La commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset a approuvé un projet de loi visant à réduire la durée du service militaire obligatoire pour les hommes, qui passerait de 32 à 30 mois. La loi est donc en bonne voie pour être approuvée.

L’amendement proposé devrait donc être discuté en séance plénière, puis passer en deuxième et en troisième lecture avant de devenir un loi. Si la loi est acceptée, elle entrera en vigueur en 2020.

Il s’agit de la deuxième réduction de la durée du service au cours des dernières années.

Au début du mois de juillet 2015, les hommes ont vu la durée de leur service passer de 36 à 32 mois. Il s’agissait d’une tentative de rationalisation pour l’armée. Ni la loi précédente ni l’amendement actuellement en cours d’adoption ne concerne le service militaire obligatoire pour les femmes, dont le service dure deux ans, sauf si elles se sont portées volontaires dans des unités nécessitant un service plus long.

Selon les prévisions de l’armée, ces réductions successives causeront une diminution considérable du nombre de soldats qui servent dans l’armée israélienne.

Le département des ressources humaines de l’armée a présenté des chiffres qui indiquent une baisse des effectifs dans les postes critiques, notamment dans les unités combattantes, les chauffeurs, les soldats dans les cyber-unités et les officiers.

Pourtant, le brigadier général Eran Shani, directeur des ressources humaines a assuré que la sécurité du pays ne serait pas mise en péril par la diminution du nombre de soldats en service, parce que les forces totales de l’armée sont constituées de deux-tiers de réservistes.

« Les guerres sont menées par les réservistes, pas par les soldats durant leur service », a déclaré Shani à la Commission la semaine dernière.

« L’armée serait heureuse d’avoir des soldats, mais le pays a besoin d’autres choses », dit-il.

Rachel Azaria, députée de Koulanou. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Rachel Azaria, députée de Koulanou. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Amir Ohana (Likud) et Rachel Azaria (Koulanou), membres de la Commission ont salué cette mesure, indiquant qu’elle aurait une influence positive sur l’économie du pays, avec une population active plus importante, ainsi qu’un impact immédiat sur les soldats.

« Ce sont des bonnes nouvelles pour le marché israélien. Finir plus vite le service militaire permettre d’entrer dans la vie active et de renforcer le marché, autant d’éléments qui aideront le pays face aux défis économiques », a affirmé Azaria dans un communiqué.

« Ce sont des bonnes nouvelles pour les soldats et pour la société israélienne, et ces nouvelles ne portent pas préjudice à la sécurité de la nation », a déclaré Ohana.

Cependant, bien que la législation n’ait pas avancé, elle ne s’est pas attirée que des louanges.

Tout au long du débat sur la question, le député Eyal Ben-Reuven (Union sioniste), ancien général de l’armée, a exprimé sa réserve face à ce projet. L’état-major de l’armée doit encore étudier le projet pour en déterminer toutes les ramifications.

« Il n’est pas judicieux d’adopter cette loi sans que l’armée ait défini ce qu’elle veut et ce dont elle a besoin pour ces années », a déclaré Ben-Reuven dans une discussion sur le sujet le mois dernier.