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Witkoff annonce le lancement de la deuxième phase du plan pour Gaza

Les États-Unis retirent leurs troupes des principales bases du Moyen-Orient par précaution – responsable US * Les forces de sécurité iraniennes tirent intentionnellement sur les yeux et la tête des manifestants - médecins de Téhéran

  • L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprime lors d'une interview avec FOX News Channel devant l'aile ouest de la Maison Blanche à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
    L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprime lors d'une interview avec FOX News Channel devant l'aile ouest de la Maison Blanche à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
  • Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)
    Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)
  • Les proches des prisonniers politiques participent à une manifestation en affichant les portraits des détenus à l'Université centrale du Venezuela à Caracas, le 13 janvier 2026. (Crédit : Juan BARRETO / AFP)
    Les proches des prisonniers politiques participent à une manifestation en affichant les portraits des détenus à l'Université centrale du Venezuela à Caracas, le 13 janvier 2026. (Crédit : Juan BARRETO / AFP)
  • Un manifestant masqué tenant une photo du prince héritier iranien Reza Pahlavi lors d'une manifestation, à Téhéran, en Iran, le 9 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UGC via AP)
    Un manifestant masqué tenant une photo du prince héritier iranien Reza Pahlavi lors d'une manifestation, à Téhéran, en Iran, le 9 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UGC via AP)
  • Le président américain Donald Trump se dirigeant vers Marine One à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 11 janvier 2026. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
    Le président américain Donald Trump se dirigeant vers Marine One à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 11 janvier 2026. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/AFP)

Macron va tenir un Conseil de défense en urgence jeudi sur l’Iran et le Groenland

Le président français Emmanuel Macron participe à une réunion avec les élus de Nouvelle-Calédonie et les représentants de l'État au palais de l'Élysée, à Paris, le 12 juillet 2025. (Crédit : Tom Nicholson / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron participe à une réunion avec les élus de Nouvelle-Calédonie et les représentants de l'État au palais de l'Élysée, à Paris, le 12 juillet 2025. (Crédit : Tom Nicholson / POOL / AFP)

Un Conseil de défense consacré aux manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland a été convoqué en urgence jeudi à 08H00 à l’Elysée, a-t-on appris mercredi auprès de plusieurs sources informées du dossier.

Ce Conseil de défense, présidé par Emmanuel Macron et qui rassemble les ministres concernés ainsi que les chefs militaires, se tient alors que Donald Trump laisse planer la possibilité de frappes contre l’Iran, et après une réunion entre le Danemark et les autorités américaines consacrée au Groenland qui s’est conclue sur un « désaccord fondamental », selon le chef de la diplomatie danoise.

Manifestations en Iran : le G7 menace Téhéran de « mesures restrictives supplémentaires »

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 se sont dits mercredi « prêts à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l’Iran poursuit la répression des manifestations », dans un communiqué commun publié par la France qui en assure la présidence.

« Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d’intimidation des forces de sécurité », affirment les chefs de la diplomatie de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que la haute représentante de l’Union européenne.

Le Royaume-Uni a « fermé temporairement » son ambassade à Téhéran

Le Royaume-Uni a « fermé temporairement » son ambassade en Iran, a indiqué mercredi le ministère britannique des Affaires étrangères à l’AFP.

« Nous avons fermé temporairement l’ambassade britannique à Téhéran, elle fonctionnera désormais à distance », a indiqué un porte-parole du Foreign Office, précisant que les conseils aux voyageurs avaient été « mis à jour pour refléter ce changement consulaire ».

L’Espagne appelle ses ressortissants à quitter l’Iran

Le ministère espagnol des Affaires étrangères espagnol a appelé mercredi ses ressortissants à quitter l’Iran, où la répression des manifestations de masse a fait près de 3 500 morts et entraîné plus de 10 000 arrestations, selon l’ONG Iran Human Rights (IHR).

« Il est recommandé aux Espagnols qui se trouvent en Iran de quitter le pays en utilisant les moyens disponibles », a indiqué le ministère dans une mise à jour de ses conseils aux voyageurs.

Manifestations : Trump assure que « les tueries ont pris fin » en Iran

Donald Trump a assuré mercredi que « les tueries prenaient fin » en Iran et que les autorités n’avaient « pas prévu » d’exécuter des manifestants, des propos qui semblent repousser la perspective d’une intervention militaire américaine.

« On nous dit que les tueries en Iran prennent fin. Elles ont pris fin », a dit le président américain, ajoutant : « aucune exécution n’est prévue » et assurant qu’il tenait ses informations « de bonne source ».

L’Italie, la Pologne et l’Espagne exhortent leurs ressortissants à quitter l’Iran

Des manifestants une nouvelle fois dans les rues de Téhéran malgré une répression de plus en plus intense, alors que la République islamique reste coupée du reste du monde, à Téhéran, en Iran, le 10 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UGC via AP)
Des manifestants une nouvelle fois dans les rues de Téhéran malgré une répression de plus en plus intense, alors que la République islamique reste coupée du reste du monde, à Téhéran, en Iran, le 10 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UGC via AP)

Les ministères des Affaires étrangères italien, espagnol et polonais ont publié des communiqués exhortant leurs ressortissants à quitter l’Iran, en raison de la situation sécuritaire instable dans ce pays.

La semaine dernière, l’Australie avait déjà demandé à ses ressortissants de quitter le pays « dès que possible » en raison de la situation sécuritaire « instable ».

Le comité technocratique palestinien devrait tenir sa première réunion jeudi au Caire

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 25 juin 2020. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 25 juin 2020. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Les membres du comité technocratique palestinien indépendant, auquel le groupe terroriste palestinien du Hamas est censé céder le pouvoir à Gaza, devraient tenir leur première réunion demain à l’ambassade américaine du Caire.

L’Égypte a annoncé plus tôt dans la journée qu’un consensus avait été trouvé concernant la composition du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), qui sera composé de quinze personnes.

Selon des sources palestiniennes citées par le journal britannique Asharq al-Awsat, propriété de l’Arabie saoudite, les technocrates devraient rencontrer le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, choisi pour occuper le poste de secrétaire général du « Conseil de Paix » chargé de superviser le NCAG dans le cadre du plan de paix pour Gaza du président américain Donald Trump.

Les membres du comité qui ne se trouvent pas déjà au Caire devraient arriver dans la capitale égyptienne aujourd’hui, et des dispositions ont été prises pour permettre aux membres basés à Gaza de participer à distance, au cas où ils ne seraient pas autorisés à quitter la bande de Gaza pour se rendre en Égypte, selon ces sources.

Lufthansa limite ses vols vers Israël par crainte d’une escalade des tensions avec l’Iran

Des avions de la compagnie Lufthansa stationnés à l'aéroport de Francfort, en Allemagne, le 2 septembre 2022. (Crédit : Michael Probst/AP)
Des avions de la compagnie Lufthansa stationnés à l'aéroport de Francfort, en Allemagne, le 2 septembre 2022. (Crédit : Michael Probst/AP)

Le groupe Lufthansa annonce qu’il assurera uniquement des vols de jour à destination et en provenance de l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv dans les prochains jours, en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient.

