Rechercher

Pompeo salue les manifestants iraniens et « tous les agents du Mossad qui marchent à leurs côtés »

"Le régime iranien est en difficulté.(...) Prochaine étape : le Baloutchistan. 47 ans de ce régime ; 47e POTUS. Une coïncidence ?", a écrit l'ancien secrétaire d'État sur X

L'ancien secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, prenant la parole au West Side Conservative Club à Urbandale, dans l'Iowa, le 26 mars 2021. (Crédit : Charlie Neibergall/AP)
L'ancien secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, prenant la parole au West Side Conservative Club à Urbandale, dans l'Iowa, le 26 mars 2021. (Crédit : Charlie Neibergall/AP)

L’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo, membre de la première administration de Donald Trump, a fait part vendredi soir de son soutien aux manifestations en cours en Iran, saluant également tout agent israélien susceptible d’accompagner les contestataires.

« Le régime iranien est en difficulté. Le recours à des mercenaires est son dernier espoir. Des émeutes secouent des dizaines de villes et les Basij sont assiégés — à Mashed, Téhéran, Zahedan », a écrit Pompeo sur X.

« Prochaine étape : le Baloutchistan. 47 ans de ce régime ; 47e POTUS. Une coïncidence ? Bonne année à tous les Iraniens qui sont descendus dans les rues. Et aussi à tous les agents du Mossad qui marchent à leurs côtés », a-t-il ajouté.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lui estimé samedi que les revendications économiques des manifestants en Iran étaient « justes » mais que les « émeutiers » devaient être « remis à leur place », au septième jour d’un mouvement de contestation.

Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, est parti le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.

Au moins huit personnes ont été tuées depuis mercredi lors d’affrontements, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel.

L’agence de presse Mehr a rapporté samedi la mort d’un membre des forces de sécurité, tué « à l’arme blanche et par balles » dans l’ouest de l’Iran.

« Ali Azizi, membre du Bassidj, est tombé en martyr après avoir été poignardé à l’arme blanche et tué par balles dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement d’émeutiers armés » vendredi, a indiqué Mehr, citant les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Les forces du Bassidj sont des milices de volontaires islamistes, affiliées aux Gardiens, les bras armés du régime.

La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 25 villes différentes, selon un comptage de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.

Essentiellement de taille moyenne, ces villes sont situées dans l’ouest et le sud-ouest de l’Iran où des dégradations et des affrontements ont été rapportés.

Devant des fidèles rassemblés à Téhéran à l’occasion d’une fête chiite, l’ayatollah Khamenei a estimé « justes » les revendications économiques des manifestants.

« Les autorités du pays le reconnaissent, le président et d’autres responsables de haut rang s’efforcent de résoudre ce problème », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi les commerçants ont protesté contre cette situation, et c’est tout à fait juste », a ajouté M. Khamenei, au pouvoir depuis 1989.

« Nous dialoguons avec les manifestants (…) mais il est inutile de dialoguer avec les émeutiers. Ces derniers doivent être remis à leur place », a toutefois affirmé le guide suprême.

Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des « revendications légitimes » liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.

L’agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de Téhéran, qui compte environ 10 millions d’habitants. Samedi, jour férié, la situation semblait calme avec des rues quasi-désertes dans la capitale, par temps pluvieux et enneigé, a constaté l’AFP.

A Darehshahr, dans l’ouest de l’Iran, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et « exhibé des kalachnikovs » vendredi, a rapporté l’agence de presse Fars.

Selon l’agence Tasnim, qui cite un responsable local, un homme a par ailleurs été tué vendredi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, par l’explosion « dans ses mains » d’une grenade qu’il comptait utiliser.

Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.

A Karaj, en périphérie de Téhéran, « quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant ‘Mort au dictateur!’ et ‘C’est pas la dernière bataille, Pahlavi revient!' », a rapporté Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des « protestations ».

Le prince héritier iranien Reza Pahlavi (à gauche), dont le père était le shah renversé lors de la révolution islamique de 1979, et la ministre israélienne du Renseignement Gila Gamliel visitent l’usine de dessalement de Sorek, au sud de Tel-Aviv, le 19 avril 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

La dynastie Pahlavi (1925-1979), pro-occidentale et alliée des Etats-Unis, a été renversée par la Révolution islamique.

Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.

En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.