Des familles arabes endeuillées présentent une liste de revendications à Herzog
Les demandes pour que la police agisse s'intensifient alors que les meurtres se poursuivent - 48 depuis début janvier

Le président Isaac Herzog a rencontré dimanche à Jérusalem les proches de victimes arabes d’homicides, alors que les familles endeuillées présentent leurs demandes pour que les forces de l’ordre mettent un terme aux crimes violents.
Herzog a qualifié les fusillades meurtrières quasi quotidiennes qui secouent la société arabe de phénomène « horrible et terrible » qu’il faut « éradiquer à la racine ».
Il a ajouté que la question des crimes violents dans la société arabe, qui a fait 48 morts depuis le début de l’année, avait suscité une « prise de conscience très importante ».
Le président a profité de l’occasion pour exhorter la Knesset à adopter une loi qui donnerait à la police des outils de surveillance puissants pour « traduire ces criminels en justice », insistant sur le fait que le principal obstacle pour les forces de l’ordre est la collecte de preuves.
Les familles, affiliées au mouvement mixte Standing Together, affirment que la police néglige cette question et dispose déjà des outils nécessaires pour lutter contre les crimes violents, mais qu’elle ne les utilise pas.
Assis à côté du président, Qasem Awad, dont le fils Abdallah a été abattu l’an dernier alors qu’il était au travail, a déploré que les citoyens arabes soient « relégués au second plan, la police et le gouvernement actuel nous ont mis au second plan ».
Sawsan Sultan, dont la sœur Susan Abdelqader Bishara a été tuée par balle à Tira l’an dernier, a lu une liste de revendications devant le président au nom de Standing Together.
La première revendication est le limogeage du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dont le mandat a été marqué par une forte augmentation du nombre d’homicides dans le secteur arabe.
Les familles ont également réclamé une présence policière constante dans les villes arabes, avec des agents formés pour assurer la sécurité des citoyens arabes, ainsi qu’une communication régulière entre les forces de l’ordre et les responsables locaux.
Parallèlement, les proches exigent la fin des raids hautement militarisés menés par des forces spéciales, qui pénètrent et parfois bouclent des villes entières pendant un certain temps, puis quittent la zone sans avoir mené aucune action répressive.