Le groupe Lufthansa, qui, outre la compagnie allemande Lufthansa, englobe Austrian, Brussels Airlines, Discover, Eurowings, Swiss et ITA Airways, précise avoir décidé d’assurer des vols de jour entre Tel Aviv et Amman du jeudi 15 janvier au lundi 19 janvier 2026 inclus.

« Cela signifie que les équipages effectueront des vols retour directs, sans escale », indique un représentant de Lufthansa dans un communiqué. « Certains vols pourraient être annulés. »

« Par ailleurs, l’espace aérien iranien et irakien sera évité par toutes les compagnies du groupe Lufthansa jusqu’à nouvel ordre », ajoute la compagnie.

Le groupe Lufthansa indique suivre de près la situation et continuer à l’évaluer dans les prochains jours. Les passagers concernés seront automatiquement replacés sur un autre vol et contactés proactivement.

Tsahal met en garde contre la désinformation alors qu’il renforce son état de préparation face aux menaces iraniennes

Le porte-parole de l'armée israélienne, le brigadier général Effie Defrin, s'exprimant lors d'une conférence de presse après le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre, le 10 octobre 2025. (Crédit : Capture d'écran/Armée israélienne)
Le porte-parole de l'armée israélienne, le brigadier général Effie Defrin, s'exprimant lors d'une conférence de presse après le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre, le 10 octobre 2025. (Crédit : Capture d'écran/Armée israélienne)

L’armée israélienne a déclaré avoir renforcé son dispositif de défense et surveiller de près l’évolution de la situation, alors que des informations font état d’une possible frappe américaine contre l’Iran, ainsi que de menaces iraniennes de représailles contre Israël. Elle a exhorté la population à ne se fier qu’aux informations officielles et à ne pas propager de rumeurs.

« Je suis au courant des informations qui ont circulé hier et ces dernières heures, et je tiens à préciser que Tsahal suit de près l’évolution de la situation », a déclaré le porte-parole de l’armée, le brigadier général Effie Defrin, dans un communiqué publié sur X.

Il a ajouté que le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait procédé à des évaluations de la situation ces derniers jours et que Tsahal était en état d’alerte maximale.

« Nous maintenons une surveillance totale et sommes prêts à faire face à toute évolution », a déclaré Defrin, ajoutant que Zamir « a donné l’ordre de renforcer la préparation de la défense dans toutes les formations ».

Defrin a également exhorté la population à ne pas se fier aux informations non officielles.

« Ne vous fiez qu’aux déclarations officielles de Tsahal et évitez de répandre des rumeurs qui pourraient inquiéter la population », a-t-il écrit, soulignant : « À ce stade, il n’y a aucun changement dans les directives de défense du Commandement du Front intérieur. »

« L’armée est prête et continuera d’agir de manière responsable pour protéger la sécurité des citoyens de l’État d’Israël », a-t-il conclu, précisant que des mises à jour seraient publiées si nécessaire.

Avec l’annonce de la phase 2, Netanyahu réaffirme que le rapatriement de Ran Gvili est une priorité absolue

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara avec le président américain Donald Trump et la famille de l'otage Ran Gvili, le 29 décembre 2025. (Crédit : Amos Ben-Gershom pour le bureau de la presse gouvernementale/Sara Netanyahu)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara avec le président américain Donald Trump et la famille de l'otage Ran Gvili, le 29 décembre 2025. (Crédit : Amos Ben-Gershom pour le bureau de la presse gouvernementale/Sara Netanyahu)

Alors que les États-Unis ont annoncé le lancement de la phase 2 du plan en 20 points du président Donald Trump pour Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec les parents de feu le sergent-chef Ran Gvili, dont le corps sans vie est encore à Gaza. Sa dépouille est la dernière à se trouver aujourd’hui dans la bande.

Selon le bureau de Netanyahu, le Premier ministre leur a affirmé que le retour de Ran était « la priorité absolue d’Israël », ajoutant que « la décision de créer un comité de technocrates, qui sera chargé d’administrer Gaza, n’aura aucune incidence sur les efforts déployés pour rapatrier Ran en Israël, pour qu’il puisse y être inhumé ».

Netanyahu a noté qu’Israël insistait pour que les informations fournies par les médiateurs sur l’endroit où se trouvent les restes de Gvili « se traduisent immédiatement par des actions efficaces sur le terrain ».

« Le Hamas est tenu de respecter les termes de l’accord et de faire tout son possible pour ramener tous les otages disparus, jusqu’au dernier d’entre eux – Ran Gvili, un héros d’Israël », a dit le bureau de Netanyahu dans son communiqué.

Conférence à Paris le 5 mars en vue de lever des fonds pour l’armée libanaise

L'ambassadeur de France au Liban, Jean-Yves Le Drian, s'entretient avec des députés libanais lors d'une session parlementaire pour élire un président, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
L'ambassadeur de France au Liban, Jean-Yves Le Drian, s'entretient avec des députés libanais lors d'une session parlementaire pour élire un président, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le Liban et la France ont annoncé que Paris accueillerait le 5 mars une conférence internationale destinée à lever des fonds pour l’armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d’équipements face au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, qu’elle cherche à désarmer.

Le chef de l’État, Joseph Aoun, a rencontré les envoyés français, Jean-Yves Le Drian, et saoudien, Yazid ben Farhan, ainsi que des ambassadeurs, notamment des États-Unis, d’Égypte et du Qatar, pour discuter des préparatifs d’une conférence de soutien à l’armée et aux forces [chargées] de [la] sécurité intérieure libanaises, a déclaré la porte-parole de la présidence libanaise, Najat Charafeddine.

« Il a été décidé d’organiser cette conférence à Paris le 5 mars et elle sera ouverte par le président français, Emmanuel Macron », a-t-elle précisé au palais présidentiel.

Une information confirmée par Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, qui a indiqué que Le Drian avait également abordé au Liban le « renforcement du mécanisme de cessez-le-feu » entre Israël et le Hezbollah, dans le cadre de l’accord du 27 novembre dernier, la France participant au comité chargé de surveiller cette trêve.

L’envoyé français a également évoqué « la mise en œuvre du plan des forces armées libanaises, notamment de la deuxième phase annoncée du désarmement du Hezbollah », a encore dit Confavreux.

Les médiateurs du Moyen-Orient saluent la création du comité technocratique palestinien pour Gaza

Les pays médiateurs – l’Égypte, le Qatar et la Turquie – ont émis une déclaration commune dans laquelle ils ont salué la formation d’un comité technocratique palestinien qui sera chargé de l’administration des affaires courantes à Gaza, remplaçant le Hamas.

Les médiateurs ont confirmé que le comité sera placé sous l’autorité de l’ancien vice-ministre des Transports de l’Autorité palestinienne, Ali Shaath.

« Cette initiative […] contribuera à la stabilité et améliorera la situation humanitaire dans la bande de Gaza », ont indiqué les médiateurs, exprimant leur espoir qu’elle permettra aussi de poursuivre la mise en œuvre de la deuxième phase du plan en 20 points du président américain Donald Trump qui vise à mettre un terme à la guerre au sein de l’enclave côtière.

« Les médiateurs soulignent la nécessité, pour toutes les parties, de s’engager à mettre pleinement en œuvre l’accord dans le but de parvenir à une paix durable et de créer les conditions appropriées pour la reconstruction de la bande de Gaza – d’une manière qui répondra aux aspirations à la sécurité, à la stabilité et à une vie digne du peuple palestinien frère », a continué la déclaration.

