Réactions après la fusillade terroriste antisémite ciblant un événement de Hanoukka du Habad à Sydney
Des dirigeants australiens, internationaux et israéliens dénoncent la fusillade antisémite perpétrée lors de l'allumage de la première bougie de Hanoukka qui a fait onze morts
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Plusieurs dirigeants australiens, internationaux et israéliens ont dénoncé dimanche l’attaque antisémite perpétrée sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, en Australie, et qui a fait onze morts.
Une série d’attaques antisémites a semé la peur parmi les communautés juives d’Australie depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la guerre qui s’en est suivie à Gaza.
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a qualifié les scènes qui ont suivi la fusillade meurtrière survenue lors d’un événement de Hanoukka à Sydney de « choquantes et bouleversantes », tandis qu’il convoquait la commission de la Sécurité nationale.
« La police et les services d’urgence sont sur le terrain pour sauver des vies », a écrit Albanese dans un communiqué.
« Mes pensées vont à toutes les personnes touchées. »
Il a indiqué avoir parlé avec le chef de la police fédérale australienne ainsi qu’avec le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud.
« Nous travaillons avec la police de Nouvelle-Galles du Sud et nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus d’informations », a déclaré Albanese.
Tony Burke, le ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’Albanese s’était réuni avec sa commission de la Sécurité nationale.
Alors qu’Albanese n’a pas mentionné la communauté juive ni l’antisémitisme dans sa déclaration, l’ancien Premier ministre Tony Abbott a qualifié ces attaques « d’horreur pour les victimes et d’escalade massive de la haine dirigée contre la communauté juive d’Australie ».
Cette attaque meurtrière par balles, perpétrée dimanche par deux individus, visait la communauté juive, a affirmé Chris Minns, Premier ministre de l’État australien de Nouvelle-Galles-du-Sud.
« Cette attaque visait la communauté juive de Sydney, le premier jour de Hanoukka, fête juive célébrée à ce moment-là par la foule sur la plage », a déclaré Minns lors d’une conférence de presse.
Il s’agit d’un « acte terroriste », a ajouté Mal Lanyon, le chef de la police de l’État.
Le président israélien Isaac Herzog a quant à lui condamné une « attaque cruelle contre des Juifs » et a appelé l’Australie à lutter davantage contre l’antisémitisme.
« En ce moment même, nos frères et sœurs de Sydney, en Australie, ont été attaqués par d’ignobles terroristes lors d’une attaque très cruelle visant des Juifs qui s’étaient rendus à Bondi Beach pour allumer la première bougie de Hanoukka », a déclaré Herzog lors d’un discours prononcé à Jérusalem.
S’exprimant quelques heures après l’attaque terroriste meurtrière perpétrée à Sydney lors d’une célébration de Hanoukka, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué avoir envoyé en août une lettre au Premier ministre australien dans laquelle il l’accusait d’ajouter de l’huile « sur le feu de l’antisémitisme ».
Paraphrasant le contenu de sa lettre, Netanyahu a déclaré que les politiques d’Albanese, qui incluent la reconnaissance d’un État palestinien, encourageaient « la haine des Juifs qui sévit actuellement dans vos rues ».
« L’antisémitisme est un cancer. Il se propage lorsque les dirigeants restent silencieux. Vous devez remplacer la faiblesse par l’action. »
Netanyahu a qualifié cette attaque « d’horrible ».
« Un meurtre de sang-froid. Le nombre de victimes augmente malheureusement à chaque minute. Nous avons vu les profondeurs du mal. Nous avons également vu le summum de l’héroïsme juif », a-t-il déclaré, soulignant qu’un passant, qu’il a présenté comme Juif, avait été filmé en train de lutter pour arracher une arme des mains de l’un des auteurs de l’attaque.
« Nous sommes engagés dans une lutte contre l’antisémitisme mondial, et le seul moyen de le combattre est de le dénoncer et de le combattre », a poursuivi Netanyahu.
