New York sanctionne un jardin communautaire qui exigeait l’opposition au sionisme
La mairie estime qu’un site du Queens ne peut imposer à ses membres d’adhérer à des “positions politiques ou idéologiques” ; la charte du groupe s’oppose aussi à l’antisémitisme
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JTA – Les responsables d’un jardin communautaire de Ridgewood, dans l’arrondissements (borough) du Bronx à New York, pourraient perdre leur licence municipale pour avoir exigé de leurs membres qu’ils s’opposent au sionisme.
Toute personne souhaitant rejoindre le Sunset Community Garden était tenue de signer une « déclaration de valeurs » affirmant son opposition au sionisme, à l’antisémitisme et aux « croyances nationalistes et/ou racistes ».
Dans une lettre datée du 16 avril, le département des parcs de la ville de New York a informé les responsables du jardin que cette charte contrevenait aux règlements municipaux. L’administration a indiqué à la Jewish Telegraphic Agency que le formulaire « imposait aux membres potentiels d’adhérer aux positions politiques et idéologiques du groupe », ajoutant que « de tels critères de sélection, quel que soit leur contenu idéologique, ne sont pas autorisés ».
Le jardin avait déjà eu des démêlés avec la mairie en raison de l’installation d’un mémorial en hommage à Cecilia Gentili, une activiste qui défendait les droits des personnes transgenres et des travailleurs du sexe.
« Nous travaillons avec le groupe Sunset Community Garden depuis septembre 2024 pour résoudre plusieurs infractions », a déclaré Chris Clark, porte-parole du département des parcs de New York, dans un communiqué envoyé par email. « Malheureusement, le groupe n’a pas respecté les règles appliquées à tous les autres jardins communautaires GreenThumb, malgré plusieurs réunions et propositions de solutions. Faute de progrès, nous avons décidé de résilier l’accord de licence. »
Clark a précisé que cette résiliation « n’a rien à voir avec les convictions politiques ou l’identité de genre des membres, mais résulte du refus répété de la direction de régler les problèmes en suspens ».
Si la licence est révoquée, le jardin restera ouvert, mais sera confié à une nouvelle équipe de gestion.
Le jardin s’était déjà retrouvé au centre de l’attention en septembre dernier, à la suite de plaintes de riverains dénonçant les activités militantes anti-Israël et pro-palestiniennes du groupe, notamment un atelier animé par Poppies 4 Palestine et des sessions de création d’affiches « Free Palestine », selon le New York Post.
La semaine dernière, la page Instagram de Poppies 4 Palestine a publié une liste de revendications adressées au service des parcs, en lien avec le différend autour du mémorial de Gentili.
Le groupe demande notamment à la ville de « prévenir les tactiques prédatrices » et de garantir « une procédure régulière claire pour la défense des droits lorsque les jardins font face au harcèlement de GreenThumb [le programme municipal de jardins communautaires], du département des parcs, d’élus ou d’autres acteurs de mauvaise foi (y compris les forces racistes, sionistes, transphobes ou autres formes d’oppression) ».
« Lors de nos efforts répétés pour collaborer avec GreenThumb, nous avons été confrontés à une obstruction délibérée : communication confuse, harcèlement, menaces et exigences constamment changeantes, qui ont désormais conduit à l’effacement de nos accords communautaires », a déclaré Poppies for Palestine dans sa publication. « Il ne s’agit pas de négligence, mais d’un schéma de suppression. Nous refusons de voir notre travail collectif enterré sous la violence bureaucratique. »
Nastazia Kielar, membre du jardin, a déclaré au site Gothamist que beaucoup dans sa communauté « considèrent toujours le sionisme comme une forme de colonisation » et estiment que le jardin est injustement ciblé.
Le groupe a également déclaré au site Hell Gate que les plaintes contre le jardin avaient pris de l’ampleur dans un groupe Facebook privé appelé Zionist Brooklyn.
« Ils appellent le bureau de Sue Donoghue, la commissaire des parcs de New York, pour se plaindre de nous et prétendent que nous enseignons aux enfants à haïr les Juifs », a raconté à Hell Gate une membre du jardin identifiée seulement comme Dana. « C’est une sorte de chasse aux sorcières, menée essentiellement par la foule anti-woke. »
la Communauté du Times of Israël !