Gaza : un ancien vice-ministre palestinien dirigera le comité de gouvernance

L’Egypte, le Qatar et la Turquie, médiateurs dans le conflit à Gaza, ont annoncé mercredi que l’ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath, dirigerait le comité transitoire palestinien chargé d’administrer la bande de Gaza.

Dans un communiqué conjoint, les médiateurs ont qualifié la création de ce comité « d’évolution importante (…) pour consolider la stabilité et améliorer les conditions humanitaires » dans le territoire palestinien, où un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis le 10 octobre.

Witkoff annonce le lancement de la deuxième phase du plan pour Gaza

L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprime lors d'une interview avec FOX News Channel devant l'aile ouest de la Maison Blanche à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprime lors d'une interview avec FOX News Channel devant l'aile ouest de la Maison Blanche à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé le lancement de la deuxième phase du plan en 20 points du président Donald Trump qui vise à mettre un terme définitif à la guerre à Gaza.

Witkoff a expliqué dans un communiqué que cette nouvelle phase consistera à « faire la transition entre le cessez-le-feu et la démilitarisation, la gouvernance technocratique et la reconstruction ».

« La deuxième phase établit une administration palestinienne technocratique de transition à Gaza — le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) — et lance le processus de démilitarisation complet et de reconstruction de Gaza, avec principalement le désarmement de tout le personnel non autorisé », a continué Witkoff.

« Les États-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, avec notamment le retour immédiat du dernier otage décédé. Tout manquement à cette obligation entraînera de graves conséquences », a continué l’envoyé américain.

« Il est important de noter que la phase un a permis de fournir une aide humanitaire historique, de maintenir le cessez-le-feu, de ramener tous les otages vivants et les dépouilles de 27 des 28 otages décédés », a poursuivi Witkoff, remerciant les autres médiateurs dans l’accord – l’Égypte, la Turquie et le Qatar – « pour leur travail de médiation indispensable qui a rendu possible tous les progrès qui ont été réalisés à ce jour ».

Iran: au moins 3 428 manifestants tués depuis le début de la contestation (ONG)

Au moins 3 428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mercredi l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations.

La forte hausse par rapport au bilan précédent s’explique par « de nouvelles informations reçues de sources au sein des ministères iraniens de la Santé et de l’Education », précise cette organisation basée en Norvège.

« Ce chiffre est un minimum absolu », avertit IHR, qui indique avoir reçu « de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l’ampleur de la violence ».

Le Hezbollah aurait dit qu’il n’attaquera pas les USA et Israël – à moins que le régime iranien ne soit en danger

Les diplomates ont demandé au Hezbollah de garantir qu’il ne déclencherait pas d’action militaire si les États-Unis ou Israël attaquaient l’Iran, a confié à Reuters une source libanaise proche du groupe terroriste.

La source a précisé que l’organisation armée, qui est soutenu par l’Iran, a été approchée par voie diplomatique la semaine dernière.

Le Hezbollah n’a pas donné de garanties explicites – mais il n’aurait pas l’intention d’agir si l’attaque contre l’Iran n’a pas un caractère « existentiel » pour le régime de Téhéran, a ajouté la source.

À VOIR : sur des images de Tsahal, les tirs ciblant six terroristes à Rafah

Des armes récupérées sur les corps sans vie des hommes armés impliqués dans un affrontement avec les soldats de Tsahal à Rafah, sur une photo dont la diffusion a été autorisée le 14 janvier 2026. (Crédit : Tsahal)
Des armes récupérées sur les corps sans vie des hommes armés impliqués dans un affrontement avec les soldats de Tsahal à Rafah, sur une photo dont la diffusion a été autorisée le 14 janvier 2026. (Crédit : Tsahal)

L’armée israélienne a diffusé de nouvelles images des affrontements qui ont eu lieu hier entre les soldats et des hommes armés à l’ouest de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Les six suspects impliqués dans les heurts ont été tués.

Selon l’armée, les forces de la 7e brigade des Blindés avaient repéré six hommes armés du côté israélien de la Ligne jaune. Des chars se sont alors approchés et ils ont ouvert le feu, les suspects ripostant en tirant sur l’un des chars, déclenchant des échanges de tirs auquels l’armée de l’air s’est également jointe.

Les militaires ont jugé que cet incident était « une grave violation » de l’accord de cessez-le-feu conclu au mois d’octobre dernier, précisant qu’ils continueront à agir pour décourager les tentatives des groupes terroristes de mener des attaques contre les forces israéliennes ou contre les civils.

La vidéo montre les hommes armés tirant sur les chars de l’armée israélienne, et les soldats ripostant.

Tsahal a également montré des photos des armes qui ont été trouvées sur les corps sans vie des suspects après l’affrontement.

IDF footage shows a tank clashing with gunmen in west Rafah, in a video cleared for publication January 14, 2026. (Israel Defense Forces)

L’ambassade américaine à Ryad appelle son personnel à une « prudence accrue »

L’ambassade américaine en Arabie saoudite a demandé mercredi à son personnel de « redoubler de prudence et de limiter les déplacements » aux abords des installations militaires, après que l’Iran a menacé de riposter à d’éventuelles frappes de Washington.

« Nous recommandons aux citoyens américains présents dans le royaume de faire de même », a déclaré l’ambassade dans un communiqué publié sur son site internet, invoquant « les tensions régionales actuelles » dans le contexte de la vague de contestation qui secoue la République islamique.

Washington salue le soutien de l’AP à la mise en œuvre du plan de Trump pour Gaza

Le département d’État américain a salué le soutien de l’Autorité palestinienne (AP) à la création d’un comité technocratique appelé à remplacer le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la gestion des affaires courantes de la bande de Gaza.

 

Gaza : la majorité des groupes palestiniens soutiennent le comité de gouvernance

La majorité des groupes palestiniens, dont les terroristes du Hamas, et l’Autorité palestinienne ont apporté mercredi leur soutien au comité technocratique palestinien de 15 membres chargé d’administrer la bande de Gaza, après que l’Egypte eut annoncé un accord de toutes les parties sur sa composition.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au Caire, ces organisations, incluant aussi les terroristes du Jihad islamique, déclarent « soutenir les efforts des médiateurs pour la formation du comité national palestinien transitoire ».

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Wafa, l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, apporte également son soutien à cet organe, ce qui, selon une source de la présidence « reflète la position du Fatah », dont le président Mahmoud Abbas est le chef.

Abbas exprime son soutien au comité technocratique de Gaza

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assiste à une déclaration commune avec le président français Emmanuel Macron (absent de la photo) à l'Élysée, à Paris, en France, le 11 novembre 2025. (Crédit : Christophe Petit Tesson, Pool via AP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assiste à une déclaration commune avec le président français Emmanuel Macron (absent de la photo) à l'Élysée, à Paris, en France, le 11 novembre 2025. (Crédit : Christophe Petit Tesson, Pool via AP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a exprimé son soutien au nouveau comité technocratique palestinien qui sera chargé d’administrer les affaires courantes à Gaza à la place du Hamas.