« Il n’y a pas d’autre moyen. C’est ce que nous faisons en Israël. Tsahal et nos forces de sécurité, avec notre gouvernement et notre nation, continueront à le faire. »
Dans une attaque indirecte contre le gouvernement australien, Netanyahu a déclaré : « Nous continuerons à dénoncer ceux qui ne dénoncent pas, mais encouragent. Nous continuerons à exiger d’eux qu’ils agissent comme le font les dirigeants des nations libres. Nous n’abandonnerons pas, nous ne baisserons pas la tête, nous continuerons à nous battre comme l’ont fait nos ancêtres. »
Le chef de l’opposition, Yair Lapid, s’est pour sa part dit « horrifié par l’attaque terroriste antisémite » à Sydney.
« Boulder. Manchester. Washington. Et maintenant, Sydney. De plus en plus de villes à travers le monde sont synonymes d’attaques meurtrières contre les Juifs. Pour mettre fin à ces horreurs, une intervention immédiate et décisive est nécessaire à tous les niveaux », a-t-il ajouté sur le réseau social X.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, qui a exprimé sa « consternation » sur X, a également jugé que « ce sont les conséquences de la vague d’antisémitisme qui a déferlé dans les rues d’Australie ces deux dernières années ».
« Le gouvernement australien, qui a reçu d’innombrables signaux d’alerte, doit se ressaisir ! », a-t-il insisté.
Herzog et Saar ont tous deux déclaré avoir parlé avec David Ossip, président du Conseil représentatif des Juifs de l’État australien de Nouvelle-Galles-du-Sud. Ce dernier « prenait la parole lors de l’événement lorsque la fusillade a commencé », a précisé Herzog.
Le ministère israélien des Affaires de la Diaspora a déclaré que le gouvernement australien était responsable de la fusillade meurtrière, affirmant que Canberra « fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher les Juifs australiens de vivre en sécurité et en paix dans leur propre pays ».
Dans un communiqué, le ministère a condamné « l’acte terroriste brutal visant les Juifs qui s’étaient rassemblés pour célébrer l’allumage des bougies de Hanoukka » et a déclaré que « le sang des victimes est sur les mains du gouvernement australien ».
« Depuis le 7-Octobre, au lieu de se tenir fermement et sans équivoque aux côtés de l’État d’Israël, seule démocratie du Moyen-Orient et première ligne de défense du monde libre contre le terrorisme djihadiste, le gouvernement australien a choisi une politique de faiblesse, de retenue et d’apaisement », a déclaré le ministère, dirigé par le ministre Amichaï Chikli (Likud).
Dans son communiqué, le ministère a accusé Canberra « d’apaiser les ennemis de la civilisation occidentale ».
« Tous les rapports, études et données détenus par le ministère des Affaires de la Diaspora montrent que l’Australie est l’un des pays occidentaux où l’on observe la hausse la plus forte et la plus alarmante des actes antisémites depuis le 7-Octobre. »
« Les avertissements, les appels et les tentatives répétées de dialogue avec les autorités se sont heurtés à un mur d’indifférence à chaque fois, tandis que le gouvernement poursuit sa politique d’apaisement envers les djihadistes animés par la haine, la destruction d’Israël et le déni du droit même du peuple juif à exister. »
Pour le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, « le sang des victimes est sur les mains du gouvernement australien, qui a annoncé la reconnaissance d’un État ‘palestinien’ et a légitimé le terrorisme contre les Juifs ».
Le chef de l’Association juive d’Australie avait auparavant évoqué une « tragédie » jugée « tout à fait prévisible », car, selon lui, le gouvernement australien du Premier ministre Anthony Albanese « a été averti à maintes reprises, mais n’a pas pris les mesures adéquates pour protéger la communauté juive ».
Les autorités australiennes enquêtent sur la possibilité que la République islamique d’Iran soit derrière l’attaque terroriste qui a visé une fête de Hanoukka, a déclaré au Times of Israel un dirigeant de la communauté juive locale.
