Sydney : Les 2 infirmiers ayant menacé de tuer des Israéliens plaident « non coupables »
Le procès de Sarah Abu Lebdeh, et d'Ahmad Rashad Nadir, filmés en février disant qu'ils envoyaient les "chiens israéliens" en enfer, est prévu pour le 31 août
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Deux infirmiers de Sydney accusés d’avoir menacé de mort des patients israéliens dans une vidéo devenue virale l’an dernier ont plaidé non coupables, ont rapporté mardi les médias locaux.
Dans une vidéo filmée en février dernier, on voit Sarah Abu Lebdeh, 27 ans, et Ahmad Rashad Nadir, 28 ans, proférer des menaces à l’encontre de patients israéliens lors d’une conversation avec l’influenceur israélien Max Veifer.
La vidéo a suscité l’indignation dans toute l’Australie et dans le monde juif après sa diffusion. Le binôme s’est ensuite vu interdire d’exercer la profession d’infirmier sur l’ensemble du territoire.
Lors de leur comparution devant le tribunal de district de Downing Center, ils ont plaidé non coupables lorsque le juge Stephen Hanley leur a demandé de répondre aux accusations d’utilisation d’un service de transport pour menacer, harceler ou offenser. Abu Lebdeh est également accusée d’avoir proféré des menaces de violence à l’encontre d’un groupe.
Leur procès devrait débuter le 31 août et durer cinq jours. Une audience préliminaire sur cette question est prévue le 1ᵉʳ juin.
L’avocat de Nadir a déclaré qu’il contesterait la légalité de l’utilisation de la vidéo comme preuve devant le tribunal.
Two NSW healthcare nurses from Bankstown Hospital were stood down and are under investigation by police after claiming on camera they killed Israeli patients. This horrific incident raises urgent concerns: How many individuals like this work in other Australian hospitals?… pic.twitter.com/F0ywNhQdtK
— Piazza Victoria (@Piazza_VIC) February 11, 2025
Dans la vidéo, l’influenceur TikTok Veifer converse avec les deux infirmiers de l’hôpital Bankstown.
« Je suis tellement contrarié que tu sois Israélien… Tu finiras par être tué et aller en [enfer] », répond Nadir après que Veifer a mentionné dans leur conversation vidéo qu’il venait d’Israël.
À la question de savoir pourquoi il serait tué, Abu Lebdeh répond : « C’est le pays de la Palestine, pas le tien », avant de se lancer dans une série d’insultes obscènes.
Abu Lebdeh a ajouté qu’elle ne soignerait aucun patient israélien et que, au contraire, elle les tuerait.
Nadir, faisant un geste menaçant, a affirmé avoir déjà envoyé de nombreux « chiens israéliens » venus à l’hôpital à « Jahannam », le terme arabe désignant l’enfer islamique.
Cette vidéo a provoqué l’indignation dans toute l’Australie et au sein de la communauté juive mondiale.
« Ces propos sont ignobles, ces images sont écœurantes et honteuses », avait déclaré le Premier ministre Anthony Albanese au Parlement après la diffusion de la vidéo.
« Je ne veux leur laisser aucune lueur d’espoir qu’ils puissent croire, ne serait-ce qu’un instant, qu’ils travailleront un jour pour la santé publique de Nouvelle-Galles du Sud », avait déclaré à l’époque le ministre de la Santé de l’État, Ryan Park.
Depuis que le groupe terroriste palestinien du Hamas a attaqué Israël le 7 octobre 2023, déclenchant la guerre de Gaza et une flambée d’antisémitisme à travers le monde, la communauté juive d’Australie a été parmi les plus touchées, avec des attaques et des incitations à la haine qui ont culminé en décembre avec la tuerie antisémite de Bondi Beach pendant Hanoukka, faisant quinze morts et des dizaines de blessés.
Selon un rapport publié en décembre par le Conseil exécutif des Juifs australiens (ECAJ), le pays a connu 1 654 incidents au cours des douze mois compris allant du 1ᵉʳ octobre 2024 au 30 septembre 2025, soit environ cinq fois la moyenne annuelle enregistrée au cours de la décennie précédant le pogrom du 7-Octobre.
La semaine dernière, il a été révélé que l’une des survivantes de la tuerie de Bondi Beach avait été enregistrée sous un pseudonyme non juif lors de son admission à l’hôpital après l’attaque.
Selon une enquête menée par Sky News, le personnel de l’hôpital Liverpool, situé dans l’ouest de Sydney, a changé le nom de Rosalia Shikhverg en « Karen Jones » dans les dossiers médicaux, probablement afin de « dissimuler » son identité aux membres antisémites du personnel.
la Communauté du Times of Israël !