Les noms des membres du nouveau comité n’ont pas encore été officiellement annoncés – mais ils ont reçu des lettres officielles du Haut Représentant du Conseil de paix, Nickolay Mladenov, les invitant à siéger au sein du comité.

L’Autorité palestinienne espérait prendre le contrôle de ce dernier, un de ses ministres en assumant la présidence. Mais cette demande a été rejetée par Israël, qui a bloqué les efforts visant à permettre à l’Autorité palestinienne de s’implanter à Gaza.

C’est finalement un ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne, Ali Shaath, qui dirigera le comité technocratique.
La déclaration faite par le bureau d’Abbas, qui a salué la création du nouveau comité, a fait l’éloge des initiatives prises par le président américain Donald Trump en faveur de la stabilisation de Gaza, tentant apparemment de maintenir des relations de travail avec Washington avec l’espoir que cela permettra à l’Autorité palestinienne de retrouver progressivement un rôle dans la bande de Gaza.

Le bureau d’Abbas a souligné l’importance de ne pas séparer Gaza de la Cisjordanie et il a exhorté les pays à prendre des mesures pour empêcher le renforcement du contrôle israélien sur le territoire.

Les forces de sécurité récupèrent l’arme utilisée lors de l’attaque de Naplouse

Une arme à feu découverte par les forces de sécurité, qui a été utilisée lors d'une attaque à main armée contre les troupes de l'armée israélienne à Naplouse, le 14 janvier 2026. (Crédit : Tsahal)
Une arme à feu découverte par les forces de sécurité, qui a été utilisée lors d'une attaque à main armée contre les troupes de l'armée israélienne à Naplouse, le 14 janvier 2026. (Crédit : Tsahal)

Les forces de sécurité ont affirmé avoir localisé l’arme qui a été utilisée dimanche lors de l’attaque qui a pris pour cible les soldats de l’armée israélienne dans la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie – une attaque qui a entraîné un blessé du côté israélien.

Dans une déclaration commune, Tsahal, le Shin Bet et la police des frontières ont indiqué que pendant la nuit, les soldats qui menaient des opérations à Naplouse sous la direction du Shin Bet ont retrouvé l’arme à feu utilisée par l’agresseur, qui avait déjà été arrêté.

Un chargeur et des munitions ont également été découverts.

Gaza: l’Egypte annonce un accord pour la formation du comité palestinien de gouvernance

Le gouvernement égyptien a annoncé mercredi qu’un « consensus » avait été trouvé sur les noms des membres du comité technocratique palestinien de 15 personnes chargé d’administrer la bande de Gaza aux termes du plan de Donald Trump.

« Nous espérons qu’à la suite de cet accord, le comité sera bientôt annoncé (…) puis déployé dans la bande de Gaza pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels », a ajouté le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty, à l’issue de pourparlers sur la question au Caire.

L’évacuation d’une partie du personnel d’une base US, une mesure de précaution, selon le Qatar

Illustration : Un avion B-52 Stratofortress de l'armée de l'air américaine, provenant de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane, atterrissant à la base aérienne d'al-Udeid, au Qatar, le 9 avril 2016. (Crédit : Sergent Corey Hook/Armée de l'air américaine via AP)
Illustration : Un avion B-52 Stratofortress de l'armée de l'air américaine, provenant de la base aérienne de Barksdale, en Louisiane, atterrissant à la base aérienne d'al-Udeid, au Qatar, le 9 avril 2016. (Crédit : Sergent Corey Hook/Armée de l'air américaine via AP)

Selon son bureau des médias internationaux, le Qatar a indiqué que des mesures de précaution avaient été prises à la base aérienne américaine d’al-Udeid, avec notamment le départ d’une partie du personnel, en raison de la montée des tensions dans la région.

Le bureau a précisé que ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’efforts plus larges visant à garantir la sécurité des citoyens et des résidents, ainsi que des infrastructures et des installations militaires, et a ajouté que toute nouvelle évolution serait annoncée par les voies officielles.

L’Aile de Sion de retour en Israël après un départ qui avait suscité des spéculations sur une escalade avec l’Iran

L'avion "Aile de Sion" sur le tarmac de l'aéroport Ben Gurion, le 20 octobre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
L'avion "Aile de Sion" sur le tarmac de l'aéroport Ben Gurion, le 20 octobre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Selon les sites de suivi des vols, l’avion officiel israélien « Aile de Sion » a atterri en Israël après être parti peu avant midi, ce qui avait suscité des spéculations sur une escalade imminente avec l’Iran.

L’avion avait quitté Israël avant les précédentes vagues de combats avec l’Iran, afin d’éviter d’être pris pour cible par des missiles iraniens.

Des responsables anonymes cités par plusieurs médias avaient démenti tout lien avec l’Iran, affirmant que l’avion effectuait une mission d’entraînement régulière.

Après avoir décollé de Beer Sheva à 11 h 27, il a atterri sur l’île grecque de Crète à 13 h 14, avant de redécoller moins d’une heure plus tard pour atterrir de nouveau à Beer Sheva à 15 h 14.

L’armée libanaise se prépare à saisir les armes du Hezbollah au nord du Litani – Source

Une source militaire libanaise de haut rang, citée par Al Jazeera, a indiqué que l’armée inspectait actuellement la zone située entre les fleuves Litani et Awali, en préparation de la deuxième phase d’une opération visant à instaurer le monopole de l’État sur les armes.

La première phase de l’opération portait sur la zone comprise entre le Litani et la frontière avec Israël, tandis que la seconde concerne les régions situées au nord du Litani. Le Litani coule à environ 20 kilomètres au nord de la frontière israélienne, tandis que l’Awali se situe entre 60 et 90 kilomètres plus au nord.

« Nous avons renforcé les postes de contrôle dans toutes les zones afin d’empêcher les transferts d’armes au nord du Litani », a déclaré cette source militaire anonyme, citée par Al Jazeera.

La source a également exprimé ses inquiétudes concernant le retrait prévu de la FINUL du sud du Liban. Le mandat de la force internationale de maintien de la paix doit expirer à la fin de l’année.

Selon cette source, l’armée libanaise aura besoin d’environ 4 000 soldats supplémentaires pour combler le vide laissé par la FINUL. « En l’absence d’alternative à la FINUL, nous pourrions assister à des affrontements entre les armées israélienne et libanaise », a-t-elle averti.

La source a ajouté que, depuis le début de l’année 2026, le Liban aurait arrêté environ 160 membres de l’État islamique (EI) et d’autres organisations terroristes.

En vertu d’un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, qui a mis fin à plus d’un an d’hostilités – au cours desquelles Israël est entré au Liban afin de permettre le retour en toute sécurité d’environ 60 000 habitants du nord d’Israël déplacés par les attaques quasi quotidiennes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, l’armée libanaise et la FINUL ont été chargées de démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah au sud du Litani.

Israël était tenu de se retirer du sud du Liban, mais a maintenu cinq positions le long de la frontière, accusant l’armée libanaise de ne pas avoir entièrement démantelé les infrastructures du Hezbollah.

Le gouvernement libanais entré en fonction au début de l’année dernière s’est engagé à préserver le monopole de l’État sur les armes, une menace à peine voilée à l’encontre de l’arsenal considérable du Hezbollah.