« Le ministère des Affaires étrangères m’a informé qu’il enquêtait pour déterminer si l’Iran était derrière cette fusillade. Pour moi, cela confirme qu’il existe une réelle possibilité », a déclaré Jeremy Leibler, président de la Fédération sioniste d’Australie.
Selon lui, cette fusillade de masse pourrait changer la donne pour les Juifs d’Australie.
« J’essaie de comprendre l’impact que cela aura sur la communauté juive d’Australie », a-t-il expliqué au Times of Israel.
« Il s’agit probablement de la pire attaque contre les Juifs dans le monde depuis le 7-Octobre, et c’est la deuxième pire fusillade de masse de l’histoire australienne. Je ne sais pas ce qui va se passer maintenant. »
De nombreux membres de la communauté envisageaient déjà de quitter l’Australie, et cela va accélérer le mouvement, a estimé Leibler.
Selon lui, Albanese, n’a pas réussi à endiguer la montée de l’antisémitisme, en partie à cause de son opposition idéologique à Israël.
« C’est un gouvernement qui ne comprend pas ce que cela signifie et qui ne fait pas le lien avec le fait qu’il a diabolisé l’État d’Israël », a-t-il souligné.
« Le Premier ministre n’arrive pas à se résoudre à se lever et à déclarer que les Juifs d’Australie ne devraient pas être tenus responsables des actions du gouvernement israélien. »
Après l’attaque antisémite, l’ambassadeur Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial, a publié la déclaration suivante :
« Je suis profondément choqué et attristé par l’attaque terroriste meurtrière près de Bondi Beach à Sydney, où des membres de la communauté juive s’étaient rassemblés pour célébrer la première nuit de Hanoukka.
Mes pensées vont immédiatement à tous les Juifs d’Australie et du monde entier en ce moment douloureux. Aucune communauté ne devrait jamais avoir peur de se réunir pour célébrer sa foi, ses traditions ou son identité.
Le Congrès juif mondial est en contact étroit avec les dirigeants locaux qui interviennent sur le terrain. Alors que les informations sur les menaces actuelles continuent d’affluer, nous devons redoubler de vigilance et travailler en étroite collaboration avec les forces de l’ordre et les autorités chargées de la sécurité afin de garantir que la vie juive puisse se poursuivre ouvertement, en toute sécurité et sans intimidation.
Ne vous y trompez pas, cela ne nous brisera pas. Nous continuerons à nous tenir fièrement unis contre toutes les formes de violence et de haine, et dans une solidarité inébranlable avec les communautés juives partout dans le monde. »
Plusieurs dirigeants internationaux, dont la Première ministre italienne, le président français et la présidente de la Commission européenne, ont dénoncé dimanche l’attaque antisémite.
« En condamnant une fois de plus avec fermeté toute forme de violence et d’antisémitisme, l’Italie exprime ses condoléances aux victimes et à leurs proches, ainsi qu’à la communauté juive, et renouvelle son amitié au peuple australien », a écrit Giorgia Meloni, Première ministre italienne, sur X, faisant part de sa « profonde douleur ».
« La France continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite », a assuré le président français, Emmanuel Macron, peu après l’annonce de cette attaque.
« La France partage la douleur du peuple australien et continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite qui nous meurtrit tous, partout où elle frappe », a réagi le chef de l’État sur X, dénonçant « une attaque terroriste antisémite [qui] a frappé des familles rassemblées pour célébrer Hanoukka ».
La classe politique française a également condamné la fusillade de Sydney sur le même réseau social, à l’image de Jean-Luc Mélenchon, le chef du mouvement d’extrême-gauche radicale anti-Israël, La France Insoumise (LFI), qui a dénoncé un « ignoble terrorisme antisémite de masse » et a exprimé son « affliction et sa compassion pour les malheureuses familles lâchement frappées », alors que son parti est largement accusé de contribuer à l’antisémitisme dans l’Hexagone.
Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a exprimé sa « solidarité avec l’Australie et la communauté juive australienne ». « Pensées pour les nombreuses victimes et leurs proches, tragiquement endeuillés en cette fête de Hanoukka », a-t-il ajouté.
