Un homme abattu à Tamra, troisième homicide en 24 heures ; aucune arrestation
Quelques heures plus tôt, un père et son fils ont été abattus en voiture à Umm al-Fahm, portant à 51 le nombre d'homicides dans la communauté arabe en 2026
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Un homme a été abattu dans la ville de Tamra, dans le nord du pays, a annoncé lundi la police, marquant ainsi le troisième homicide à secouer la société arabe en une seule journée.
La police a ouvert une enquête sur cet homicide et recherche les suspects. Aucune arrestation n’a encore été signalée.
La victime a été identifiée par les médias arabes comme étant Jamil Mahmoud Diab, un habitant de la ville âgé d’une soixantaine d’années. Les secouristes du service d’urgence local al-Zahrawi, ont été dépêchés sur les lieux du crime.
Lundi matin, un père et son fils ont été tués alors qu’ils roulaient dans la banlieue d’Umm al-Fahm.
Les victimes de ce double homicide ont été identifiées comme étant Ahmad Fares Abu Ghazaleh, ingénieur électricien de 46 ans, et son fils Abdelqader, infirmier, âgé de 22 ans.
Vers 9 heures du matin, les secouristes ont reçu un appel signalant la fusillade. À leur arrivée sur les lieux, ils ont trouvé les deux victimes inconscientes, sans signes vitaux. Le décès des deux hommes a été prononcé sur place.
Scene of a shooting in Umm al-Fahm this morning which claimed the lives of Ahmad (46) and Abdelqader (22) Abu Ghazaleh, father and son.
Victims' car windshield was found riddled with bullet holes. Nearby, police found a burnt-out car, reportedly belonging to the assailants pic.twitter.com/6VfRm2ADXQ— charlie summers (@cbsu03) February 16, 2026
La voiture dans laquelle se trouvait le père et son fils s’est renversée suite à la fusillade, piégeant l’une des victimes à l’intérieur du véhicule, a rapporté Ynet. Le pare-brise, partiellement brisé, présentait 17 impacts de balles.
Plus tard, la police a localisé une voiture calcinée en périphérie de la ville, dans une zone boisée proche du quartier d’al-Arayish, à proximité d’une autoroute. Selon les forces de l’ordre, le véhicule calciné pourrait être celui des criminels, qui l’auraient incendié après le meurtre.
La police a annoncé avoir ouvert une enquête et rechercher les auteurs du crime.
Aucun suspect n’a été encore arrêté.
Le maire d’Umm al-Fahm, Samir Mahamid, a qualifié ce meurtre de « choquant ».
« Nous parlons ici d’un père, un ingénieur en électrique, et de son fils, un infirmier diplômé. Deux citoyens normaux et respectueux des lois », a-t-il expliqué au Times of Israel.
« Nous devons tous assumer nos responsabilités, tant le gouvernement et la police que nous, citoyens arabes. »
Ces meurtres portent à 51 le nombre de victimes arabes d’homicides en 2026, en seulement deux mois. Une hausse vertigineuse du nombre de morts qui fait suite à l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les Arabes israéliens : 252 d’entre eux ont été tués dans des incidents liés à la criminalité en 2025.
Si les meurtres se poursuivent au rythme actuel, l’année 2026 risque d’être encore plus meurtrière pour la minorité arabe d’Israël que l’année précédente.
La montée en flèche du taux d’homicides dans la société arabe, largement alimentée par le crime organisé de type mafieux, a été récemment au centre de protestations croissantes.
Dimanche, les proches des victimes arabes d’homicides ont rencontré le président Isaac Herzog, qui a indiqué avoir constaté une « très grande prise de conscience » sur la question des crimes violents au cours du mois dernier.
Assis à côté du président, Qasem Awad, dont le fils Abdallah a été abattu sur son lieu de travail en février 2025, a déploré que les citoyens arabes soient « relégués au second plan, la police et le gouvernement actuel nous ont mis au second plan ».
Les familles ont remis une liste de revendications à Herzog, qu’ils ont pressé de leur obtenir un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ce sujet.
Leur première revendication était le limogeage du ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, sous le mandat duquel les homicides dans la communauté arabe ont doublé.
Les familles ont également réclamé une présence policière constante dans les villes arabes, avec des agents formés pour assurer la sécurité des citoyens arabes, ainsi qu’une communication régulière entre les forces de l’ordre et les responsables locaux.
Les familles ont, par ailleurs, exigé la fin des raids policiers lourdement militarisés, au cours desquels les forces spéciales pénètrent dans des villes entières, les isolent parfois pendant un certain temps, puis quittent les lieux sans avoir réalisé d’opérations de maintien de l’ordre.
la Communauté du Times of Israël !