L’Iran se dit capable de « riposter » à une éventuelle attaque américaine, rappelant ses frappes de juin au Qatar

L’Iran est capable de « riposter » à d’éventuelles frappes américaines, a averti mercredi un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, rappelant les frappes inédites menées en juin par la République islamique sur la base américaine au Qatar.

Donald Trump devrait se souvenir de l’attaque contre la base d’Al-Udeid, qui a prouvé « la volonté et la capacité de l’Iran à riposter à toute attaque », a écrit Ali Shamkhani sur son compte X, après des menaces d’intervention de Washington face à la répression de la contestation en Iran.

Qatar : une partie du personnel de la base américaine a reçu l’ordre de partir

Une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid au Qatar a reçu l’ordre de partir, ont déclaré mercredi deux sources diplomatiques à l’AFP, après que Washington a menacé d’intervenir en Iran, en proie à la contestation.

Ils ont été appelés à quitter la base avant mercredi soir, ont indiqué ces sources sous couvert d’anonymat.

Située à 190 kilomètres au sud de l’Iran, de l’autre côté du Golfe, Al-Udeid, base militaire américaine la plus importante du Moyen-Orient, avait été ciblée en juin 2025 par l’Iran en riposte aux bombardements menés par les Etats-Unis sur des installations nucléaires iraniennes.

Les États-Unis retirent leurs troupes des principales bases du Moyen-Orient par précaution – responsable US

Des passants devant une grande banderole patriotique représentant le drapeau iranien, sur la place Enghelab, à Téhéran, le 14 janvier 2026 (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Des passants devant une grande banderole patriotique représentant le drapeau iranien, sur la place Enghelab, à Téhéran, le 14 janvier 2026 (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Les États-Unis retirent leur personnel des bases clés de la région par mesure de précaution, compte tenu des tensions régionales accrues, a déclaré à Reuters un responsable américain sous couvert d’anonymat.

Cette révélation fait suite aux déclarations d’un haut responsable iranien qui avait précédemment indiqué à Reuters que Téhéran avait averti les pays voisins abritant des troupes américaines qu’il frapperait les bases américaines si Washington passait à l’action.

L’Allemagne examine attentivement son volume commercial avec l’Iran – porte-parole

Un manifestant brandissant une pancarte appelant au dialogue avec Reza Pahlavi lors d'une manifestation anti-régime iranien, devant la porte de Brandebourg, à Berlin, en Allemagne, le 12 janvier 2026. (Crédit : John Macdougall/AFP)
Un manifestant brandissant une pancarte appelant au dialogue avec Reza Pahlavi lors d'une manifestation anti-régime iranien, devant la porte de Brandebourg, à Berlin, en Allemagne, le 12 janvier 2026. (Crédit : John Macdougall/AFP)

Le gouvernement allemand va examiner de près ses échanges commerciaux avec l’Iran, y compris les types de marchandises, afin de déterminer comment Berlin pourrait accroître la pression sur Téhéran, a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand.

En 2024, le volume des échanges commerciaux entre l’Allemagne et l’Iran s’élevait à environ 1,5 milliard d’euros, et devrait encore diminuer en 2025 en raison des sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne, a déclaré un porte-parole du ministère de l’Économie lors de la même conférence de presse.

Le régime iranien n’est pas au bord de l’effondrement, la répression a rétabli un certain calme – responsable occidental

Cette image extraite de vidéos prises entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux d'une morgue où se trouvent des dizaines de corps et de personnes en deuil après la répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)
Cette image extraite de vidéos prises entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux d'une morgue où se trouvent des dizaines de corps et de personnes en deuil après la répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)

Un responsable occidental a déclaré à Reuters ne pas penser que le gouvernement iranien soit au bord de l’effondrement et que ses appareils de sécurité restent maîtres de la situation.

La répression a permis de rétablir un certain calme, même si les autorités ont été touchées, a-t-il ajouté.

Un infirmier aurait été tué par l’armée israélienne dans le sud de Gaza

Les hôpitaux de Gaza ont reçu les corps sans vie de deux personnes qui ont été tuées par des tirs de l’armée israélienne au cours des dernières vingt-quatre heures, selon des informations transmises par le ministère de la Santé de la bande de Gaza, qui est placé sous la direction du Hamas. Le ministère n’a pas donné les noms des victimes et il n’a pas précisé où et quand elles sont décédées.

Selon les médias palestiniens, l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de Gaza, a reçu le corps sans vie d’un homme tué par Tsahal, dans la matinée, à proximité de Bani Suheila, du côté israélien de la ligne de cessez-le-feu. Il s’appelait Hatem Abu Salah, 46 ans, et il travaillait, semble-t-il, comme infirmier à l’hôpital Nasser.

L’armée israélienne n’a pas commenté ces informations.

Un autre homme est décédé hier soir des suites de ses blessures. Il avait été touché lors de frappes israéliennes qui avaient pris pour cible Jabalia, dans le nord de Gaza, dimanche. Il s’appelait Ahmed Abu Hussein. Son âge n’a pas été précisé.

Tsahal avait expliqué, dimanche, avoir attaqué deux suspects qui avaient franchi la ligne de cessez-le-feu dans le secteur de Jabalia et qui s’étaient approchés des soldats, « constituant une menace immédiate ».

Par ailleurs, le ministère de la Santé de Gaza a noté, dans son rapport quotidien, qu’une personne a été tuée et une autre blessée lors de l’effondrement partiel d’un bâtiment qui n’a pas résisté aux vents violents et aux fortes pluies qui se sont abattus sur l’enclave.

Le communiqué n’a pas indiqué où l’effondrement avait eu lieu. Les médias palestiniens avaient fait savoir, hier après-midi, qu’un homme avait été tué par des briques qui étaient tombées d’une mosquée endommagée sur sa tente, dans le centre de Gaza-City, au nord de la bande. La mosquée avait, semble-t-il, été bombardée par Israël pendant la guerre.

Selon le ministère de la Santé placé sous la direction du Hamas, 25 personnes ont perdu la vie dans l’effondrement de bâtiments endommagés à Gaza depuis le mois dernier, dans des conditions hivernales.

L’ex-chef de Tsahal, Herzl Halevi, appelé à témoigner dans l’affaire « Bild »

L'ancien chef d'état-major de l’armée israélienne, Herzl Halevi, assistant aux funérailles de l'otage assassiné Tamir Adar, au kibboutz Nir Oz, dans le sud d'Israël, le 23 octobre 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
L'ancien chef d'état-major de l’armée israélienne, Herzl Halevi, assistant aux funérailles de l'otage assassiné Tamir Adar, au kibboutz Nir Oz, dans le sud d'Israël, le 23 octobre 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

L’ancien chef de l’armée israélienne, Herzl Halevi, a été convoqué pour témoigner dans l’affaire « Bild », dans laquelle des collaborateurs du Premier ministre sont soupçonnés d’avoir divulgué des informations classifiées au tabloïd allemand à l’été 2024 afin d’influencer l’opinion publique israélienne sur les négociations avec le groupe terroriste palestinien du Hamas concernant les otages.

Ces derniers jours, le chef de cabinet de Netanyahu, Tzahi Braverman, a été interrogé sur les soupçons d’entrave à l’enquête sur la fuite.

