’arsenal considérable du Hezbollah.
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