« Une fête juive transformée en scène de massacre… », a déploré Laurent Wauquiez, le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, soulignant que « l’antisémitisme tue » et exprimant ses « pensées aux victimes et à la communauté juive, frappée une fois de plus ».
« L’antisémitisme est un poison mortel. Nous ne tolérerons jamais que la haine dicte sa loi, ni à Sydney, ni ailleurs », a écrit le chef des députés Renaissance, Gabriel Attal, sur X.
Le député PS Jérôme Guedj a, pour sa part, appelé à un rassemblement dans la soirée « pour exprimer notre solidarité […] partout où il y a des allumages publics » de Hanoukka.
Les représentants de la communauté juive de France ont exprimé leur « sentiment d’horreur » face à cette « attaque lâche et meurtrière ».
« Terrorisme antisémite. Une fois de plus. Après Washington en mai et Manchester en octobre, c’est au tour de Sydney d’être frappée par un attentat terroriste antisémite », a déploré sur X Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
« Ces terroristes ne gagneront pas et la vie juive ne reculera pas », a-t-il ajouté.
« Ni à Sydney, ni à Paris, ni ailleurs. »
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé vendredi aux préfets de « maintenir une vigilance maximale » et de « renforcer les dispositifs de sécurisation des offices et des rassemblements » en prévision des fêtes religieuses chrétiennes de fin d’année et juives de Hanoukka.
« On sait qu’il y a besoin de sécurité parce que le risque vis-à-vis de la communauté juive a augmenté » depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a estimé sur BFMTV le président de l’Union des étudiants juifs de France, Yossef Murciano.
« Les antisémites ne veulent plus voir de juifs dans l’espace public, et c’est là le plus grand danger », a-t-il déploré.
« Cette bougie de l’espoir, cette bougie de pouvoir vivre son judaïsme fièrement dans le pays qu’on a choisi, dans le pays dans lequel on est né, et pour les Australiens, de pouvoir le faire comme ils le font chaque année sur cette plage-là, c’est ça qu’ils ont voulu éteindre », a-t-il poursuivi.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré être « choquée » par cette attaque et a dénoncé un « acte de violence épouvantable contre la communauté juive ». « L’Europe est aux côtés de l’Australie et des communautés juives partout. Nous sommes unis contre la violence, l’antisémitisme et la haine », a écrit von der Leyen sur X.
« Cet acte de violence épouvantable contre la communauté juive doit être condamné sans équivoque », a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
« Des nouvelles profondément bouleversantes nous parviennent d’Australie », a déclaré sur X le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
« Le Royaume-Uni adresse ses pensées et ses condoléances à toutes les personnes touchées par cette attaque effroyable perpétrée à Bondi Beach. Je suis tenu informé de l’évolution de la situation », a-t-il ajouté.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sur X la « solidarité » de son pays « face à la brutale attaque terroriste […] qui visait la communauté juive au début de Hanoukka ».
Le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, a déploré sur X une « journée sombre pour l’Australie ».
Le Premier ministre belge, Bart De Wever, a pour sa part écrit : « En ce premier jour de Hanoukka, nous pleurons les victimes de la terrible fusillade qui a eu lieu à Sydney. […] L’antisémitisme n’a pas sa place dans nos sociétés et nous devons le combattre avec une détermination sans faille. Toujours. »
Le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, a affirmé : « Une telle haine et une telle violence ne peuvent en aucun cas être tolérées. »
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est dit « sans voix » après l’attaque antisémite de Bondi Beach. « C’est une attaque contre nos valeurs communes. Nous devons mettre un terme à cet antisémitisme – ici en Allemagne et dans le monde entier », a déclaré Merz sur X.
Le ministre qatari des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il « condamne et dénonce » l’attaque, sans mentionner l’antisémitisme ni le fait qu’elle visait des Juifs. « Le ministère des Affaires étrangères réitère la position ferme de l’État du Qatar contre la violence, le terrorisme et les actes criminels, quels qu’en soient les motifs ou les raisons », a déclaré le Qatar dans son communiqué.
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