L’ancien porte-parole du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et principal suspect dans l’affaire « Bild », Eli Feldstein, a affirmé le mois dernier que Braverman était au courant d’une enquête confidentielle sur la fuite plusieurs mois avant sa divulgation publique, et qu’il lui avait assuré qu’il pourrait la faire cesser.

Dans une interview accordée à la chaîne N12 le mois dernier, Feldstein a affirmé que Braverman lui avait demandé de le rencontrer tard dans la nuit dans un parking souterrain des quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, où il avait informé l’ancien porte-parole que l’armée israélienne avait ouvert une enquête sur la fuite.

L’affaire « Bild » a été déclenchée après l’exécution de six otages israéliens par leurs geôliers du groupe terroriste palestinien du Hamas, alors que les troupes israéliennes s’approchaient du tunnel dans lequel ils se trouvaient, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, à la fin du mois d’août 2024.

Cette exécution avait déclenché un tollé général contre le gouvernement, que ses détracteurs considéraient comme un obstacle aux pourparlers de cessez-le-feu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu semblait privilégier une « victoire totale » sur le groupe terroriste palestinien, au détriment de la vie des otages.

Le CGRI souligne son état de préparation et la hausse de ses stocks de missiles

Les stocks iraniens de missiles ont augmenté depuis la guerre de douze jours qui a opposé la république islamique à Israël, l’année dernière, a fait savoir le commandant de l’aérospatiale des Gardiens de la révolution, Majid Mousavi, selon les médias d’État – des propos tenus dans le sillage des menaces d’intervention du président américain Donald Trump dans le contexte des manifestations massives contre le gouvernement qui secouent l’Iran.

« Nous sommes au pic de notre état de préparation », a également indiqué Mousavi, qui a ajouté que les dégâts causés par la guerre ont été réparés et que la production, dans divers secteurs des forces aérospatiales, était supérieure à celle enregistrée avant le mois de juin 2025.

L’Aile de Sion quitte l’espace aérien israélien au milieu des craintes d’un nouveau conflit avec l’Iran

L'Aile de Sion avant un voyage du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux États-Unis, le 2 février 2025. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)
L'Aile de Sion avant un voyage du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux États-Unis, le 2 février 2025. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

L’avion officiel israélien « Aile de Sion » a quitté l’espace aérien israélien, survolant la Méditerranée depuis la base aérienne de Nevatim, près de Beer Sheva, selon les sites de suivi des vols.

Des responsables anonymes cités par plusieurs médias ont réfuté tout lien avec l’Iran, affirmant que l’avion effectuait une mission d’entraînement régulière.

L’avion avait quitté Israël avant les précédentes vagues de combats avec l’Iran afin d’éviter d’être pris pour cible par les missiles iraniens.

Le 13 juin, quelques heures après le lancement de l’Opération « Rising Lion » par Israël, visant des sites nucléaires et balistiques iraniens, l’Aile de Sion avait décollé de l’aéroport Ben Gurion.

Avant l’attaque iranienne du 13 avril 2024 contre Israël, l’avion officiel avait décollé de la base aérienne de Nevatim, qui a ensuite été prise pour cible.

Le Forum des otages exhorte Netanyahu à ne pas passer à la phase 2 du plan Trump tant que Ran Gvili n’aura pas été rendu

Une affiche du sous-officier de l'unité d'élite de police Yamam Ran Gvili visible lors d'un rassemblement appelant le Hamas à restituer sa dépouille, toujours retenue à Gaza, dans la communauté israélienne de Meitar, au sud du pays, le 13 décembre 2025. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)
Une affiche du sous-officier de l'unité d'élite de police Yamam Ran Gvili visible lors d'un rassemblement appelant le Hamas à restituer sa dépouille, toujours retenue à Gaza, dans la communauté israélienne de Meitar, au sud du pays, le 13 décembre 2025. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Le Forum des familles des otages et disparus, ainsi que la famille de Ran Gvili, sous-officier de l’unité d’élite de police Yamam et dernier otage encore détenu à Gaza, exhortent le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ne pas passer à la deuxième phase du cessez-le-feu avant que son corps ne soit restitué. Cette demande intervient alors que le président américain Donald Trump devrait annoncer la transition plus tard dans la journée.

Dans un communiqué, le groupe a indiqué que Netanyahu avait promis à la famille, lors d’entretiens privés, qu’Israël ne passerait pas à la deuxième phase de l’accord tant que Ran Gvili ne serait pas rapatrié, et a appelé le Premier ministre à honorer cet engagement.

Le forum prévient que poursuivre l’accord maintenant reviendrait à « renoncer à son principal moyen de pression » et pourrait « condamner Ran à une disparition définitive ».

« Tant que Ran ne sera pas rendu, l’État d’Israël ne pourra pas refermer sa blessure la plus profonde ni entamer le processus de rétablissement et de guérison dont il a désespérément besoin », indique le communiqué, ajoutant que la prochaine étape du cessez-le-feu « ne peut être mise en œuvre tant que Ran reste en captivité ».

La Turquie rappelle à l’Iran la nécessité de négocier pour résoudre les problèmes régionaux

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre) accompagné du ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan (3e à droite) rencontrant (de gauche à droite) le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, Ararat Mirzoyan, le ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, et le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Lavrov, en marge de la plateforme de coopération régionale 3+3 pour le Caucase du Sud, au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, sur une photo prise et publiée le 18 octobre 2024. (Credit : Handout/Turkish Presidential Press Service/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre) accompagné du ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan (3e à droite) rencontrant (de gauche à droite) le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, Ararat Mirzoyan, le ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, et le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Lavrov, en marge de la plateforme de coopération régionale 3+3 pour le Caucase du Sud, au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, sur une photo prise et publiée le 18 octobre 2024. (Credit : Handout/Turkish Presidential Press Service/AFP)

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a souligné la nécessité de mener des pourparlers pour résoudre les tensions régionales actuelles, a déclaré une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Une source diplomatique turque a par ailleurs indiqué que la Turquie était également en contact avec des responsables américains, alors que le président américain Donald Trump menace d’intervenir dans les manifestations anti-régime en Iran.

Barrot : C’est la répression « la plus violente » de l’histoire iranienne contemporaine

Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tenant une conférence de presse lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, au Nasrec Expo Center de Johannesburg, le 21 février 2025. (Crédit : Phill Magakoe/AFP)
Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tenant une conférence de presse lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, au Nasrec Expo Center de Johannesburg, le 21 février 2025. (Crédit : Phill Magakoe/AFP)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déploré que la répression contre les manifestants en Iran pourrait être « la plus violente » de l’histoire contemporaine de ce pays, et a exhorté les autorités à la faire cesser « impérativement ».

« Nous soupçonnons que la répression est la plus violente de l’histoire contemporaine de l’Iran et elle doit impérativement cesser », a déclaré Barrot sur la radio RTL.

« Des images qui nous sont parvenues montrent des manifestants abattus à bout portant par des armes d’assaut, des cadavres entassés dans des sacs, des hôpitaux saturés, des familles iraniennes endeuillées et des appels de détresse auxquels nous ne pouvons rester insensibles », a-t-il décrit.

Interrogé sur la nécessité de changer le pouvoir en Iran, Barrot a souligné qu’il appartenait aux Iraniens de décider de leur propre avenir.

« Et c’est cela que doivent entendre les autorités du pays », a-t-il dit.

