Action en baisse à la Banque de Jérusalem après la disparition d’une employée
Un ordre de censure touche l'enquête sur Mali et Liel Yahalomi. La famille n'exclut pas la piste terroriste, bien que les informations indiquent le contraire
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L’action de la Banque de Jérusalem a beaucoup varié, jeudi, entre fortes chutes et reprises partielles, du fait de spéculations sur la disparition de l’employée de banque Mali Yahalomi et de rumeurs infondées sur les réseaux sociaux selon lesquelles les fonds de la banque seraient d’une manière ou d’une autre impliqués.
L’action a perdu jusqu’à 12 % avant de se reprendre : à 14 heures, elle était en baisse d’environ 2 %.
Depuis que Yahalomi, 50 ans, a disparu en compagnie de sa fille Liel, 23 ans, à Vienne vendredi dernier, autorités israéliennes et autrichiennes mènent l’enquête.
Côté israélien, un ordre d’embargo a été placé sur l’affaire dans la matinée de jeudi : la disparition ferait l’objet d’une enquête par Lahav 433, un service de l’unité des crimes majeurs de la police israélienne, spécialisée dans la criminalité financière.
Le site d’information Ynet a rapporté mercredi que les autorités étudiaient la possibilité que les deux femmes aient retiré une importante somme d’argent en liquide et que des données locales aient été effacées de leurs téléphones quelques jours avant leur disparition.
La Banque de Jérusalem a annoncé par voie de communiqué avoir examiné la question et conclu qu’ « aucun élément n’avait été identifié indiquant une quelconque activité irrégulière impliquant les fonds ou les actifs de la banque ».
Le PDG Yair Kaplan a écrit aux employés : « Il convient de souligner que, mis à part le fait que [Mali Yahalomi] est une employée de la banque, aucun lien n’a été trouvé entre l’incident et la banque. »
Mardi, l’ambassade d’Israël en Autriche a déclaré que Mali Yahalomi et sa fille adulte Liel avaient été vues pour la dernière fois vendredi dans la capitale autrichienne et a demandé une aide urgente pour aider à les retrouver.
L’ambassade ne pense pas que leur disparition soit liée au sentiment anti-Israël, a rapporté la chaine N12. Markus Dittrich, porte-parole de la police de Vienne, a déclaré aux médias autrichiens qu’il n’y avait « actuellement aucun signe d’acte criminel ».
Le quotidien Haaretz, citant des sources policières, a rapporté mercredi qu’il « était de plus en plus plausible que les femmes disparues n’aient pas été blessées lors d’un incident criminel. Selon l’une des sources, la piste privilégiée serait celle d’une disparition de leur propre gré. »
Leurs proches souhaitent que ne soit pas exclue la possibilité d’un acte terroriste, de récentes publications citant des sources policières « ayant donné le sentiment à la population qu’une conclusion avait été tirée au sujet des circonstances de la disparition de Mali et Liel ».
« La famille souhaite dire clairement que… rien ne permet d’écarter la possibilité d’un incident terroriste », a-t-elle déclaré par voie de communiqué.
Mali et Liel Yahalomi ont pris le train à Prague la semaine dernière pour se rendre à Vienne. Dans la mesure où la famille n’utilise pas d’appareils électroniques entre le vendredi soir et le samedi soir, pendant Shabbat, leurs proches n’ont rien suspecté d’anormal jusqu’au dimanche matin, moment où les textos envoyés à la mère comme à la fille n’ont plus été distribués.
Selon des sources, les deux femmes ne se seraient pas rendues au dîner de Shabbat du vendredi soir et n’auraient pas récupéré la nourriture qu’elles avaient commandée dans un restaurant casher en vue du repas de samedi.
L’ambassade d’Israël en Autriche a demandé à toute personne disposant d’informations sur elles d’appeler le +43 6763672304 ou de contacter la police autrichienne.
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