Le plus vieil œil jamais révélé d’un fossile de 530 millions d’années
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Le plus vieil œil jamais révélé d’un fossile de 530 millions d’années

La créature vivant dans les océans pouvait distinguer les prédateurs et les obstacles ; elle avait des yeux semblables à ceux des abeilles d'aujourd'hui

Les yeux à facette d'une abeille moderne (Crédit : Gewoldi/iStock, by Getty Images)
Les yeux à facette d'une abeille moderne (Crédit : Gewoldi/iStock, by Getty Images)

Les yeux à facette d’abeilles ont apparemment peu changé en l’espace de quelque 530 millions d’années s’il faut se fier à un oeil fossilisé qui est peut-être le plus vieux jamais trouvé, ont dit les chercheurs.

Mais contrairement aux insectes d’aujourd’hui, qui ont des yeux et des lentilles à facette, le fossile de trilobite vivant en mer, découvert en Estonie, n’avait pas cette lentille, dont la fonction est d’aider à focaliser la lumière et les images sur la rétine.

La créature marine, Schmidtiellus reetae Bergström, avait manifestement une mauvaise vision par rapport à de nombreuses créatures d’aujourd’hui, mais elle était capable de repérer les prédateurs et les obstacles.

« Ce fossile exceptionnel nous montre comment les premiers animaux ont vu le monde autour d’eux il y a des centaines de millions d’années », a déclaré le professeur Euan Clarkson, de l’école des géosciences de l’Université d’Edimbourg.

« Notamment, il révèle également que la structure et la fonction des yeux a à peine changé en un demi-milliard d’années. »

Comme ceux des crabes, des abeilles et des libellules des temps modernes, les yeux de l’ancienne créature se composaient de nombreuses petites cellules appelées ommatidie.

Mais dans le fossile, ils étaient situés assez loin par rapport aux yeux composés d’aujourd’hui.

Le professeur Brigitte Schoenemann, de l’Université de Cologne, a déclaré : « Cela peut être le premier exemple d’un œil qu’il est possible de trouver. Les spécimens plus âgés dans les couches de sédiments au-dessous de ce fossile ne contiennent que des traces des animaux d’origine, qui étaient trop mous pour être fossilisés et se sont désintégrés au fil du temps. »

L’étude, publiée dans Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, a été réalisée par les universités d’Edimbourg et de Cologne et l’Université de technologie de Tallinn.

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