Concernant la France, il a estimé que « la première de nos responsabilités, c’est d’assurer la sécurité de nos ressortissants, qui se comptent à peu près au nombre de 900 en Iran, la sécurité de nos agents, de notre ambassade, et bien sûr, de nos deux compatriotes, Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à résidence à l’ambassade ».

Tsahal a découvert et détruit deux rampes de lancement de roquettes à Gaza

Un lance-roquettes à canons multiples découvert dans le sud de Gaza, le 13 janvier 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Un lance-roquettes à canons multiples découvert dans le sud de Gaza, le 13 janvier 2026. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a déclaré que ses troupes avaient localisé et détruit deux rampes de lancement de roquettes lors d’opérations menées hier dans la bande de Gaza, dans le cadre des efforts visant à démanteler les infrastructures terroristes le long de la « Ligne jaune ».

Selon Tsahal, une unité de la brigade nord de la division de Gaza a découvert un lanceur chargé d’une roquette dans le nord de la bande de Gaza, pointé vers le territoire israélien.

Lors d’une autre opération menée dans le sud de Gaza, les troupes de la 188ᵉ brigade du Corps Blindé Mécanisé ont localisé un lanceur à canons multiples et une roquette à proximité, qui ont également été détruits.

Un responsable militaire a déclaré que ces lanceurs étaient probablement anciens et avaient été positionnés dans ces zones avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, en octobre.

Les contacts directs entre l’Iran et les États-Unis ont été suspendus – haut responsable iranien

Montage photos (de gauche à droite) : Steve Witkoff, envoyé spécial américain, à Paris, le 17 avril 2025 ; Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à Moscou, le 18 avril 2025. (Crédits : Ludovic Marin, via AP ; Tatyana Makeyeva, via AP)
Montage photos (de gauche à droite) : Steve Witkoff, envoyé spécial américain, à Paris, le 17 avril 2025 ; Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, à Moscou, le 18 avril 2025. (Crédits : Ludovic Marin, via AP ; Tatyana Makeyeva, via AP)

Les communications directes entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et l’émissaire américain, Steve Witkoff, ont été suspendues, a déclaré à Reuters un haut responsable iranien, après les menaces d’intervention du président américain, Donald Trump, dans le contexte des manifestations anti-régime en Iran.

Le haut responsable a ajouté que les menaces américaines compromettaient les efforts diplomatiques et que les réunions prévues entre les deux hommes pour trouver une solution au conflit nucléaire qui dure depuis des décennies avaient été annulées.

Cisjordanie : Tsahal démolit la maison du terroriste après l’attaque au couteau et à la voiture bélier dans le nord

L’armée israélienne a déclaré avoir démoli, dans la nuit, la maison d’Ahmed al-Rub, à Qabatiya, en Cisjordanie, deux semaines et demie après qu’il a commis un attentat à l’arme blanche et à la voiture bélier dans le nord d’Israël, faisant deux morts.

Le 26 décembre, Shimshon Mordechaï, 68 ans, et Aviv Maor, 19 ans, ont été tués et plusieurs autres civils ont été blessés.

La maison a été scellée peu après l’attaque et a été officiellement démolie pendant la nuit par les troupes de reconnaissance de la Brigade Nahal, l’unité d’élite du Corps du Génie Militaire Yahalom et les forces de police des frontières, a indiqué Tsahal.

L’armée a déclaré que, durant l’opération, les soldats avaient également procédé à des arrestations et interrogé des suspects impliqués dans des activités terroristes présumées dans la région.

Iran : le chef du pouvoir judiciaire promet des procès « rapides »

Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)
Une photo de l'ayatollah Ali Khamenei brulée par des manifestants devant l'ambassade d'Iran, à Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Alastair Grant/AP)

Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès « rapides » pour les suspects arrêtés lors des manifestations, qualifiées d' »émeutes » par les autorités, a rapporté la télévision d’Etat mercredi.

« Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï lors d’une visite d’une prison où sont détenues des personnes arrêtées pendant les manifestations.

Selon les agences de presse iraniennes, il a passé cinq heures dans cette prison de Téhéran à étudier leurs cas et a dit que les procès devraient être « publics ».

Les groupes de défense de droits humains parlent de milliers d’arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre et craignent un large usage de la peine de mort.

Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi.

« Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés […] Erfan Soltani, 26 ans, dont l’exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l’un d’eux », a dit le Département d’État dans un message en farsi sur X.

« Nous agirons de manière très forte s’ils font une chose pareille », a prévenu le président américain Donald Trump, interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien promet des procès rapides pour les suspects arrêtés lors des manifestations

Des manifestants anti-régime iranien brûlant une reproduction du drapeau iranien lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Iran, dans le centre-ville de Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)
Des manifestants anti-régime iranien brûlant une reproduction du drapeau iranien lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Iran, dans le centre-ville de Londres, le 12 janvier 2026. (Crédit : Henry Nicholls/AFP)

Le chef du pouvoir judiciaire iranien promet des procès rapides pour les suspects arrêtés lors d’une vague de manifestations que les autorités ont qualifiées « d’émeutes », a rapporté la télévision d’État.

« Si une personne a brûlé, décapité ou mis le feu à quelqu’un, alors nous devons agir rapidement », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejei lors d’une visite dans une prison où sont détenus des manifestants, dans des propos diffusés par la télévision d’État.

Les agences de presse iraniennes l’ont également cité, affirmant que les procès devraient se dérouler « en public » et qu’il avait passé cinq heures dans une prison de Téhéran pour examiner les dossiers.

Les organisations de défense des droits humains affirment que des milliers de personnes ont été arrêtées et craignent que le pouvoir judiciaire n’ait recours à la peine de mort à grande échelle.

Tsahal : 6 terroristes tués hier lors d’un échange de tirs à Rafah, une « grave violation » de la trêve

Des soldats de l’armée israélienne, à Rafah, dans le sud de Gaza, le 23 novembre 2025. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)
Des soldats de l’armée israélienne, à Rafah, dans le sud de Gaza, le 23 novembre 2025. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)

L’armée israélienne a déclaré que les six terroristes armés identifiés lors d’un échange de tirs hier, à l’ouest de Rafah, avaient été éliminés.

Dans un communiqué, Tsahal a indiqué que les troupes de la 7ᵉ brigade du Corps Blindé Mécanisé avaient éliminé les suspects. Des fouilles ont été menées dans la zone et diverses armes ont été retrouvées sur les corps des terroristes.

Les faits se sont déroulés du côté israélien de la « Ligne jaune » dans le sud de la bande de Gaza, après que les troupes ont identifié six terroristes armés à proximité de leurs positions. Des chars se sont alors approchés et ont ouvert le feu, incitant les terroristes à riposter et déclenchant un échange de tirs ainsi que des frappes aériennes israéliennes.

L’armée a réaffirmé que ces faits constituaient une « grave violation » de l’accord de cessez-le-feu d’octobre et a indiqué qu’elle continuerait à agir contre toute tentative des groupes terroristes de Gaza de mener des attaques contre les troupes ou les civils israéliens.

Fusillade à Pisgat Zeev, à Jérusalem : Une personne grièvement blessée

Illustration : Une police israélienne se tient devant une scène de crime à Pisgat Zeev, à Jérusalem, en 2012. (Crédit : Uri Lenz/FLASH90)
Illustration : Une police israélienne se tient devant une scène de crime à Pisgat Zeev, à Jérusalem, en 2012. (Crédit : Uri Lenz/FLASH90)

La police a dépêché des agents sur les lieux d’une fusillade survenue dans le quartier de Pisgat Zeev, à Jérusalem, au cours de laquelle une personne a été gravement blessée.

Selon un communiqué de la police, il n’est pas encore établi s’il s’agit d’une attaque terroriste.

Starlink fournit désormais un service Internet gratuit en Iran

Une antenne Starlink pour avions exposée à l'aéroport international Al-Maktoum lors du salon aéronautique de Dubaï 2025, le 20 novembre 2025. (Crédit : Giuseppe Cacace/AFP)
Une antenne Starlink pour avions exposée à l'aéroport international Al-Maktoum lors du salon aéronautique de Dubaï 2025, le 20 novembre 2025. (Crédit : Giuseppe Cacace/AFP)

Le fournisseur d’accès Internet par satellite Starlink offre désormais un service gratuit en Iran, ont indiqué des militants.

Mehdi Yahyanejad, un militant basé à Los Angeles qui a contribué à faire entrer les équipements en Iran, a déclaré à l’Associated Press que le service gratuit avait débuté. D’autres militants ont confirmé cette information dans des messages en ligne.

Starlink est le seul moyen dont disposent les Iraniens pour communiquer avec l’extérieur depuis que les autorités ont coupé Internet jeudi soir, alors que les manifestations s’intensifiaient dans tout le pays et que la répression sanglante des manifestants a été lancée.

Starlink n’a pas encore confirmé cette information.

Sydney Sweeney rencontre les ex-otages Noa Argamani et Avinatan Or

Les anciens otages Noa Argamani et Avinatan Or, qui avaient été enlevés par des terroristes palestiniens de Gaza lors du pogrom perpétré par ces derniers le 7 octobre 2023, ont rencontré l’actrice américaine Sydney Sweeney, comme le montre une photo publiée par le groupe pro-Israël Stand With Us.

Répression meurtrière des manifestations : L’Iran accuse les États-Unis et Israël d’être responsables de la « perte de vies civiles innocentes »

Amir Saeid Iravani, le représentant iranien à l'ONU, s'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-iranien,, au siège des Nations unies à New York, le 24 juin 2025. (Crédit : Angela Weiss/AFP)
Amir Saeid Iravani, le représentant iranien à l'ONU, s'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit israélo-iranien,, au siège des Nations unies à New York, le 24 juin 2025. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, accuse le président américain Donald Trump d’encourager la déstabilisation politique, d’inciter à la violence et de menacer la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité nationale du pays.

« Les États-Unis et le régime israélien portent une responsabilité juridique directe et indéniable dans la perte de vies civiles innocentes, en particulier parmi les jeunes », a-t-il écrit dans ce courrier également adressé au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Les forces de sécurité iraniennes tirent intentionnellement sur les yeux et la tête des manifestants – médecins de Téhéran

Cette image extraite de vidéos prises entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux d'une morgue où se trouvent des dizaines de corps et de personnes en deuil après la répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)
Cette image extraite de vidéos prises entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux d'une morgue où se trouvent des dizaines de corps et de personnes en deuil après la répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)

Selon The Guardian, un ophtalmologue travaillant dans un hôpital de Téhéran a recensé plus de 400 blessures oculaires causées par des tirs.

Le journal britannique a reçu trois messages de médecins qui affirment que les hôpitaux sont submergés par des manifestants blessés par balle, la plupart à la tête et aux yeux.

« [Les forces de sécurité] tirent délibérément sur la tête et les yeux. Ils visent la tête et les yeux pour endommager ces zones et rendre les victimes aveugles, comme ils l’ont fait en [2022] », a déclaré l’un des médecins.

Selon lui, de nombreux blessés ont dû subir une ablation des yeux et sont désormais aveugles.

« Les yeux ont été touchés par des plombs de chasse, et c’était délibéré : ils tirent pour tuer. »

À l’approche d’un briefing, Trump dit qu’il aura bientôt des « chiffres précis » sur le nombre de manifestants iraniens morts

Le président américain Donald Trump entrant dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 13 janvier 2026. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Le président américain Donald Trump entrant dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 13 janvier 2026. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Le président américain, Donald Trump, a indiqué qu’il serait informé de la situation en Iran et qu’il s’attendait à recevoir des chiffres plus précis sur le nombre de manifestants tués par le régime.

« Nous allons obtenir des chiffres précis sur ce qui se passe en ce qui concerne les meurtres. Il semble qu’il y ait eu beaucoup de morts, mais nous n’en sommes pas encore certains… Je le saurai dans environ 20 minutes », a déclaré Trump aux journalistes après son atterrissage à Washington, à l’issue d’un bref déplacement à Détroit.

« Il semble qu’ils tuent beaucoup de gens, mais cela n’a pas été confirmé », a-t-il ajouté.

Trump a indiqué qu’il savait quelles pourraient être les réponses possibles aux meurtres de manifestants par la République islamique d’Iran, mais qu’il n’avait pas encore décidé des mesures que prendraient les États-Unis.

Trump menace de prendre des « mesures très sévères » si l’Iran commence à pendre des manifestants

Le président américain Donald Trump écoutant Corey Williams, directeur de l'usine Ford River Rouge (à gauche), et Bill Ford, président exécutif de Ford, lors d'une visite du complexe Ford River Rogue, à Dearborn, dans le Michigan, le 13 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)
Le président américain Donald Trump écoutant Corey Williams, directeur de l'usine Ford River Rouge (à gauche), et Bill Ford, président exécutif de Ford, lors d'une visite du complexe Ford River Rogue, à Dearborn, dans le Michigan, le 13 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)

Le président américain Donald Trump a menacé de prendre des « mesures très sévères » non précisées contre la République islamique si les autorités iraniennes mettaient à exécution leur menace de pendre certains manifestants.

Il a déclaré à CBS News que les États-Unis réagiraient si l’Iran commençait à exécuter des manifestants, alors que les procureurs de Téhéran ont annoncé que certains suspects arrêtés lors des récentes manifestations seraient inculpés pour « moharebeh » (ou « guerre contre Dieu »), un crime passible de la peine de mort.

« Je n’ai pas entendu parler de la pendaison. S’ils les pendent, vous allez voir certaines choses… Nous prendrons des mesures très sévères s’ils font une telle chose », a ajouté le dirigeant américain, qui a déjà menacé l’Iran à plusieurs reprises d’une intervention militaire.

« Quand ils commencent à tuer des milliers de personnes, et maintenant vous me parlez de pendaison. Nous verrons comment cela se passera pour eux. »

Il a également indiqué que « personne n’avait été en mesure de nous donner des chiffres précis » sur le nombre de manifestants tués par la République islamique.

« Il semble que ce chiffre pourrait être assez élevé, ce qui va leur poser beaucoup de problèmes », a déclaré Trump.

« J’ai entendu deux chiffres, mais nous verrons bien ce qu’il en est. »

Interrogé sur l’issue finale en Iran, il a répondu : « L’issue finale, c’est de gagner. J’aime gagner. »

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